Ukraine / Russie : La guerre des robes

C’est l’été, le moment de l’année où l’on est le plus dévêtu. Raison de plus pour parler mode et garde-robe. Futile ? Voire... Cette chronique estivale, en quatre épisodes, se propose d’envisager les vêtements et la mode sous un angle historique, politique, littéraire, artistique, masculin/féminin, individuel/collectif, le tout lié, bien sûr, à la Russie. Deuxième partie : Mode et géopolitique.Qu’est-ce qui est bicolore, moiré, sobre et lumineux à la fois : trois bandes noires alternant avec deux bandes oranges ? Vous donnez votre langue au chat ?Reconnaissons que la devinette n’était pas simple. Réponse : le Ruban de Saint-Georges. Il compte, avec la Croix et la Plaque, parmi les trois insignes de l’Ordre de Saint-Georges, instauré en 1769 par Catherine II pour récompenser – exclusivement – les mérites militaires. Supprimé après 1917, à l’instar de tout ce qui rappelait l’ancien régime, il est rétabli par Boris Eltsine, comme symbole de la victoire de l’Union soviétique sur le nazisme et, plus généralement, du patriotisme russe. Le Ruban de Saint-Georges est un incontournable des cérémonies du 9 mai, date à laquelle on commémore, en Russie, la fin de la Seconde Guerre mondiale.Quel rapport avec la mode ? se demandera-t-on. Il est on ne peut plus direct.

L’objet du délit

En 2015, une robe aux couleurs du Ruban de Saint-Georges est à la Une de l’édition britannique d’avril du magazine Elle.

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Anne Coldefy-Faucard

Dernières nouvelles de la Russie

Mystiques russes : Chamans, starets et autres fols-en-Christ

Le chaman marche. Il a nom Alexandre Gabychev. Il parcourt une vingtaine de kilomètres par jour, rassemblant peu à peu apôtres et disciples. Le chaman marche. Parti de Iakoutsk il y a un peu plus de six mois, il se donne deux ans pour atteindre la capitale et renverser Vladimir Poutine, qu’il tient pour une «force du mal».

 

11 octobre 2019

Viatcheslav Pietsoukh, l’ironie douce

La récente disparition de Viatcheslav Pietsoukh, à l’âge de soixante-douze ans, n’a pas fait la Une de la presse française. L’écrivain avait pourtant connu sa ‒ toute ‒ petite heure de gloire en France au début des années 1990, avec la publication, aux éditions Actes Sud, d’un recueil de nouvelles, Chronique privée (1991), et d’un roman, La nouvelle philosophie moscovite (1993).

 

4 octobre 2019

À quel Staline se vouer?

Dieu sait pourquoi (mais Dieu n’a sans doute rien à y voir), il semble que, depuis quelque temps, le nom de Staline revienne de plus en plus souvent, à l’écrit comme à l’oral, en Russie.

 

3 septembre 2019