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Maslenitsa : les blinis russes à la sauce chinoise, italienne, finlandaise…

Fêtée cette année du 9 au 18 février, la Maslenitsa est une sorte de Chandeleur russe. Mi-païenne, mi-religieuse, cette fête célèbre la fin de l’hiver tout en préparant le début du Grand Carême. Tout au long de la semaine, les Russes organisent de nombreuses activités : kermesses en plein air, concerts de musique folkloriques et, surtout, dégustation de blinis à foison. Ces crêpes traditionnelles russes symbolisent le retour du soleil et se mangent accompagnées de crème fraîche, de confiture et même de caviar. Sur une proposition du magazine Afisha, des chefs cuisiniers étrangers vivant à Moscou ont revisité les blinis russes à leur façon : crêpes de maïs, de betterave, de panais et patate douce ou à l’encre de seiche. Ils livrent ici leurs recettes.

La crêpe frite à l’œuf et à l’oignon vert du chef Wang Cheng-Kun (chaîne de restaurants China News)

De petites crêpes pékinoises traditionnelles

« Évidemment, nous n’avons pas la Maslenitsa en Chine. Pourtant, chez nous aussi, les crêpes symbolisent le Soleil et la Lune. En fait, les crêpes sont vraiment une histoire chinoise… D’abord, elles entourent le célèbre canard laqué à la pékinoise. Et puis, il y a le rouleau de printemps, qui est aussi une crêpe. Ainsi, en Chine, la crêpe sert en premier lieu à envelopper diverses garnitures.

La langue chinoise n’a qu’un mot pour désigner la crêpe et la galette. On peut considérer comme des crêpes les galettes jusqu’à un centimètre d’épaisseur. Traditionnellement, nous fourrons ces galettes d’oignon vert ou de daïkon, le radis chinois. Taïwan, par ailleurs, a développé toute une culture de crêpes sucrées : et je soupçonne que les liens étroits de l’île avec le Japon y sont pour beaucoup. Leurs crêpes rappellent les crêpes françaises traditionnelles : ils mettent de la glace à l’intérieur et saupoudrent le dessus de cacahuètes pilées.

Un classique du genre – et une collation très populaire chez nous – est la crêpe frite pékinoise à l’œuf et à l’oignon vert. Pour 5-6 portions, il faut d’abord préparer une pâte fluide, comme celle des blinis russes. Je mélange 300 ml d’eau froide, 100 grammes de farine supérieure, un œuf + un jaune, 50 ml d’huile végétale, une cuillerée à soupe de sucre et une pincée de sel. Puis, je cuis la crêpe, sur une face seulement. Plus grande est la crêpe, mieux c’est : prenez donc une très grand poêle. Quand la crêpe est presque prête, sans la retirer de la poêle, je casse dessus un œuf, que j’aplanis en une couche lisse, puis j’ajoute de l’oignon vert, très finement émincé (une cuillerée à soupe suffit). Ensuite, j’étale de la sauce chili – à votre goût – et j’ajoute deux ou trois chips de crevettes. Enfin, je plie la crêpe en deux ou en trois. […]

