Livres nomades

Pour la quatrième année consécutive, les éditeurs russes (et quelques étrangers) ont planté leurs tentes sur la place Rouge. Un salon du livre dans un cadre exceptionnel.Du 31 mai au 3 juin, le « Festival du Livre » s’est en effet tenu sous de petites – et moins petites – tentes, ou en plein air quand le temps, guère clément ces derniers jours, le permettait. Présentation de romans et d’essais à peine sortis des presses, dédicaces, débats animés, notamment, par des critiques littéraires en vue ‒ bref, un salon du livre comme il en existe partout, mais, reconnaissons-le, dans un cadre exceptionnel. Le public ne s’y est pas trompé qui est venu en nombre. Les stands où Zakhar Prilepine, Guzel Iakhina et Alexeï Ivanov signaient leurs livres étaient littéralement pris d’assaut.Parmi les nouveautés « place Rouge » de cette année, on retiendra la présentation du XXVIIIe tome des œuvres complètes d’Alexandre Soljénitsyne, composé, de fait, de ses Mémoires, connus en français sous le titre Le Chêne et le Veau. Dans une thématique très différente, voire opposée, un livre retraçait un siècle d’histoire de la Russie à travers celle du journal Les Izvestia,

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Anne Coldefy-Faucard

Dernières nouvelles de la Russie

Médocs et cuisine

Au moment de la parution de Soumission, il y a exactement quatre ans, il n’était pas inintéressant de se pencher sur d’éventuels points de contact entre cette œuvre de Michel Houellebecq et le roman Telluria de Vladimir Sorokine, sorti en russe quelque deux ans plus tôt1. A priori, la tâche semblait vaine, les deux écrivains différant par leur style, leur histoire, leurs personnalités… Ils ont néanmoins plusieurs traits essentiels en commun : une vision distanciée des évolutions du monde (un monde plus français pour Houellebecq, nettement plus large pour Sorokine) et une redoutable intuition. N’est-ce pas là la marque d’une « vraie » littérature de plus en plus rare ?

 

15 mars 2019

Houellebecq / Sorokine :
Médocs et cuisine

Au moment de la parution de Soumission, il y a exactement quatre ans, il n’était pas inintéressant de se pencher sur d’éventuels points de contact entre cette œuvre de Michel Houellebecq et le roman Telluria de Vladimir Sorokine, sorti en Russie quelque deux ans plus tôt*. A priori, la tâche semblait vaine, les deux écrivains différant par leur style, leur histoire, leurs personnalités…

 

11 janvier 2019

C’est (encore) Noël !

« C’est Noël dans toute la maison. Ça sent bon le parquet ciré, l’encaustique, le sapin. On a éteint les lampes mais toutes les veilleuses [les veilleuses d’icônes] brûlent. Les poêles ronflent et crépitent. Les vitres sont complètement gelées. Dans le fond du salon, le sapin se dessine, masse sombre et mystérieuse. »

 

4 janvier 2019