Montre de poche

Le luxe malgré la crise

Si le marché russe du luxe n’affiche plus la même croissance que les années précédentes, il reste néanmoins le secteur le moins touché par la crise. L’Économika a interrogé différents experts sur les dernières tendances et perspectives du marché du luxe en Russie.

Le luxe et les autres

La crise économique a contraint les Russes à revoir sérieusement leur comportement de consommation. Ainsi, selon le groupe Fashion Consulting, en 2016, 70 % des citoyens russes ont considérablement réduit leurs dépenses en vêtements et chaussures, et 12 % ont tout simplement fait une croix dessus. Seules 15 % des personnes interrogées affirment ne pas connaître de difficultés dans leurs dépenses pour des biens et des services.

Ces données témoignent de l’appauvrissement de la population et, partant, de la prédominance du comportement d’épargne. Autrement dit, le consommateur attache moins d’importance à la qualité et à la marque d’une marchandise et davantage à son prix, d’où une augmentation des ventes d’articles soldés. D’après les experts, cette diminution de l’indice de confiance des ménages est comparable aux chiffres enregistrés au début de l’année 2009.

Les experts du groupe Fashion Consulting observent depuis trois ans une baisse significative des importations de produits finis. Ainsi, par rapport à 2013, les importations de vêtements ont chuté de 39 % (selon un calcul des prix en dollars) et celles de chaussures de 41 %. À en croire les experts, au premier semestre 2016, la situation s’est quelque peu rééquilibrée mais la tendance négative s’est maintenue.

Le groupe Fashion Consulting constate par ailleurs que la contraction de la demande en Russie est propre avant tout au segment milieu de gamme, ce qui a permis l’augmentation, de 59 % à 65 %, du segment bas de gamme. L’étude du groupe indique également qu’une part considérable des consommateurs aux revenus moyens et supérieurs aspirent à conserver le même choix de marques dans leur garde-robe mais diminuent leurs dépenses de 25 à 40 %.

Le luxe s’est révélé être un secteur moins sensible aux conséquences de la crise que les autres. Selon une étude menée par l’agence Discovery Research Group et publiée dans la revue Profashion, les ventes de produits haut de gamme en Russie, en particulier celles de vêtements et de chaussures de créateurs, ont augmenté de 13 millions de roubles en 2015, atteignant les 175 909 millions de roubles, un chiffre qui s’explique en grande partie par la dévaluation du rouble. Dans le même temps, selon les experts, le volume de la production a diminué.

Ainsi, d’après l’agence, sur fond de dévaluation, le marché du luxe a augmenté de 8 % en termes de valeur. Mais les vente y ont chuté de 15 % en volume.

« Sur le marché russe, la situation est en grande partie due à l’instabilité économique, […]

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Anastasia Sedukhina

Dernières nouvelles de la Russie

Société

Elena Batourina, Madame oligarque

Elena Batourina n’a pas quitté le classement Forbes des plus grandes fortunes du pays depuis sa première apparition dans la liste, en 2004. Son patrimoine, estimé à un milliard de dollars, elle ne le doit ni à un héritage ni à un divorce. Uniquement à son travail. Et peut-être à l’influence de son mari, Iouri Loujkov, maire de Moscou de 1992 à 2010. Portrait. Elena Batourina est née en 1963 à Moscou, dans une famille d’ouvriers. Pour payer ses études, elle travaille, dès l’âge de dix-sept ans, comme dessinatrice industrielle dans la même usine que ses parents. La jeune fille y touche un salaire plutôt généreux de 180 roubles (à titre de comparaison, un ministre émarge alors à 600-800 roubles). Au bout d’un an et demi, elle s’inscrit aux cours du soir de l’Institut de direction de Moscou (l’URSS ne connaît pas encore d’école de management). Dans la journée, elle est employée dans diverses institutions, notamment au Comité exécutif du conseil de Moscou, où elle rencontre son futur mari, Iouri Loujkov, alors premier vice-président du comité. Il a vingt-sept ans de plus qu’elle. Le mariage est célébré en 1991, l’année de l’avènement du capitalisme sauvage en Russie. Premiers pas dans les affaires Peu avant son mariage, Elena Batourina s’était lancée dans les affaires avec son frère Viktor. « Nous avons touché à peu près à tout. Nous nous sommes même occupés de matériel informatique : nous achetions des ordinateurs et nous les revendions après les avoir reprogrammés. C’est comme ça que nous avons gagné nos premiers dollars », se souvient la milliardaire dans un entretien accordé au magazine Ogoniok en 2012. Ensemble, ils fondent une entreprise, Inteko, et se lancent dans la production d’objets en plastique : seaux, bassines, chaises de jardin, etc. Pour Elena Batourina, c’est le début de la réussite financière. La carrière politique de son mari est, elle aussi, marquée au sceau de la réussite. Elle prend un tournant décisif, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

