Fetish film s’impose par l’exclusivité

La petite société de production de films publicitaires de Blanche Neumann a découvert le marché russe depuis Prague. Désormais installée à Moscou, elle fait venir des réalisateurs qui tentent de concurrencer les stars russes de la mise en scène.

« La principale différence ici, c’est l’esthétique des films, explique Blanche Neumann, franco-tchèque et co-fondatrice de la société de production de films publicitaires Fetish film. On n’est est pas encore au style cheap et absurde connoté années 80, qui fait fureur en Europe occidentale. La touche scandinave à la Dogma de Lars von Trier n’intéresse pas les annonceurs en Russie et aurait peu de chance de séduire le public, qui y verrait plutôt une référence aux aspects les moins reluisants de sa vie quotidienne plutôt que de l’humour par la dérision. L’autre différence, ce sont les marges [ndlr : commission prélevée sur les différents postes budgétaires de la réalisation des films et constituant de façon officielle la rémunération de l’agence] qui sont moins élevées qu’en Europe.

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Ivan Lapchine

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