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Un dossier aux innovations en marge du forum Open Innovations, qui se tiendra à Moscou du 31 octobre au 2 novembre

Partenariats franco-russes entre PME innovantes : un gisement sous-exploité

À en juger par les résultats des grands groupes, la coopération franco-russe dans le domaine des innovations se porte bien. Pourtant, à l’ombre des gros contrats, les PME sont encore frileuses à l’idée de faire alliance avec leurs collègues russes, et vice-versa. Le Courrier de Russie a cherché à comprendre quelles étaient les opportunités de collaboration entre la France et la Russie.

Moscou – Bordeaux – Washington

Le passage Boumajniï, à Moscou, est connu pour abriter depuis longtemps de nombreux grands journaux russes. Mais pas seulement. C’est également ici, entre les rédactions de Rossiïskaïa Gazeta et Izvestia, que se trouve le siège de la société russe ELAR, aujourd’hui un des principaux acteurs européens dans le domaine de la création d’archives électroniques et de solutions innovantes pour le scannage et l’archivage. Créée en 1992, ELAR participe notamment à l’automatisation des musées, bibliothèques et archives de Russie, et se félicite d’une capacité de numérisation de 10 650 000 feuilles par mois. Sur son catalogue, la compagnie possède cinq scanners grand-format, dont le PowerScan 2A0, réalisé en coopération avec la société française Innovative Imaging Solutions (I2S), implantée à Bordeaux et spécialisée en vision numérique et traitement de l’image.

« Nous avions besoin d’un équipement capable de scanner des tableaux grand format rapidement et avec une haute précision, afin de restituer toutes les nuances de la peinture, et qui pourrait être transportable et utilisable dans les bâtiments des musées russes. Mais ce type de matériel n’existait pas. Nous avons donc proposé un cahier des charges détaillé à notre partenaire I2S, qui possédait la technologie nécessaire à la production de tels scanners. Ils avaient le savoir-faire, nous – l’expérience dans la numérisation et un marché », explique Dmitry Shcherbachev, vice-président d’ELAR.

C’était l’année 2009, et le dialogue autour de la collaboration franco-russe dans le domaine des innovations vivait ses premiers instants. Un dispositif de stimulation de l’innovation avait été mis en place en 2002 entre la France et la Russie, suite aux recommandations du Comité mixte franco-russe scientifique et technologique. Trois ans plus tard, un groupe de travail sur l’innovation était créé au sein du Conseil économique, financier, industriel et commercial (CEFIC) et, dans ce cadre, deux programmes de coopération sur l’innovation pour les périodes 2006-2008 et 2009-2011 avaient été établis. Parmi ces dispositifs de collaboration : l’accord franco-russe FASIE-OSEO, un appel à propositions pour des projets franco-russes de PME innovantes susceptibles de bénéficier de financements de la FASIE (fondation pour l’assistance aux petites entreprises innovantes de Russie), pour les Russes, et d’OSEO (entreprise publique de financement des PME françaises, aujourd’hui BPI) pour les Français. Toute demande doit néanmoins être déposée simultanément des deux côtés.

C’est ainsi que le scanner d’ELAR a vu le jour. Soutenu en Russie par la FASIE et en France par OSEO, le projet a reçu les fonds nécessaires dès 2009. « Et, en 2010, les premières machines sortaient de l’usine », ajoute M. Shcherbachev. Les scanners PowerScan 2AO d’ELAR, […]

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Thomas Gras

Dernières nouvelles de la Russie

Société

Tatarstan : la langue tatare devient facultative

Depuis le 29 novembre, après plusieurs années de débats houleux, l’enseignement de la langue tatare n’est plus obligatoire dans les écoles du Tatarstan. Le Conseil d’État de la république, sous la pression de Moscou, a tranché : il devient facultatif, à raison de deux heures de cours par semaine. Ekaterina Khodjaeva, sociologue et auteur de nombreux ouvrages sur les mouvements socio-ethniques au Tatarstan, revient pour Le Courrier de Russie sur ce bras de fer linguistique. Le Courrier de Russie : La république du Tatarstan est ethniquement composée d’environ 53,2 % de Tatars et de 39,7 % de Russes. A qui et pourquoi l’enseignement obligatoire du tatar à l’école posait-il problème ? Ekaterina Khodjaeva : Le principal problème résidait dans l’enseignement même de cette langue. Suite à sa désignation comme langue d’État dans la république, au début des années 1990, la législation du Tatarstan a, dans la foulée, garanti son enseignement obligatoire au même niveau que le russe, du primaire à la fin du secondaire, en raison de 5 à 6 cours hebdomadaires. Prise dans la précipitation, cette décision ne tenait toutefois pas compte de l’absence de programme, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

30 novembre 2017
Société

Sous pression, le boulanger homophobe Sterligov revend sa chaîne moscovite

L’entrepreneur super-orthodoxe et ouvertement homophobe German Sterligov a annoncé la fermeture et la revente de ses boulangeries Khleb i sol à Moscou. Pour rappel : leur entrée était « interdite » aux homosexuels. Chronique d’un scandale. C’était son principal argument de vente : un écriteau en bois, disposé derrière les vitrines, proclamant « Entrée interdite aux pédés ». Et c’est aujourd’hui la principale raison de la revente de ses six boulangeries moscovites, à en croire un message plein de haine posté par Sterligov sur son compte Vkontakte le 1er novembre. « Le procureur fait fortement pression sur moi. Il voulait d’abord que j’enlève le mot pédé de ma pancarte car ce serait soi-disant un terme obscène, alors qu’il est totalement décent. Enfin, bref. Nous l’avons remplacé par sodomites, qui sont comme des pédérastes, sauf que c’est un mot biblique. Or, il s’avère que le vrai problème n’est pas le mot employé mais qu’ils veulent qu’on serve tout le monde, c’est-à-dire MÊME LES PÉDÉS, sinon, après des inspections, ils nous feront fermer. (…) En somme, on m’a proposé de choisir entre mon affaire et ma conscience. J’ai choisi ma conscience », […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

8 novembre 2017
Culture

La bande son de la révolution russe

De la Marseillaise à Hatikvah, quelles étaient les chansons populaires parmi les révolutionnaires russes en 1917 ? LCDR Radio en a concocté une petite compil’, inspirée par le portail d’information Arzamas.La MarseillaiseComme leurs confrères français de la fin du XVIIIe siècle, à qui ils vouaient une certaine admiration, les révolutionnaires bolchéviques se rassemblaient derrière la Marseillaise. Enfin, pas tout à fait la même – celle des travailleurs. Adaptée par le philosophe Piotr Lavrov en 1875, la Nouvelle Chanson, comme on avait aussi coutume de l’appeler, célébrait le reniement de l’ancien monde et appelait le peuple ouvrier à se soulever sur la mélodie originale de Claude Joseph Rouget de Lisle. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

27 octobre 2017

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