S'abonner, c'est dessiner avec la Russie les horizons du Monde de demainDécouvrir nos offres

Tsars et oligarques : Fabergé, une histoire russe

Tsars et oligarques : Fabergé, une histoire russe

Avec le ballet classique, le « cocktail » matriochka-balalaïka-vodka et les avant-gardes, les œufs Fabergé constituent probablement le produit culturel russe le plus connu dans le monde. Le premier musée consacré au célèbre joaillier a ouvert ses portes il y a bientôt cinq ans, à Saint-Pétersbourg, dans le palais Chouvalov, au bord de la rivière Fontanka. Depuis, il ne désemplit pas.

L'histoire du musée Fabergé commence en 2004, quand l’oligarque Viktor Vekselberg acquiert, pour une centaine de millions de dollars, l’intégralité de la collection d’art du milliardaire américain Malcolm Forbes. Vekselberg s'entend alors avec les héritiers du collectionneur (mort en 1990) qui s'apprêtent à la vendre aux enchères chez Sotheby’s. Une fois l'affaire conclue, il crée la fondation artistique et culturelle Sviaz vremion (« Le Lien des Temps »), destinée à accueillir les œuvres, et en confie la direction à son ami, Vladimir Vorontchenko.

L’oligarque Viktor Vekselberg (à gauche), fondateur du musée Fabergé de Saint-Pétersbourg,
examine l’une des créations du célèbre joaillier qu’il a achetée et ensuite léguée à la Fédération de Russie, février 2015. (Dmitry Lovetsky)

À l'origine, la collection rachetée par Vekselberg compte deux cents pièces, dont neuf œufs de Pâques dessinés par Fabergé pour la maison impériale de Russie (sur les cinquante-deux œufs signés du joailler, quarante-deux sont aujourd’hui recensés dans le monde). Outre les œufs, Forbes avait réuni de très nombreux objets et accessoires de luxe créés par Fabergé : porte-cigares, poudriers, flacons de parfum, bonbonnières...

Révolution et chaos politique obligent, le pays qui a fait la gloire du bijoutier ne conservait aucune de ses créations, du moins dans les collections privées.

Mais l’oligarque – qui figure, depuis avril 2018,

Il vous reste 75% de l'article à consulter...

Créez votre compte et accédez gratuitement à 3 articles par mois

Je crée mon compte

Déjà abonné ? Se connecter

Natalia Chkourenok

Rentrée politique : une stabilité inconfortable

Le climat politique se tend en Russie depuis quelques semaines. Cela ne suffit pas, néanmoins, à déstabiliser le Kremlin, selon le politologue Dmitri Travine, directeur du Centre de recherches sur la Russie contemporaine.

 

27 août 2020

Iouri Dmitriev : un historien devant ses juges

Le 22 juillet, le tribunal de Petrozavodsk (Carélie) rendra son verdict concernant l'historien et défenseur des droits de l'homme Iouri Dmitriev. Le sexagénaire encourt quinze ans de prison ferme pour violences sexuelles sur mineure.

 

21 juillet 2020

Saint-Pétersbourg : survivre sans touristes

Saint-Pétersbourg a la réputation d’être la ville à la fois la plus touristique et la plus aristocratique de Russie. Loin de se laisser abattre par le ralentissement de l’activité, ses commerçants, guides et artistes se sont adaptés au confinement et abordent avec optimisme le « monde d’après ».

 

26 juin 2020