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Masque d’or 2019 : Noureev vs Petipa, le « choc des titans »

Masque d’Or 2019 :
Noureev vs Petipa,
le « choc des titans »

Le 16 avril dernier, l’édition 2019 du Masque d’or, plus grand festival de théâtre de Russie, a sacré « Meilleur ballet » le spectacle Noureev, une création de Kirill Serebrennikov sur l’un des plus grands danseurs de tous les temps.

Pour les professionnels de la scène, c’est toujours un honneur de figurer au programme du festival du Masque d'or, et de concourir pour un des prestigieux prix décernés par le jury. Composé d’artistes reconnus, ce dernier récompense les meilleurs spectacles de Russie, classés selon leur genre (ballet, opéra, danse, théâtre dramatique, marionnettes...) et sélectionnés par une vingtaine de critiques qui sillonnent pendant un an le pays, de Kaliningrad à Vladivostok (le palmarès 2019 récompense ainsi des spectacles de la saison 2017-2018).

Le combat des titans

Cette année, côté danse et ballet, le jury présidé par la célèbre soprano du théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, Larissa Gogolevskaïa, a dû trancher entre deux légendes : Rudolf Noureev (1938-1993) et Marius Petipa (1818-1910).

Bicentenaire de la naissance du maître de ballet français oblige, toute la Russie revoit à fond ses classiques depuis un an : Le Lac des cygnes, Don Quichotte, La Belle au Bois dormant… Les créations originales ont été remises à plus tard, voire jetées aux oubliettes : en 2018, le monde du ballet russe avait résolument renoncé à toute expérimentation artistique, célébrant le triomphe absolu du conservatisme.

Les pères-la-pudeur du ministère de la Culture ont très modérément apprécié le décor de Noureev, composé de photos de Richard Avedon montrant le danseur entièrement nu – dont une en pied et de face !

Dans ce déluge de mises en scène « historiques », les émissaires du Masque d’or avaient sélectionné trois spectacles pour le prix du meilleur ballet : deux du chorégraphe Iouri Bourlaka (Le Corsaire, monté à Voronej, et La Esmeralda, à Samara) et le Don Quichotte du Danois Johan Kobborg.

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