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Victory Park : cette si chère Ukraine

Les éditions Noir sur Blanc ont publié cette année une traduction de Victory Park (2014 pour l’édition originale), dernier roman de l’écrivain kiévien Alexeï Nikitine. Littérature russe d’Ukraine et situation pré-explosive.

Kiev, fin des années 1980 – le calme avant la tempête, les derniers instants avant l’effondrement et la dislocation. Kiev encore profondément soviétique et rêvant déjà, à la fois ardemment et de façon un peu vague, très naïve, d’autre chose et d’ailleurs. Un rêve américain illusoire où la liberté s’incarne dans les blue jeans et le rock’n’roll. Alexeï Nikitine conte une Kiev oubliée – abritée – de l’Histoire et du Progrès, loin de la carte postale et du prestige de la Rive droite ; son parc de la Victoire – assurément le personnage central du roman – s’étend entre les barres d’immeubles érigées dans l’après-guerre et le vieux village, intouché, à la vie paysanne. Dans cette périphérie ouvrière, l’odeur du lilas et des acacias en fleurs de la fin du printemps se mêle, par vent d’Est, à celle des gaz chimiques des usines. Le parc, ancien marécage, rétif à toute construction humaine, a sa vie et ses règles propres. Dans les allées, le marché noir prospère – faux Levi’s made in Armenia et alcool de contrebande – sous l’œil débonnaire des flics corrompus. Dans le quartier, un libraire clandestin alcoolique déniche les livres interdits dont a fini par se passionner le fonctionnaire responsable de la censure. […]

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Julia Breen

Dernières nouvelles de la Russie

Société

L’inquiétante nébuleuse des centres de désintoxication privés en Russie

Le 28 novembre dernier, la directrice du centre de désintoxication Phénix, situé en banlieue de Moscou, a été mise en examen dans l’affaire de la mort, en octobre 2017, de l’acteur Dmitri Marianov, qui y était soigné pour sa dépendance à l’alcool. Une première en Russie. Les centres privés de « thérapie par le travail », pullulent dans le pays. N’étant pas considérés comme des établissements médicaux, ils sont très peu contrôlés. Patients privés de droits, enlevés en pleine nuit ou réduits en esclavage… les Izvestia ont mené l’enquête.Il aura fallu plus d’un an – et un travail de fourmi – pour traîner le centre Phénix devant les tribunaux. Après avoir épluché les relevés de communications téléphoniques de toute la petite ville de Lobnia, où le centre est situé, et mené des dizaines d’interrogatoires, les enquêteurs ont fini par établir la responsabilité de la directrice, Oxana Bogdanova. Mise en examen fin novembre, elle risque jusqu’à six ans d’emprisonnement.L’enquête a en effet établi que Dmitri Marianov aurait pu survivre s’il avait été pris en charge, dès le matin du jour de sa mort (le 15 octobre 2017) par un chirurgien vasculaire.Selon des sources policières, à son arrivée au centre Phénix, le 5 octobre 2017, l’acteur, âgé de 47 ans, présentait déjà des risques de thrombose veineuse. La direction de l’établissement le met pourtant sous injections d’halopéridol (antipsychotique) et de phénazépam (anxiolytique), pourtant censés être prescrits exclusivement par un médecin. De plus, les piqûres sont effectuées par d’autres patients, et non par des membres du personnel soignant…Dmitri Marianov. Crédit : IzvestiaLe matin du 15 octobre, alors que Dmitri Marianov se plaint de fortes douleurs aux reins et à la jambe, Mme Bogdanova refuse d’appeler le SAMU, affirmant que l’homme cherche simplement un moyen de s’enfuir du centre. En réalité, poursuivent les enquêteurs, il faisait une hémorragie interne, consécutive à une déchirure de la veine iliaque.On peut supposer que la célébrité du patient, « morceau de choix » pour les centres de ce genre, a joué, en l’occurrence, en sa défaveur : la directrice a probablement craint une « mauvaise publicité ».Enlèvements « sur commande »Mais c’est aussi la célébrité de Marianov qui a permis de révéler l’affaire. Les cas de personnes se retrouvant placées, contre leur gré ‒ puis quasiment « otages » ‒ dans ces centres de désintoxication privés sont, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

14 janvier 2019
Économie

Coût de la vie en Russie : les hausses d’impôt prévues en 2019

Alors que les Russes voient leurs revenus réels chuter de façon constante depuis cinq ans, ils doivent se préparer à une nouvelle augmentation du coût de la vie cet hiver. En cause, principalement, les hausses de la TVA et du coût du carburant, qui vont se répercuter sur les prix de tous les produits de consommation courante. Le portail d’information News.ru passe en revue les mauvaises nouvelles.Avec l’entrée en vigueur, au 1er janvier 2019, de la hausse des taxes sur le carburant, la Chambre russe des comptes (dirigée, depuis mai 2018, par l’ancien ministre des Finances Alexeï Koudrine) s’attend à une nouvelle flambée des prix de l’essence et du diesel. Les taxes sont en effet passées de 8 200 à 12 300 roubles (de 107 à 160 euros environ) sur la tonne d’essence, et de 5 600 à 8 500 roubles (de 73 à 111 euros environ) sur la tonne de diesel.Essence, tabac, alcool…Si la Banque centrale ne prévoit qu’une augmentation de 4,5 % sur les prix du carburant au détail – soit d’environ deux roubles le litre – les experts, plus pessimistes, tablent sur le double. Quoi qu’il en soit, en pratique, cette hausse n’interviendra pas avant début avril : réunis à l’appel du gouvernement russe en octobre dernier, les dirigeants des grandes compagnies pétrolières ont accepté de geler leurs tarifs jusqu’au 31 mars. […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

9 janvier 2019
Culture

Zaporojets, la voiture qui valait mille bouteilles de vodka

À la fin du mois de novembre 1960, la première ZAZ 965 sortait de l’usine automobile Kommunar, dans la ville de Zaporojié, en Ukraine soviétique. Aujourd’hui pièce de collection, la « Zaporojets » devient rapidement le véhicule familial le plus vendu en URSS. Sofia Krakova (Gazeta.ru) revient sur l’histoire et les différents modèles de cette voiture « balèze et bon marché », adorée des Russes. Reconnaissable entre toutes, la ZAZ 965 est immédiatement surnommée « la Bossue » pour la forme de sa carrosserie, qui rappelle celle de sa grande sœur italienne, la Fiat 600. Pour le reste, tout l’en distingue : autre moteur, autre boîte de vitesses, autre suspension et pneus élargis. La Zaporojets ne compte pas plus de 27 chevaux sous le capot… ou plus exactement, sous le coffre – les bagages étant relégués à l’avant, à la place habituelle du moteur –, mais les plus téméraires réussissent à pousser leur « Zazik » jusqu’à 90 km/h. « Savez-vous pourquoi la Zaporojets a le coffre à l’avant ? Parce qu’à une telle vitesse, il faut surveiller ses bagages ! », affirme une blague de l’époque. Les Russes n’ont jamais cessé de « charrier » la ZAZ 965, n’épargnant ni son aspect extérieur ni ses caractéristiques techniques, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

14 décembre 2018

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