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Zakhar Prilépine : « Françoise Sagan est la femme de lettres préférée de ma mère »

Zakhar Prilépine
« Françoise Sagan est la femme de lettres préférée de ma mère »

Zakhar Prilépine. Photo : Sergueï Piatakov / RIA Novosti

À la fin de l’année 2019, l’écrivain, journaliste et homme politique Zakhar Prilépine a publié une biographie consacrée au poète Sergueï Essenine – Essenine. Promesse d’une future rencontre –, en cours de traduction aux Éditions des Syrtes. Le Courrier de Russie l’a rencontré pour parler littérature.

Pourquoi avoir choisi d’écrire sur Sergueï Essenine ?

Zakhar Prilépine : Nous venons tous les deux de la même région, Riazan, et son portrait a toujours voisiné avec celui de Pouchkine sur le mur de la maison de mes parents, dans le village d’Ilinka. Ma mère était infirmière à l’hôpital local, et mon père directeur de l’école de la localité voisine, qui se trouvait à cinq kilomètres de chez nous et où il se rendait chaque jour à pied. À cinq ans, j’étais persuadé que si les portraits de Pouchkine et d’Essenine étaient accrochés l’un à côté de l’autre, c’est parce que les deux hommes avaient été bons amis de leur vivant. Ils me sont même apparus dans le premier rêve dont je me souvienne. À mon réveil, j’ai demandé à ma mère : « Essenine et Pouchkine étaient amis ? » « Non, m’a-t-elle répondu. Ils ont vécu à des époques différentes. » L’enfant que j’étais ne pouvait pas l’imaginer tant j’étais habitué à toujours les voir ensemble.

Les premiers vers que j’ai appris étaient d’Essenine. Vers l’âge de quinze ans, j’ai commencé à collectionner les ouvrages consacrés au poète. Aujourd’hui, ils occupent un pan entier de ma bibliothèque.

"J’ai fait entrer la province russe dans la littérature contemporaine, où elle était inexistante."

Je me suis épris de sa poésie, je connaissais presque tous ses poèmes par cœur. Mais, Dieu merci,

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