Vladimir Yankilevsky, père de l’anti-conformisme russe, s’est éteint à Paris

Vladimir Yankilevsky, figure de l’art soviétique anticonformiste des années 70 et 80, s’est éteint le 4 janvier, à Paris, à près de 80 ans.

C’est l’ami du peintre et directeur du Centre russo-israélien de recherche sociologique en art contemporain, Alek D. Epstein, qui a annoncé le premier la « tragédie » sur Facebook : « Vladimir Yankilevsky, artiste exceptionnel, un des pères fondateurs du conceptualisme moscovite, a quitté ce monde aujourd’hui, un mois et demi à peine avant d’atteindre ses quatre-vingts ans. Tous ceux qui connaissaient cet homme unique conserveront à jamais de lui le souvenir le plus lumineux ; tout comme il marquera à jamais de ce souvenir l’histoire de l’art russe et de l’art mondial », a écrit le sociologue sur sa page personnelle.

Relayant la nouvelle, le peintre et écrivain russe Maxim Kantor a regretté la mort d’un « bon artiste et d’un homme bon », ajoutant : « Yankilevsky a vécu la première moitié de sa vie en Russie, où il était un artiste underground. Il a vécu les dernières décennies à Paris, où il a aussi été, d’une certaine façon, un artiste underground. »

La fureur de Khrouchtchev

Né en 1938 à Moscou, Yankilevsky fut initié à l’art par un père peintre. Après des études artistiques et diplômé en 1962 de l’Institut de polygraphie de Moscou, il expose pour la première fois la même année aux côtés d’autres membres du studio Nouvelle Réalité, […]

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Julia Breen