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Festival international du cinéma de Moscou : l’espace postsoviétique à l’honneur

Festival international du cinéma de Moscou
L’espace postsoviétique à l’honneur

La Fille du pêcheur (2020), Ismaïl Safarali.

Initialement prévu en avril dernier, le 42e Festival international du cinéma de Moscou (MIFF) s’est finalement tenu – coronavirus oblige – du 1er au 8 octobre. Son Grand Prix a été décerné au long métrage Journal du blocus, consacré au siège de Leningrad pendant la Seconde Guerre mondiale

La 42e édition du MIFF s’est déroulée dans une atmosphère étrange. Jusqu’au dernier moment, les organisateurs s’attendaient à devoir de nouveau reporter l’événement, alors que la deuxième vague de Covid-19 frappe actuellement la capitale russe. Le festival a toutefois bel et bien eu lieu, dans le respect des consignes de l’Agence sanitaire fédérale. 

À l’entrée du cinéma Oktiabr, où s’est déroulé le festival, des hôtesses prenaient la température des visiteurs et refusaient l’entrée à tous ceux qui ne portaient ni masque ni gants. Outre l’absence quasi totale d’invités étrangers, les spectateurs russes eux-mêmes étaient peu nombreux – dans les salles, seule la moitié des sièges pouvaient être occupés. La majorité des conférences de presse se sont déroulées en vidéoconférence. Les organisateurs ont d’ailleurs justifié le nombre élevé de films russes figurant dans la sélection officielle – cinq sur treize – par l’impossibilité de faire venir les cinéastes à Moscou. 

Au demeurant, depuis plusieurs années, le MIFF n’ambitionne plus de recevoir les œuvres des réalisateurs les plus célèbres – celles-ci quittent directement les tables de montage pour s’envoler vers Cannes, Venise, Berlin, Pusan, Carlsbad et Saint-Sébastien. En revanche, le festival moscovite inclut traditionnellement dans sa sélection officielle des longs métrages réalisés dans l’espace postsoviétique, qui forment une mosaïque intéressante aux côtés des films russes. 

Made in ex-USSR

En 2021, trente ans se seront écoulés depuis l’effondrement de l’Union soviétique et la transformation soudaine de quinze républiques en États indépendants. Depuis, ces derniers ont vu naître et grandir sur leurs territoires respectifs plusieurs générations qui ne parlent plus seulement (voire plus du tout) le russe,

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