Danser l’esprit libre

Danseuse étoile du Royal Ballet de Londres, Natalia Ossipova, trente-trois ans, était à Moscou, à la fin de mai, pour la première du spectacle The Mother, au Théâtre académique d’art Gorki. Entre deux répétitions, elle s’est confiée au quotidien Izvestia.

Vous avez déclaré que travailler sur The Mother avait été très éprouvant pour vous…

Natalia Ossipova : Ce spectacle m’a procuré des émotions très puissantes à travers les thèmes qu’il aborde : l’amour maternel, l’enfance, la religion... Par ailleurs, Arthur Pita, le metteur en scène, aime associer humour noir et mysticisme. Chez lui, les frontières entre le réel et les mondes parallèles s’effacent. C’est déroutant, tant pour le spectateur que pour les danseurs.

Dans vos solos, vous devez jouer la comédie comme une actrice dramatique. Accepteriez-vous un rôle au théâtre ou au cinéma, si on vous le proposait ?

N. O. : Le cinéma m’intéresse, et je pourrais accepter de tourner, oui. Mais hors de question de prendre moi-même l’initiative ou d’engager un agent pour proposer mes services !
Et puis, à bien y réfléchir, je préférerais peut-être les planches... Il faut dire que les spectacles dans lesquels je me produis sont souvent proches du drame. J’aime jouer. J’aime exprimer des émotions et les partager. Ceci dit, il y a déjà suffisamment de grands acteurs. J’ai décidé de consacrer ma vie à la danse et je continuerai dans cette voie.

Qu’est-ce qui vous procure le plus de plaisir : la danse classique ou contemporaine ?

N. O. : Difficile de répondre… J’aime la danse classique mais c’est extrêmement exigeant. Pour un danseur, il est particulièrement difficile d’exécuter une œuvre classique sérieuse de manière intéressante ou nouvelle. J’essaie toujours de placer la barre haut afin d’être fière de moi, d’avoir le sentiment d’avoir réalisé quelque chose, mais je dois reconnaître que ce n’est pas toujours le cas.

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Traduit par Maïlis Destrée

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