Russie, sex and sun

Crédits image principale : Vladimir Volegov

L’été arrive, annonciateur de soleil, de langueurs, de passions-passades. Pourquoi la Russie en serait-elle exclue ?

Du côté de Sotchi, mer et palmiers sont garantis. Et si l’on veut quelque de chose de moins convenu, il y a le Kamtchatka, dont le climat est classé « méditerranéen » par tous les manuels de géographie. On peut s’y adonner à d’innombrables activités touristiques et sportives, tandis que les plus langoureux se laisseront tenter par la publicité locale qui promet « Plage et détente ».

Mais, le sexe dans tout ça ? Il me semble être en filigrane dans ce qui vient d’être dit. Les plus accrocs, en outre, n’auront que l’embarras du choix : en live ou dans la littérature contemporaine, sans parler de l’internet X ‒ il y a tout, en Russie ! Là, toutefois, n’est pas mon propos. Je veux parler ici de la littérature russe classique.

Où l’été est avant tout soleil et gourmandise

Nous commencerons en douceur par un séjour à la campagne, dans le domaine où Oblomov, héros du roman éponyme d’Ivan Gontcharov, a passé son enfance et qui demeure dans ses rêves comme un éternel été :

« Où sommes-nous ? Dans quel coin béni de la terre le rêve d’Oblomov nous a-t-il transportés ? … Certes, nous n’y voyons ni mer, ni hautes montagnes, ni rochers et abîmes, ni forêts profondes, rien de grandiose, de sauvage ou de sombre. Et d’ailleurs qu’a-t-on besoin du sauvage et du grandiose ? […]

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Par Anne Coldefy-Faucard

Dernières nouvelles de la Russie

Culture

Tendances russes intemporelles

C’est l’été, le moment de l’année où l’on est le plus dévêtu. Raison de plus pour parler mode et garde-robe. Futile ? Voire… Cette chronique estivale, en quatre épisodes, se propose d’envisager les vêtements et la mode sous un angle historique, politique, littéraire, artistique, masculin/féminin, individuel/collectif, le tout lié, bien sûr, à la Russie. Quatrième partie : Une quête naturelle de l’élégance. Après 1991, durant la folle période eltsinienne, la libération est totale, touchant aussi la mode, et l’on peut voir, notamment dans les capitales, Moscou et Saint-Pétersbourg, les outrances les plus saugrenues, qui amusent beaucoup les étrangers. Aujourd’hui, elles se font rares. L’heure du défoulement est passée, les gens se sont assagis. On trouve, bien sûr, en plein hiver, des jeunes femmes juchées sur des talons d’une minceur et d’une hauteur à se demander non seulement comment elles tiennent debout ainsi chaussées, mais encore – et surtout – comment elles réussissent à marcher dans la neige et la glace. Élégance et pénurie Ironie mise à part, il faut bien constater que la recherche de l’élégance est une constante chez les femmes russes. C’était déjà le cas des femmes soviétiques, à une époque où s’habiller bien, voire s’habiller tout court, était un tour de force, compte tenu de la pénurie de vêtements, de tissus et de chaussures un tant soit peu mettables et qui, de toute façon, coûtaient les yeux de la tête. On se débrouillait pourtant : l’une – parmi les plus favorisées – avait un peu d’argent et une copine qui allait parfois à l’étranger et que l’on chargeait d’une impressionnante liste de choses à rapporter ; une autre avait la même copine, mais pas d’argent : dans ce cas, on procédait à un échange de services (par exemple, on lui écrivait sa thèse ou quelques devoirs pour la fac) ; une troisième connaissait une petite couturière géniale qui, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

23 août 2018
Culture

ARMIA ROSSII : la mode patriotique

C’est l’été, le moment de l’année où l’on est le plus dévêtu. Raison de plus pour parler mode et garde-robe. Futile ? Voire… Cette chronique estivale, en quatre épisodes, se propose d’envisager les vêtements et la mode sous un angle historique, politique, littéraire, artistique, masculin/féminin, individuel/collectif, le tout lié, bien sûr, à la Russie.Troisième partie : La mode virile. Vous êtes en avance à un concert salle Tchaïkovski ? Alors, faites quelques pas en descendant la Bolchaïa Sadovaïa. Vous y verrez plusieurs théâtres, affichant leurs photos, leurs programmes, quand soudain vous stopperez net en arrivant au n° 14. Là, dans une vitrine protégée par une grille, trois grandes affiches publicitaires montrent des hommes casqués, masqués, gantés, armés d’instruments manifestement susceptibles de faire de gros trous. Surmontant les photos, cette enseigne : « ARMIA ROSSII ». Les dames s’éclipseront peut-être aussitôt, remontant discrètement vers la salle Tchaïkovski. Les messieurs, eux, à n’en pas douter – d’ailleurs, cette chronique leur est quasi réservée – parcourront quelques mètres de plus pour trouver l’entrée du magasin de l’armée russe. Les portes coulissantes s’ouvrent. Là, nouveau brusque freinage du visiteur non averti, qui tombe nez-à-nez avec un beau gros canon. Que faire ? aurait dit Lénine. Battre en retraite ? Ja-mais ! On dépasse prudemment la chose, qui ne bronche pas. Et, après le choc, vient le chic. La mode « patriotique » Tous les commentateurs et experts sont unanimes : à partir de 2014 et des événements de Crimée, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

16 août 2018
Culture

Ukraine / Russie : La guerre des robes

C’est l’été, le moment de l’année où l’on est le plus dévêtu. Raison de plus pour parler mode et garde-robe. Futile ? Voire… Cette chronique estivale, en quatre épisodes, se propose d’envisager les vêtements et la mode sous un angle historique, politique, littéraire, artistique, masculin/féminin, individuel/collectif, le tout lié, bien sûr, à la Russie. Deuxième partie : Mode et géopolitique. Qu’est-ce qui est bicolore, moiré, sobre et lumineux à la fois : trois bandes noires alternant avec deux bandes oranges ? Vous donnez votre langue au chat ? Reconnaissons que la devinette n’était pas simple. Réponse : le Ruban de Saint-Georges. Il compte, avec la Croix et la Plaque, parmi les trois insignes de l’Ordre de Saint-Georges, instauré en 1769 par Catherine II pour récompenser – exclusivement – les mérites militaires. Supprimé après 1917, à l’instar de tout ce qui rappelait l’ancien régime, il est rétabli par Boris Eltsine, comme symbole de la victoire de l’Union soviétique sur le nazisme et, plus généralement, du patriotisme russe. Le Ruban de Saint-Georges est un incontournable des cérémonies du 9 mai, date à laquelle on commémore, en Russie, la fin de la Seconde Guerre mondiale. Quel rapport avec la mode ? se demandera-t-on. Il est on ne peut plus direct. L’objet du délit En 2015, une robe aux couleurs du Ruban de Saint-Georges est à la Une de l’édition britannique d’avril du magazine Elle. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

9 août 2018