Un Suédois pour sauver Avtovaz

Depuis janvier 2014, c’est Bo Andersson, ex militaire suédois et ex top-manager de General Motors, qui dirige la légendaire usine Avtovaz à Togliatti, premier constructeur automobile russe, détenu à 50,1% par l’alliance franco-nippone Renault-Nissan. Pour redonner un nouveau souffle à la fameuse Lada, Bo Andersson n’hésite pas à avoir recours aux licenciements de masse. Sa justification : l’entreprise travaille mieux avec moins d’effectifs. Décryptage.Le jour où Bo Andersson a pris la tête d’Avtovaz, il a fait le tour des commodités de l’usine. Le nouveau directeur a déclaré n’avoir jamais vu des toilettes aussi sales et ordonné de les nettoyer et de renouveler les tuyaux dans les plus brefs délais.Les ouvriers l’ont très vite compris : Andersson exècre la crasse plus que tout. Chaque fois que le directeur voit un mégot par terre, il se penche et le ramasse – à la grande joie des employés, qui ne manquent pas de le photographier. Mais le « grand ménage » d’Avtovaz est probablement le plus facile à résoudre des problèmes d’Andersson. Sa mission principale – sortir l’usine de la crise – est autrement complexe.

Licencier plus pour gagner plus

En 2013, alors que le marché automobile russe enregistrait une hausse de 1,7%, Avtovaz subissait des pertes de 6,9 milliards de roubles. Ses recettes ont chuté de 5%. L’entreprise ne pouvait toujours pas proposer au consommateur un modèle de voiture capable de concurrencer les marques coréennes et japonaises. Fin 2013, Carlos Ghosn, président de l’alliance Renault-Nissan, a donc proposé à Bo Andersson de prendre la tête de l’usine de Togliatti.

Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou abonnez-vous !

Inna Doulkina

Dernières nouvelles de la Russie

Arythmie : à voir pendant la Semaine du cinéma russe à Paris

La Semaine du cinéma russe vient d’ouvrir à Paris. Si vous n’aviez qu’un film à voir, optez pour Arythmie de Boris Khlebnikov.

 

9 novembre 2017

Que reste-t-il de 1917 ?

Le centenaire de la révolution, en Russie, est tout sauf une grande fête. Le temps des parades et des festivités collectives est révolu.

 

7 novembre 2017

« Notre mission est la promotion de la littérature russe à l’étranger »

Plus de 40 œuvres d'auteurs russes ont été publiées en français grâce à l’Institut de la traduction. Le directeur explique ce projet.

 

31 octobre 2017