Maïakovski Haute Couture : Le chic et la révolution

C’est l’été, le moment de l’année où l’on est le plus dévêtu. Raison de plus pour parler mode et garde-robe. Futile ? Voire… Cette chronique estivale, en quatre épisodes, se propose d’envisager les vêtements et la mode sous un angle historique, politique, littéraire, artistique, masculin/féminin, individuel/collectif, le tout lié, bien sûr, à la Russie. Première partie : mode et révolution.

Mode et révolution – deux notions incompatibles ? En période de bouleversements politiques, on a, semble-t-il, autre chose à faire que de s’occuper de ses vêtements et de son apparence. Un Lénine, par exemple, ne s’en souciait guère, et Nadejda Kroupskaïa, son épouse, se distinguait par la modestie ‒ et c’est un euphémisme ‒ de sa mise. Il est vrai qu’avant Octobre 1917, le couple se rangeait dans la catégorie des exilés impécunieux.

Les bolcheviks bénéficient, dès leur coup d’État, du soutien d’intellectuels et d’artistes, qui, sur un malentendu qu’ils paieront très cher une vingtaine d’années plus tard, mettent un signe d’égalité entre révolution politique et révolution artistique.

Parmi eux, un jeune poète qui a déjà fait parler de lui, Vladimir Maïakovski. Né en Géorgie en 1893, dans une famille modeste, il est à peine adolescent lorsqu’il « monte » à Moscou après la mort de son père. Son engagement politique et artistique est immédiat : il adhère au Parti social-démocrate (tendance bolchevique) à l’âge de 15 ans et devient peu après l’une des figures majeures du futurisme russe.

De gauche à droite : Les futuristes Alexeï Kroutchenykh, David Bourliouk, Vladimir Maïakovski, Nikolaï Bourliouk, Benedikt Livchits, Moscou, 1913. Crédits : Musée Maïakovski, à Moscou
De gauche à droite : Les futuristes Alexeï Kroutchenykh, David Bourliouk, Vladimir Maïakovski, Nikolaï Bourliouk, Benedikt Livchits, Moscou, 1913. Crédits : Musée Maïakovski, à Moscou

La construction méticuleuse d’un personnage

Maïakovski ne passe pas inaperçu. Grand (près de deux mètres), un visage taillé à la hache, il n’a pas besoin de se constituer une garde-robe très recherchée (il n’en a d’ailleurs pas les moyens) pour se faire remarquer. Et pourtant… tout jeune, il choisit soigneusement ses vêtements et accessoires, avec un goût très sûr de la provocation. Depuis Léon Tolstoï, maître à penser de nombreux jeunes gens contemporains du poète (qui, lui, n’est pas tolstoïen), les longues chemises blanches « façon moujik » sont à la mode ? Qu’à cela ne tienne ! Maïakovski en arbore une… jaune vif ! On ajoute éventuellement un cordon assez grossier pour la maintenir à la taille, une impressionnante lavallière en velours noir, un chapeau à larges bords, un pantalon plus ou moins informe, et le tour est joué : « Portrait de l’artiste dans les années 1910 ». Vladimir Maïakovski est alors étudiant à l’École de peinture, sculpture et architecture de Moscou. Il joue, dit-on de lui à l’époque, les « vagabonds », les « poètes-corsaires », le chapeau enfoncé jusqu’aux yeux.

« Le poète se dote d’une carte de visite de quinze centimètres de large, entièrement couverte de ses prénom et nom imprimés en jaune. »

Passionné de théâtre et de cinéma (comme de tous les arts), Maïakovski « joue sa vie », la met en scène. Il aime épater, balancer des « gifles au goût du public », changer d’apparence, et quand, par hasard, ses amis ne le reconnaissent pas au premier coup d’œil, il est heureux comme un gamin qui a réussi un bon tour. Durant ces années de vache maigre, il ne mange pas tous les jours, son logement est dépouillé au point qu’on n’y trouve pas même une table. En revanche, à un clou près de l’entrée est suspendu un haut-de-forme. Pour ses déclamations futuristes en public, visant toutes à choquer le bourgeois, le jeune homme se fait tailler un smoking en reps rose.

Vladimir Maïakovski. 1914. Crédits : Images d'archives
Vladimir Maïakovski. 1914. Crédits : Images d’archives

À l’âge de 18 ans, il débute en littérature par une « tragédie » intitulée Vladimir Maïakovski. Tout est dit : son thème de prédilection n’est autre que lui-même, et plus péniblement il se construit, plus il a soif de reconnaissance. En ces années qui précèdent la révolution, il se dote d’une carte de visite de quinze centimètres de large, entièrement couverte de ses prénom et nom imprimés en jaune. La future Elsa Triolet rapporte que, chaque fois, sa mère ne pouvait s’empêcher de lui dire : « Vladimir Vladimirovitch, vous oubliez votre enseigne ! »

Vladimir Maïakovski en 1910 par Nadia Petrova (Léger), 1953.
Vladimir Maïakovski en 1910 par Nadia Petrova (Léger), 1953.

