Russie, sex and sun

Crédits image principale : Vladimir Volegov

L’été arrive, annonciateur de soleil, de langueurs, de passions-passades. Pourquoi la Russie en serait-elle exclue ?

Du côté de Sotchi, mer et palmiers sont garantis. Et si l’on veut quelque de chose de moins convenu, il y a le Kamtchatka, dont le climat est classé « méditerranéen » par tous les manuels de géographie. On peut s’y adonner à d’innombrables activités touristiques et sportives, tandis que les plus langoureux se laisseront tenter par la publicité locale qui promet « Plage et détente ».Mais, le sexe dans tout ça ? Il me semble être en filigrane dans ce qui vient d’être dit. Les plus accrocs, en outre, n’auront que l’embarras du choix : en live ou dans la littérature contemporaine, sans parler de l’internet X ‒ il y a tout, en Russie ! Là, toutefois, n’est pas mon propos. Je veux parler ici de la littérature russe classique.

Où l’été est avant tout soleil et gourmandise

Nous commencerons en douceur par un séjour à la campagne, dans le domaine où Oblomov, héros du roman éponyme d’Ivan Gontcharov, a passé son enfance et qui demeure dans ses rêves comme un éternel été :« Où sommes-nous ? Dans quel coin béni de la terre le rêve d’Oblomov nous a-t-il transportés ? … Certes, nous n’y voyons ni mer, ni hautes montagnes, ni rochers et abîmes, ni forêts profondes, rien de grandiose, de sauvage ou de sombre. Et d’ailleurs qu’a-t-on besoin du sauvage et du grandiose ?

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Par Anne Coldefy-Faucard

Dernières nouvelles de la Russie

Médocs et cuisine

Au moment de la parution de Soumission, il y a exactement quatre ans, il n’était pas inintéressant de se pencher sur d’éventuels points de contact entre cette œuvre de Michel Houellebecq et le roman Telluria de Vladimir Sorokine, sorti en russe quelque deux ans plus tôt1. A priori, la tâche semblait vaine, les deux écrivains différant par leur style, leur histoire, leurs personnalités… Ils ont néanmoins plusieurs traits essentiels en commun : une vision distanciée des évolutions du monde (un monde plus français pour Houellebecq, nettement plus large pour Sorokine) et une redoutable intuition. N’est-ce pas là la marque d’une « vraie » littérature de plus en plus rare ?

 

15 mars 2019

Houellebecq / Sorokine :
Médocs et cuisine

Au moment de la parution de Soumission, il y a exactement quatre ans, il n’était pas inintéressant de se pencher sur d’éventuels points de contact entre cette œuvre de Michel Houellebecq et le roman Telluria de Vladimir Sorokine, sorti en Russie quelque deux ans plus tôt*. A priori, la tâche semblait vaine, les deux écrivains différant par leur style, leur histoire, leurs personnalités…

 

11 janvier 2019

C’est (encore) Noël !

« C’est Noël dans toute la maison. Ça sent bon le parquet ciré, l’encaustique, le sapin. On a éteint les lampes mais toutes les veilleuses [les veilleuses d’icônes] brûlent. Les poêles ronflent et crépitent. Les vitres sont complètement gelées. Dans le fond du salon, le sapin se dessine, masse sombre et mystérieuse. »

 

4 janvier 2019