Le Courrier de Russie

Les Karovas Milkshake, un son vibrant venu de l’Oural

Avec leur nom emprunté à Orange mécanique, ces quatre petits gars d’Ekaterinbourg, s’ils sont moins déchaînés que les droogies du livre d’Anthony Burgess, détonnent autant qu’un cocktail bourré d’acide. Le son des Karovas Milkshake, entre psychédélisme, garage et rock, n’a rien à envier aux années 1960-70. Avant-goût de leur musique et rencontre avec les membres du groupe.

Le Courrier de Russie : Vous chantez essentiellement en anglais, jamais en russe. Pourquoi ?

Nikita (batterie) : Le russe ne convient pas au style de musique qu’on joue. Chanter en russe, ce serait comme jouer du rock avec un accordéon, ça ne colle pas.

Seva (voix, guitare) : En russe, chaque mot a son importance, alors qu’en anglais, les paroles sont plus simples, genre Love, love me do, You know I love you… Mon père, par exemple, adorait les Beatles mais ne comprenait pas les chansons. Il se disait qu’elles devaient être géniales, comme la musique. Mais quand il a finalement trouvé la traduction, il a été tellement déçu… C’était si simple, il se demandait comment c’était possible de créer des textes aussi stupides.

LCDR : Vous avez également une chanson en français, […]