L’aciérie de Sambre et Meuse en péril suite aux sanctions occidentales

En 2010, le géant métallurgique russe Uralvagonzavod (23 sociétés et 75 000 employés) a racheté les aciéries françaises Sambre et Meuse qui venaient de subir l’échec de 15 plans de sauvetage successifs. Uralvagonzavod a remis l’usine sur pied en y investissant plus de 60 millions d’euros, mais en juillet dernier, le groupe s’est retrouvé sur la liste des entreprises russes visées par les sanctions occidentales et, dès le mois de septembre, a dû suspendre sa coopération avec les groupes Caterpillar et Bombardier. UVZ pourrait ainsi être contraint de fermer le site français et licencier ses presque 300 employés alors que son carnet de commandes est plein. Interview avec le président de Sambre et Meuse, Francis Pozas.Le Courrier de Russie : Qu’est-ce qui a changé pour Sambre et Meuse depuis le rachat par Uralvagonzavod en 2010 ?Francis Pozas : Les actionnaires russes ont énormément investi. C’est un point important. Ils ont acheté une entreprise sur le déclin – il faut le savoir et le dire, il ne faut pas cacher les choses. Ils ont beaucoup investi dans le matériel. Ce n’est pas fini, mais beaucoup d’investissements ont déjà été engagés. Sambre et Meuse est aujourd’hui une belle entreprise en termes d’équipements. Il reste un point négatif au niveau des ressources humaines, mais nous essayons d’y remédier par la formation et le changement de personnel.

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Vera GAUFMAN

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