Livres nomades

Pour la quatrième année consécutive, les éditeurs russes (et quelques étrangers) ont planté leurs tentes sur la place Rouge. Un salon du livre dans un cadre exceptionnel.

Du 31 mai au 3 juin, le « Festival du Livre » s’est en effet tenu sous de petites – et moins petites – tentes, ou en plein air quand le temps, guère clément ces derniers jours, le permettait. Présentation de romans et d’essais à peine sortis des presses, dédicaces, débats animés, notamment, par des critiques littéraires en vue ‒ bref, un salon du livre comme il en existe partout, mais, reconnaissons-le, dans un cadre exceptionnel. Le public ne s’y est pas trompé qui est venu en nombre. Les stands où Zakhar Prilepine, Guzel Iakhina et Alexeï Ivanov signaient leurs livres étaient littéralement pris d’assaut.

Parmi les nouveautés « place Rouge » de cette année, on retiendra la présentation du XXVIIIe tome des œuvres complètes d’Alexandre Soljénitsyne, composé, de fait, de ses Mémoires, connus en français sous le titre Le Chêne et le Veau. Dans une thématique très différente, voire opposée, un livre retraçait un siècle d’histoire de la Russie à travers celle du journal Les Izvestia, […]

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Anne Coldefy-Faucard