Dau, l’union soviétique réinventée

La première mondiale de DAU, l’expérience cinématographique interactive du réalisateur russe Ilia Khrjanovski, se déroule à Paris du 25 janvier au 17 février. L’ambitieux projet prétend plonger le spectateur dans le quotidien de l’Homo sovieticus. Chiche ?

Paris, place du Châtelet, fin janvier. Entre les théâtres du Châtelet et de la Ville, le « centre de visa » délivre des billets d’accès « aux espaces et aux expériences de DAU », obligatoirement commandés en ligne. Les files d’attente monstres provoquent la colère de certains visiteurs. « DAU, l’expérience continue, peut-on lire sur les affiches et les tableaux promotionnels de l’événement. Encore faudrait-il qu’elle commence », se plaint une spectatrice déçue sur Twitter.

Initialement prévu pour le Festival de Cannes 2011, puis repensé, retardé en vue d’une première berlinoise à l’automne 2018, à nouveau remis, le projet DAU est une histoire de débuts avortés… Même la première parisienne, qui devait avoir lieu le 24 janvier, a été reportée de 24 heures pour « raisons techniques », selon un communiqué de la société de production Phenomen Films, tandis que la Préfecture de Paris met en cause de « nombreuses non-conformités ne permettant pas l’admission du public ». Ces faux-départs successifs et le secret entourant l’œuvre ont créé une atmosphère quasi mystique – d’aucuns diraient « mythique » – autour de DAU… propices aux controverses et aux frustrations. Quoi qu’il en soit, les trois installations du centre Pompidou, du théâtre du Châtelet et du théâtre de la Ville, attirent plusieurs milliers de curieux chaque week-end.

Le projet

Pour son deuxième film (le premier,

Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou abonnez-vous !

Nancy KolevaParis

Dernières nouvelles de la Russie

« Une magie et une force inexplicables… »

La première mondiale de DAU, l’expérience cinématographique interactive du réalisateur russe Ilia Khrjanovski, se déroule à Paris dans trois sites (aux théâtres de la Ville et du Châtelet et au Centre Pompidou) du 25 janvier au 17 février. À Moscou, la critique n’est pas unanime.

15 février 2019