Des rôles comme taillés sur mesure

Les deux révolutions de 1917 le voient en vareuse et capote de soldat, chaussé de bottes de l’armée, une toque d’astrakan, façon koubanka, sur la tête. Mais quand on lui demande : « Jeune homme, pourquoi n’êtes-vous pas au front ? », la réplique fuse : « Parce que je ne suis plus soldat, je suis poète ».

La guerre civile et les difficultés matérielles qui l’accompagnent n’empêchent pas la vie culturelle et artistique de bouillonner. Cette fois, Maïakovski fait du cinéma, au sens propre du terme. Il est acteur de plusieurs films, et en réalise un, en 1918, La Demoiselle et le Voyou, dans lequel il tient… le rôle du voyou. Il a tout prévu, à commencer par le costume, dans lequel, dit-il, il se sent à son aise : vieux pantalon, vieux veston, chemise blanche ceinturée, casquette rejetée sur la nuque, laissant dépasser une mèche de cheveux accroche-cœur. Il joue à fond le personnage et l’on sent qu’il y prend un immense plaisir.

« Il n’aimait que les femmes élégantes, vêtues à l’européenne. »

Un voyou, Maïakovski ? Une petite frappe de cinéma au grand cœur, oui. Un artiste bohème ? Non, répond une de ses amies, il n’aimait pas la Bohème. « Il n’aimait que les femmes élégantes, vêtues à l’européenne. » Et d’ajouter que les chemises jaunes et les capotes de soldat ne sont là que pour masquer son impécuniosité. Des déguisements cache-misère, en quelque sorte, mais qui lui vont comme un gant.

Vladimir Maïakovski dans  « La demoiselle et le voyou », film réalisé et interprété par lui-même. 1918. Crédits : Capture
Vladimir Maïakovski dans « La demoiselle et le voyou », film réalisé et interprété par lui-même. 1918. Crédits : Capture

Quoi qu’il en soit, dès que le poète commence à avoir les moyens de son goût pour l’élégance et les belles choses, plus rien ne l’arrête. C’est là, dans les années 1922-1930, durant lesquelles, missionné par le pouvoir, il effectue de fréquents séjours à l’étranger, qu’il découvre le luxe et achève de sculpter le monument « Maïakovski ».

Poète Haute Couture

Finis les cheveux courts un peu fous, ou plus longs, genre peintre maudit. Le crâne est rasé, mais généralement couvert de chapeaux de chez Habig (Vienne), de casquettes en tweed « Old England » ou de canotiers. Aux États-Unis, Maïakovski fait l’acquisition de sa célèbre canadienne « Guiterman Bros » et, à Paris, d’un manteau en tweed, ainsi que d’un jumper à losanges et col en V, de la marque « Tricot Médaille d’or, 1925 ». On le voit désormais souvent muni d’une canne (il en a plusieurs, dont une, mexicaine, sculptée), un mégot collé à la lèvre – c’est plus chic. Ses chemises viennent de chez le bon faiseur, anglais ou français. Aux lavallières de sa prime jeunesse succèdent les nœuds papillons « Joseph Hilton Inc. », les cravates « Poirier chemisier », « Weber and Helibroner ». Ses pantalons ‒ il y tient ! ‒ doivent être impeccablement repassés. Il chante des hymnes aux chaussettes confortables en fil d’Écosse et se chausse chez Weston.

Vladimir Maïakovski. Crédits : Musée Maïakovski, à Moscou
Vladimir Maïakovski. Crédits : Musée Maïakovski, à Moscou

« Le poète brandit orgueilleusement son passeport soviétique, « porteur de faucille, porteur de marteau », au nez des douaniers européens ou américains. »

Le même soin est apporté aux accessoires. Le poète brandit orgueilleusement son passeport soviétique, « porteur de faucille, porteur de marteau », au nez des douaniers européens ou américains qui « voient rouge », mais il voyage « classe » : couverts pliables et verre dans leurs étuis, en cas de petite faim ou soif, oreiller-porte-documents en cuir, stylos « Parker Pen Company » et « Montblanc International », machine à écrire portative « Sholes and Glidden », somptueuse malle achetée en France, qui lui sert en outre de penderie, chez lui, quand il ne voyage pas.