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Traduit par Julia Breen

Dernières nouvelles de la Russie

Société

L’inquiétante nébuleuse des centres de désintoxication privés en Russie

Le 28 novembre dernier, la directrice du centre de désintoxication Phénix, situé en banlieue de Moscou, a été mise en examen dans l’affaire de la mort, en octobre 2017, de l’acteur Dmitri Marianov, qui y était soigné pour sa dépendance à l’alcool. Une première en Russie. Les centres privés de « thérapie par le travail », pullulent dans le pays. N’étant pas considérés comme des établissements médicaux, ils sont très peu contrôlés. Patients privés de droits, enlevés en pleine nuit ou réduits en esclavage… les Izvestia ont mené l’enquête.Il aura fallu plus d’un an – et un travail de fourmi – pour traîner le centre Phénix devant les tribunaux. Après avoir épluché les relevés de communications téléphoniques de toute la petite ville de Lobnia, où le centre est situé, et mené des dizaines d’interrogatoires, les enquêteurs ont fini par établir la responsabilité de la directrice, Oxana Bogdanova. Mise en examen fin novembre, elle risque jusqu’à six ans d’emprisonnement.L’enquête a en effet établi que Dmitri Marianov aurait pu survivre s’il avait été pris en charge, dès le matin du jour de sa mort (le 15 octobre 2017) par un chirurgien vasculaire.Selon des sources policières, à son arrivée au centre Phénix, le 5 octobre 2017, l’acteur, âgé de 47 ans, présentait déjà des risques de thrombose veineuse. La direction de l’établissement le met pourtant sous injections d’halopéridol (antipsychotique) et de phénazépam (anxiolytique), pourtant censés être prescrits exclusivement par un médecin. De plus, les piqûres sont effectuées par d’autres patients, et non par des membres du personnel soignant…Dmitri Marianov. Crédit : IzvestiaLe matin du 15 octobre, alors que Dmitri Marianov se plaint de fortes douleurs aux reins et à la jambe, Mme Bogdanova refuse d’appeler le SAMU, affirmant que l’homme cherche simplement un moyen de s’enfuir du centre. En réalité, poursuivent les enquêteurs, il faisait une hémorragie interne, consécutive à une déchirure de la veine iliaque.On peut supposer que la célébrité du patient, « morceau de choix » pour les centres de ce genre, a joué, en l’occurrence, en sa défaveur : la directrice a probablement craint une « mauvaise publicité ».Enlèvements « sur commande »Mais c’est aussi la célébrité de Marianov qui a permis de révéler l’affaire. Les cas de personnes se retrouvant placées, contre leur gré ‒ puis quasiment « otages » ‒ dans ces centres de désintoxication privés sont, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

14 janvier 2019
Économie

Coût de la vie en Russie : les hausses d’impôt prévues en 2019

Alors que les Russes voient leurs revenus réels chuter de façon constante depuis cinq ans, ils doivent se préparer à une nouvelle augmentation du coût de la vie cet hiver. En cause, principalement, les hausses de la TVA et du coût du carburant, qui vont se répercuter sur les prix de tous les produits de consommation courante. Le portail d’information News.ru passe en revue les mauvaises nouvelles.Avec l’entrée en vigueur, au 1er janvier 2019, de la hausse des taxes sur le carburant, la Chambre russe des comptes (dirigée, depuis mai 2018, par l’ancien ministre des Finances Alexeï Koudrine) s’attend à une nouvelle flambée des prix de l’essence et du diesel. Les taxes sont en effet passées de 8 200 à 12 300 roubles (de 107 à 160 euros environ) sur la tonne d’essence, et de 5 600 à 8 500 roubles (de 73 à 111 euros environ) sur la tonne de diesel.Essence, tabac, alcool…Si la Banque centrale ne prévoit qu’une augmentation de 4,5 % sur les prix du carburant au détail – soit d’environ deux roubles le litre – les experts, plus pessimistes, tablent sur le double. Quoi qu’il en soit, en pratique, cette hausse n’interviendra pas avant début avril : réunis à l’appel du gouvernement russe en octobre dernier, les dirigeants des grandes compagnies pétrolières ont accepté de geler leurs tarifs jusqu’au 31 mars. […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

9 janvier 2019
Culture

Zaporojets, la voiture qui valait mille bouteilles de vodka

À la fin du mois de novembre 1960, la première ZAZ 965 sortait de l’usine automobile Kommunar, dans la ville de Zaporojié, en Ukraine soviétique. Aujourd’hui pièce de collection, la « Zaporojets » devient rapidement le véhicule familial le plus vendu en URSS. Sofia Krakova (Gazeta.ru) revient sur l’histoire et les différents modèles de cette voiture « balèze et bon marché », adorée des Russes. Reconnaissable entre toutes, la ZAZ 965 est immédiatement surnommée « la Bossue » pour la forme de sa carrosserie, qui rappelle celle de sa grande sœur italienne, la Fiat 600. Pour le reste, tout l’en distingue : autre moteur, autre boîte de vitesses, autre suspension et pneus élargis. La Zaporojets ne compte pas plus de 27 chevaux sous le capot… ou plus exactement, sous le coffre – les bagages étant relégués à l’avant, à la place habituelle du moteur –, mais les plus téméraires réussissent à pousser leur « Zazik » jusqu’à 90 km/h. « Savez-vous pourquoi la Zaporojets a le coffre à l’avant ? Parce qu’à une telle vitesse, il faut surveiller ses bagages ! », affirme une blague de l’époque. Les Russes n’ont jamais cessé de « charrier » la ZAZ 965, n’épargnant ni son aspect extérieur ni ses caractéristiques techniques, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

14 décembre 2018
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