S'abonner, c'est rejoindre une communauté d'experts et de passionnésDécouvrir nos offres

Jean-Marc Quinton, le Français qui fait son cinéma en Russie

Jean-Marc Quinton, le Français qui fait son cinéma en Russie

Le Français Jean-Marc Quinton vient d’être nommé directeur du répertoire artistique du réseau de salles de cinéma russes Cinema Park et Formula kino. Le Courrier de Russie l’a rencontré.

Le Courrier de Russie : Pourquoi êtes-vous venu travailler en Russie ?

Jean-Marc Quinton : En avril dernier, les deux grandes chaînes de cinéma russes Formula kino et Cinéma park ont fusionné, rachetées par Alexandre Mamut. Cet homme d’affaires russe qui développe beaucoup de projets dans le domaine de l’économie numérique travaillait déjà avec Joël Chapron, spécialiste du cinéma russe chez Unifrance, que je connais bien moi aussi. En rencontrant M. Mamut, j’ai senti sa volonté sincère de bâtir une industrie qui fait sens aussi au niveau de la culture. De fait, quand il a voulu engager un spécialiste français et m’a fait une proposition, j’ai accepté de tenter l’aventure.

LCDR : Quelle image aviez-vous de la Russie, avant d’y venir ?

J.-M. Q. : J’ai eu l’occasion de visiter la Russie au début des années 1990, ma sœur ayant passé un an à Saint-Pétersbourg. À l’époque, j’étudiais le russe au collège, à Bordeaux. J’y reviens pour la première fois depuis, et je constate un changement colossal, un développement impressionnant. Je crois d’ailleurs que les Français n’en ont pas conscience. Ils ont gardé l’image d’un pays difficilement accessible, alors qu’aujourd’hui, c’est la France qui semble en retard ! Ici, les magasins sont ouverts 24h/24, le dimanche… Il y a une espèce de vie en continu que l’on ne trouve plus depuis longtemps à Paris. Je suis quelqu’un de très urbain, et cela me plaît énormément.

Une rue de Moscou près de Kievskaia. Crédits : Flickr
Une rue de Moscou près de Kievskaïa.

Il vous reste 75% de l'article à consulter...

Créez votre compte et accédez gratuitement à 3 articles par mois

Je crée mon compte

Déjà abonné ? Se connecter

Propos recueillis par Rusina Shikhatova

Le retour du grand roman russe

En 2015, le premier roman de Gouzel Iakhina, Zouleikha ouvre les yeux, s'imposait dans la littérature russe. Ce récit de la dékoulakisation est aujourd’hui traduit en 16 langues. Le Courrier de Russie a rencontré sa traductrice française, Maud Mabillard.

 

16 février 2018