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Exposition : les malheurs ne sont pas éternels

Exposition
Les malheurs ne sont pas éternels

EPA/YURI KOCHETKOV/TASS

La Nouvelle Galerie Tretiakov de Moscou présente, jusqu’au 11 octobre, l’exposition « Nenavsegda » (« Pas pour toujours ») consacrée à l’art soviétique des années 1960-1980.

À l’intérieur de la Nouvelle Galerie Tretiakov, à Moscou, tout est calme et presque désert. À l’entrée, un gardien austère demande aux visiteurs de mettre un masque – le coronavirus est encore bien présent dans la capitale russe, où le nombre de nouveaux cas ne cesse de grimper depuis plusieurs jours. L’an dernier, personne n’aurait imaginé qu’une pandémie déferlerait sur le monde. Aujourd’hui, on a l’impression que la Covid-19 est là pour toujours…

Lorsque, après plusieurs mois de confinement, les musées de Russie ont rouvert partiellement leurs portes pour accueillir des visiteurs en chair et en os – après la parenthèse virtuelle des visites 3D –, les conservateurs de la Nouvelle Galerie Tretiakov ont choisi une exposition au message résolument optimiste : les malheurs, quels qu’ils soient, ne durent pas. Elle revient sur une époque marquante de l’histoire soviétique – la « stagnation », entre la fin des années 1960 et le début des années 1980 –, qui a vu l’État dirigé par Leonid Brejnev s’enfoncer, lentement mais sûrement, dans un marasme politique et économique. Une époque morose, déprimante, durant laquelle l’art offrait un des rares moyens de s’évader de la réalité.

Rituel et pouvoir

L’exposition Nenavsegda (« Pas pour toujours ») est la deuxième d’une trilogie consacrée à l’art soviétique d’après-guerre,

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