Malle personnelle de Maïakovski. Crédits : Musée Maïakovski, à Moscou
Malle personnelle de Maïakovski. Crédits : Musée Maïakovski, à Moscou

Tous les vêtements et accessoires évoqués ci-dessus sont pieusement gardés au Musée Maïakovski1, à Moscou. Rien d’étonnant à cela : en 1930, Vladimir Maïakovski se suicide et devient un « monument » ‒ bien différent de celui qu’il se construit de son vivant ‒ du pouvoir soviétique.

Le Musée est actuellement fermé pour travaux et sans doute le restera-t-il longtemps. Deux expositions sont toutefois proposées dans la capitale russe sur le thème « Maïakovski Haute Couture. L’art de s’habiller » : l’une à la Bibliothèque de Littérature étrangère2, l’autre – plus complète – dans un appartement où le poète a vécu3. La seconde s’accompagne d’un superbe catalogue, en russe (mais qui mériterait une édition en français), dont la couverture reprend les caractéristiques de la malle du poète, ferrures et couleur, motif intérieur pour les pages de garde.

Vladimir Maïakovski. 1924/1928. Crédits : Image d'archives
Vladimir Maïakovski. 1924/1928. Crédits : Image d’archives

« À nous la vie qu’elle est élégante ! »

À l’appartement de la Krasnaïa Presnia, on peut faire l’acquisition d’un autre catalogue (également en russe), consacré à Lioudmila Maïakovskaïa, sœur du poète, créatrice de tissus. Les deux ouvrages se complètent, retraçant les innovations des années 1920 en Russie, dont Vladimir Maïakovski est largement partie prenante.

Pages du catalogue (en russe) consacré à Lioudmila Maïakovskaïa. Crédits : Jean Colet - LCDR
Pages du catalogue (en russe) consacré à Lioudmila Maïakovskaïa. Crédits : Jean Colet – LCDR

C’est la période où, avec Alexandre Rodtchenko, peintre-sculpteur-photographe-designer, il réalise des affiches de propagande et de publicité pour les productions soviétiques4. En 1927, il publie un « poème-manifeste » : « À nous la vie qu’elle est élégante ! », dans lequel il raille la mode bourgeoise et prône, dans l’esprit constructiviste du temps, « l’utile à 100% », seul beau et élégant. Motifs géométriques, vêtements adaptés au travail, notamment en usine, costumes pour le sport ‒ les artistes, architectes et constructeurs sont à l’œuvre. Les toiles des peintres de l’avant-garde russe descendent des cimaises pour se faire jupes, robes, chemises, maillots de bain, tenues de tennis, shorts.

En admirant – un vrai régal ! – les tissus proposés, entre autres, par Lioudmila Maïakovskaïa, on se demande simplement pourquoi les créateurs de mode d’aujourd’hui ne s’en inspirent pas. Avis aux amateurs !

1 4, Loubianski proezd, à Moscou.
2 1, Nikoloïamskaïa.
3 36, oulitsa Krasnaïa Presnia, appt. 24.
4 Anne Coldefy-Faucard, Petit Nécessaire de la révolution et contre-révolution. Catalogues 1917-1927, éditions Nouveaux Angles/L’Inventaire, Paris-Moscou, 2017.

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Anne Coldefy-Faucard

Dernières nouvelles de la Russie

Opinions

Alexandre Soljenitsyne : voyage au cœur du désordre

« Liberté de parole ! liberté de réunion ! liberté d’association ! – mais si quelqu’un vous dit qu’on peut les obtenir pacifiquement, crachez-lui à la figure ! » C’est une déclaration attrapée au vol dans la rue, au cœur des troubles de mars et avril 1917, dans une Russie en révolution. Elles figurent dans la Roue rouge d’Alexandre Soljenitsyne, dont une des multiples caractéristiques est de plonger le lecteur au cœur du tourbillon et du désordre. Les bolcheviks ne sont pas encore au pouvoir, il s’en faut de plusieurs mois. Mais Nicolas II a déjà abdiqué, la république est instaurée. Dans les villes et les campagnes, le peuple est en ébullition. L’atmosphère est à la fête… en dépit d’une inquiétude profonde. Dans les rues, sur les places, les meetings de milliers de personnes succèdent aux réunions par petits groupes. On échange des points de vue, on discute, on dispute, on en vient éventuellement aux mains. Le Gouvernement Provisoire est rapidement dépassé par les événements. Dans les scènes de rue de la Roue rouge, Alexandre Soljenitsyne semble avoir posé une caméra (et un enregistreur), saisissant un peu au hasard ce qui se voit (et s’entend) ici ou là. Il en résulte une impression de multitude et de bigarrure, d’unisson et de discordance, parfois de cacophonie. Chacun y va de son point de vue. Il y a les militants révolutionnaires, voire socialistes, qui lancent leurs slogans, appellent à ne pas se contenter d’une révolution, somme toute, « bourgeoise ». Divisés en une infinité de partis, ils sont loin d’emporter l’adhésion de la masse, qui veut simplement vivre mieux. Les monarchistes et partisans de l’ancien régime se font également entendre. Ils sont les moins nombreux : la population est lasse de la guerre, lasse aussi, et peut-être surtout, de gouvernants entièrement coupés d’elle et, en dépit des discours, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

