Le Courrier de Russie

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Les occasions de voir des films français non doublés sont suffisamment rares à Moscou pour ne rater sous aucun prétexte le Festival du cinéma francophone qui a lieu comme à son habitude au cinéma 35 mm du 20 au 25 mars. Il faudra notamment être assez matinal pour voir, samedi à 15h Indigènes de Rachid Bouchareb, qui réunit à l’écran Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdi Zem et Sami Bouajila.

Les quatre principaux interprètes de cette épopée qui raconte la vie de soldats issus des colonies du maghreb partis libérer la France de l’occupation nazie en 1943 a été distinguée à plusieurs reprises par un prix collectif d’interprétation masculine lors du festival de Cannes en 2006 et un césar du meilleur scénario. Le film est par ailleurs nominé aux Oscars, mais pour l’Algérie, car il s’agit d’une coproduction qui associe ce pays, le Maroc, la Belgique et la France.

Pendant ces cinq jours seront également projetés Les mauvais joueurs de Frédéric Balkjian, un saisissant drame social sur la cohabitation des communautés dans le Sentier de Frédéric Balkjian, ainsi que, entre autres, J’ai toujours voulu être une sainte avec Emmanuelle Devos et Clovis Cornillac. Mais le festival donne aussi la parole au documentaire avec la projection de quelques excellents films suisses, canadiens ou français comme le Voyage en Sol majeur qui raconte l’expédition au Maroc d’un nonagénaire Jovial et bouleversant d’humanité. Enfin, la soirée du 23 mars sera consacrée à la diffusion de courts-métrages.