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Six idées reçues sur les sanctions et leur impact

Six idées reçues sur les sanctions et leur impact

Depuis le renforcement, en août dernier, des sanctions européennes et américaines à l’encontre de la Russie d’une part, et de l’embargo russe sur les produits agroalimentaires en provenance de l’UE et des États-Unis de l’autre, les idées reçues concernant l’effet de ces mesures en Russie vont bon train. Le Courrier de Russie a soumis quelques-uns de ces clichés à l’avis d’experts.

1. Les sanctions sont responsables de la mauvaise conjoncture économique

« Le ralentissement de l’économie russe avait commencé avant l’introduction des sanctions européennes et américaines à l’encontre de la Russie.

La croissance économique, en berne après la crise économique mondiale de 2008, était repartie à la hausse en 2010, pour atteindre 3,4 % en 2012. Le processus actuel de décélération a commencé il y a deux ans environ : en 2013, la croissance n’était plus que de 1,3 %. Pour le premier semestre de l’année en cours, le PIB s’élève à 0,8 %, et on s’attend à ce qu’il soit nul pour l’ensemble de l’année.

Ce ralentissement économique s’explique par une décélération progressive de la consommation, qui était le premier moteur de la croissance en Russie. Depuis janvier 2012, la consommation s’est progressivement réduite avec le ralentissement de la hausse des salaires réels. Depuis 2010, ceux-ci augmentaient ainsi d’environ 7 % chaque année, mais au premier semestre 2014, nous n’étions plus qu’à 3,3 % de hausse. Au cours des deux dernières années, l’octroi de crédits à la consommation avait explosé (jusqu’à 44 % d’augmentation), stimulant la consommation, mais fin 2013–début 2014, cette tendance s’est ralentie (pour chuter à 20% d’augmentation officiellement, mais près de 0 % officieusement). Et les investissements dans l’économie russe, généralement trop faibles en Russie, ne parviennent pas à compenser cette baisse de la consommation.

Selon les prévisions 2015, la croissance de l’économie russe devrait varier entre 0 et 1 %. Le FMI prévoit ainsi une croissance d’1 %, alors que la Banque centrale russe ne table que sur 0,4 %. […]

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LCDR

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Le Courrier de Russie littéraire

Quand la traduction précède l’édition originale

Quand la traduction précède l’édition originaleIl est de coutume, pour les traducteurs, de découvrir un texte en langue étrangère, de s’en enthousiasmer et de le traduire. C’est le circuit normal. Mais il arrive – rarement – que le cours des choses s’inverse. C’est le cas de Nastia, d’Andreï Alexandrov.À la fin de 2017, les éditions L’Inventaire / Nouveaux Angles en découvrent le manuscrit russe et décident aussitôt de le publier en français. Le livre paraît en février 2018, suscitant ce commentaire du Monde des Livres1 :« Un destin individuel, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

15 mars 2019
Le Courrier de Russie littéraire

Deux sommes sur Dostoïevski

Deux sommes sur DostoïevskiLes éditions des Syrtes publient Dostoïevski, un écrivain dans son temps1 de l’Américain Joseph Frank, spécialiste mondialement reconnu de l’auteur de Crime et Châtiment. Paru en anglais en cinq tomes, dans les années 1970, cet ouvrage exceptionnel a été condensé en un volume par l’auteur en 2010, avec une préface inédite.Jacques Catteau, spécialiste français de Dostoïevski tout aussi mondialement reconnu et ami de Joseph Frank, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

15 mars 2019
International

Interpol, théâtre de la crise russo-occidentale

Réunie à Dubaï le 21 novembre, la 87e Assemblée générale d’Interpol a élu le Sud-Coréen Kim Jong-yang à la présidence de l’organisation, au détriment du candidat russe Alexandre Prokoptchouk. Habituellement peu médiatisé, l’événement avait, cette fois, des airs de guerre diplomatique. La police mondiale n’avait plus de patron depuis la « démission » forcée de son président Meng Hongwei, accusé de corruption en Chine, et mystérieusement disparu, début octobre, au cours d’un voyage dans son pays. Son mandat devait s’achever en 2020. Deux candidats briguaient sa succession : le Sud-Coréen Kim Jong-yang, qui assure l’intérim depuis la disparition de Meng Hongwei, et Alexandre Prokoptchouk, haut fonctionnaire russe, vice-président de l’organisation, officiellement soutenu par Moscou. Pressions diplomatiques de Kiev et Washington Pour les États-Unis et l’Ukraine, et bien que le poste en jeu soit essentiellement représentatif, la perspective de se retrouver avec un Russe à la tête de l’organisation policière internationale relevait du cauchemar. Le lundi 19 novembre, à deux jours de l’élection du nouveau président, le ministre ukrainien de l’Intérieur, Arsen Avakov, dénonçait une candidature « absurde et contraire à l’esprit et aux buts d’Interpol. » Kiev menaçait même de quitter l’organisation si ses arguments n’étaient pas entendus. Alexandre Prokoptchouk n’est pourtant pas un étranger en Ukraine : il y est né au début des années 1960. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

26 novembre 2018

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