19 novembre 2018
Politique

Le Kremlin veut dompter les messageries

À partir du printemps prochain, chaque compte de messagerie instantanée devra être associé à un numéro de téléphone enregistré en Russie, afin de pouvoir fonctionner dans le pays. Officiellement, la nouvelle législation répond à une nécessité pour lutter contre le terrorisme et la publicité intrusive. La loi instaurant des amendes pour les messageries qui ne vérifient pas l’identité de leurs utilisateurs est entrée en vigueur le 1er janvier 2018. Jusqu’à maintenant, elle n’était pas appliquée faute d’un texte précisant la procédure exacte d’identification. Un décret, signé fin octobre par le Premier ministre Dmitri Medvedev, comble cette lacune. Identification expresse en vingt minutes Dorénavant, afin d’enregistrer chacun de leurs clients, les messageries instantanées devront faire une demande d’authentification auprès des opérateurs téléphoniques. Ces derniers disposent en effet des données personnelles (nom, prénom, numéro de passeport) de leurs abonnés. Chaque demande d’identification devra être satisfaite en vingt minutes, sous peine d’échec de connexion à la messagerie. Selon Roskomnadzor, l’autorité russe de contrôle des communications et d’internet, il s’agit de créer un système de communications sûr pour la population et pour l’État. Si les données fournies par l’utilisateur ne correspondent pas à celles détenues par l’opérateur téléphonique (par exemple, en cas d’achat de carte SIM « sous le manteau », sans enregistrement du passeport), l’accès aux services de messagerie sera refusé. Enfin, tout changement de numéro de téléphone devra entraîner une nouvelle procédure d’authentification de l’utilisateur. Les messageries qui n’appliqueront pas ces nouvelles règles verront leur responsabilité administrative engagée. Alexandre Jarov, directeur de Roskomnadzor, l’autorité russe de contrôle des communications et d’internet, a qualifié d’indispensable cette nouvelle disposition législative, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

14 novembre 2018
Économie

La Russie se rue vers l’or

Depuis dix ans, la Russie augmente ses réserves d’or. La dynamique s’est même accélérée ces derniers mois. Au troisième trimestre 2018, la Banque centrale russe était le premier acheteur du métal jaune au monde. Selon les calculs du Conseil mondial de l’or (WGC), la Russie a réalisé une acquisition record de 92,2 tonnes de métal précieux entre juin et septembre 2018 (une hausse de 50 % par rapport au troisième trimestre 2017). C’est presque trois fois plus que les investissements cumulés des deux autres acteurs majeurs du marché, la Turquie (18,5 t) et le Kazakhstan (14,4 t). Surtout, l’autorité monétaire russe pèse plus de la moitié des achats d’or effectués, sur la même période, par les banques centrales du monde entier (148,4 t). Grâce à ces acquisitions, les réserves d’or de Moscou dépassent les 2 000 tonnes pour la première fois de leur histoire (statistiques débutées en 1993). Elles représentent 17 % des réserves mondiales, pour une valeur supérieure à 78 milliards de dollars. Contrairement aux autres actifs libellés en devises ou aux titres en dépôt à l’étranger, l’or ne peut pas être gelé ni saisi. Surtout s’il est conservé en sécurité sur le sol national. Ces chiffres placent le pays au cinquième rang des détenteurs de métal jaune, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

8 novembre 2018
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