7 décembre 2018
Société

Le Komsomol, « entre amour et printemps »

Le Komsomol [Union des jeunesses léninistes communistes] fête son centenaire. Le journal Moskovski komsomolets a interviewé à cette occasion un des anciens leaders de l’organisation, Viatcheslav Kopiov (64 ans). Le Courrier de Russie reprend les passages clefs de cet entretien. Moskovski komsomolets : Quelles sont pour vous les réussites les plus significatives du Komsomol ? Viatcheslav Kopiov : La jeunesse soviétique a pris une part active à de nombreuses réalisations importantes pour l’histoire et l’évolution de notre pays : la mise en valeur des terres vierges, la participation à de grands chantiers comme la construction de la ligne de chemin de fer Baïkal-Amour (BAM)… Sans oublier, bien sûr, la Grande Guerre patriotique [la Seconde Guerre mondiale, ndlr], au cours de laquelle, durant quatre années terribles, les sections du Komsomol ont joué un rôle essentiel dans la défense de la Patrie et la défaite de l’ennemi. C’est, à n’en pas douter, l’une des actions de cette organisation les plus dignes de respect et qui méritent le plus d’être commémorées. Si l’on considère, à présent, le Komsomol de Moscou, sa participation à la construction des premières lignes du métro de la capitale, dans les années 1930, est particulièrement significative. Dans tous ces cas de figure et bien d’autres, les jeunes se sont attelés à résoudre des problèmes vitaux pour le pays. Je le formulerais ainsi : le Komsomol a été, en premier lieu, un mécanisme aidant efficacement à réaliser des tâches d’envergure. « Le Komsomol aidait les jeunes, garçons et filles, à se trouver eux-mêmes dans ce processus de lutte pour le bonheur, la réussite. » M.K. : Quelles qualités le Komsomol développait-il réellement chez les individus ? […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

5 novembre 2018
Opinions

Steinbeck et Capa chez les Soviets

En juillet 1947, l’écrivain John Steinbeck et le photographe Robert Capa prennent l’avion à Paris pour se rendre en URSS, où ils ont été autorisés à réaliser un reportage. En 1940, le premier a reçu le prix Pulitzer pour Les raisins de la colère, et le second vient de créer avec d’autres, dont Henri Cartier-Bresson, l’agence Magnum. Leur voyage est financé par le New York Herald Tribune, qui en publie dans ses colonnes le compte rendu et les clichés durant la seconde quinzaine de janvier 1948. La même année, l’écrivain tire un livre de ce séjour, qui paraît – avec les photos de Capa – sous le titre : A Russian Journal. Un an plus tard, Gallimard en édite la version française (y compris les photos), intitulée Journal russe, dans une traduction de Marcel Duhamel. D’emblée, les deux hommes annoncent la couleur : ils ne veulent pas rester dans la capitale soviétique. Ils veulent voir le pays, se faire une idée de la vie dans les campagnes. C’est là que commencent les problèmes : ils sont censés réaliser le premier reportage « libre » dans l’URSS de l’immédiat après-guerre, mais ils ne tardent pas à comprendre qu’il faut des autorisations pour tout (pour prendre des clichés, pour sortir de Moscou…) et que la bureaucratie est « aussi lente qu’à Washington ». En outre, la méfiance des autorités soviétiques est grande envers les Américains, même si les romans de Steinbeck sont appréciés. Pour finir, après quelques jours de découragement pour les deux voyageurs, les choses s’arrangent. Il va sans dire, néanmoins, qu’ils seront dûment chaperonnés partout où ils iront, notamment par un colonel répondant au nom de Dentchenko. « Le regard de plâtre, de bronze, peint ou brodé de Staline » En quarante jours, Steinbeck et Capa parcourent le pays, de Moscou en Géorgie, en passant par Kiev et Stalingrad, qui n’est pas encore devenue Volgograd. Staline est toujours aux commandes (jusqu’en mars 1953), la déstalinisation et la dénonciation du culte de la personnalité n’adviendront qu’en 1956. Staline est partout : immenses portraits à l’huile, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

19 octobre 2018

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