Baïkal Inside : le microprocesseur russe qui doit changer l’avenir

En mai 2015, la jeune entreprise russe Baïkal Electronics annonçait le succès des tests sur son premier produit, le processeur bicœur Baïkal-Т1, censé devenir le premier microprocesseur made in Russia et concurrencer les géants mondiaux, tels Intel et AMD. Le Courrier de Russie s’est rendu dans le laboratoire de Baïkal Electronics, en région de Moscou.Le siège de Baïkal Electronics à Krasnogorsk, à une dizaine de kilomètres de Moscou, est un bureau comme tant d’autres. Il occupe un étage dans un centre d’affaires moderne : quelques pièces, et une cinquantaine de personnes assises devant leur écran d’ordinateur. Ce pourrait tout aussi bien être une compagnie d’assurance ou un cabinet de marketing. Et pourtant, c’est ici qu’a été conçu le premier microprocesseur russe pour appareils électroniques à destination du grand public.On est accueilli, à l’entrée, par une étagère ornée d’une bouteille de champagne français : un magnum d’au moins sept litres, vide. « Ça, c’est notre lien avec la France, explique avec un sourire Andreï Malafeïev, porte-parole de Baïkal Electronics, qui me fait visiter. Nous avons célébré au champagne le premier échantillon réussi, ajoute-t-il. Pour la première fois en Russie, nous avons créé un processeur fonctionnel de 28 nanomètres selon le standard international de l’architecture MIPS. »

Une Ferrari informatique

La quantité de nanomètres, soit la finesse de la gravure de la puce, est une des caractéristiques principales en microélectronique : plus la gravure est fine, moins la puce est énergivore. IBM a, par exemple, présenté cette année une puce de 7 nm, quand la taille minimale des puces actuellement exploitées est de 14 nm. Si Baïkal-T1, avec ses 28 nm, ne peut pas encore rivaliser avec ses concurrents en termes de finesse, il marque néanmoins une avancée certaine par rapport aux autres processeurs conçus aujourd’hui en Russie.Car, traditionnellement, la Russie élabore, pour ses besoins en défense et en recherche,

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Rusina Shikhatova

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