Vincent Moon et ses Carnets de Russie

Le réalisateur français Vincent Moon a eu deux vies. Dans la première, il a filmé les grands noms du rock indépendant planétaire, tels REM, Arcade Fire, Beirut ou The National. Dans la seconde, il a voyagé – et voyage – à travers le monde, à l’écoute des cultures qui le peuplent. En 2012, une de ses virées l’a conduit en Russie. Il en est revenu avec une trentaine de films, dont près de la moitié consacrés aux musiques traditionnelles du Caucase russe. Une expérience que Vincent compte bien réitérer dans un avenir proche. Le Courrier de Russie a sauté sur l’occasion pour s’entretenir avec lui.

Le Courrier de Russie : Dans une de tes très rares interviews en français, accordée en 2013, tu as dit que la Russie avait été l’un de tes plus beaux voyages…

Vincent Moon : Cela fait longtemps, mais je garde effectivement de ce pays un souvenir de rencontres incroyables. Il y a une telle puissance humaine qui se dégage de la Russie ! C’est ce qui m’a vraiment marqué dans cette fameuse « âme russe », dont on a tant parlé. La relation humaine est réellement honnête. C’est un rapport frontal, très direct, qui m’est proche. Les Russes disent ce qu’ils pensent ou ressentent sans y aller par quatre chemins.

LCDR : Qu’est-ce qui t’a amené en Russie ?

V.M. : Un jour, j’ai reçu un e-mail très touchant d’une certaine Elena Sakhnova, […]

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Thomas Gras