Chinois orthodoxes. L’histoire de la mission spirituelle russe à Pékin

Chinois orthodoxes

L’histoire de la mission spirituelle russe à Pékin

Le 1er juin 1685, une armée de plus de cinq mille hommes engageait, sur ordre de l’empereur Kangxi, le siège du fort d’Albazin, sur le fleuve Amour, où s’étaient retranchés quelques centaines de Cosaques. Face à une telle disproportion des forces, la garnison ne pouvait résister longtemps. Elle se rendit au bout de dix jours. La plupart d’entre eux obtinrent de pouvoir aller, avec leurs familles et leurs biens, à Nerchintsk ou Irkoutsk. Pourtant, un petit groupe « d’Albaziniens », quelques dizaines tout au plus, fut au contraire envoyé à Pékin. L’Empereur, loin de les traiter en ennemis, les recruta dans sa garde, leur offrit terrains et pensions, maria les célibataires à des veuves de condamnés chinois. Il les autorisa même à pratiquer la religion orthodoxe sous la direction du prêtre Maxime Leontiev qui les avait accompagnés. Un ancien temple lamaïste fut affecté au nouveau culte. Le souci de veiller sur cette petite chrétienté orthodoxe inspira aux autorités russes l’envoi, en 1715, d’une mission spirituelle russe à Pékin. Celle-ci allait jouer un rôle déterminant dans les relations entre les deux pays, dépassant de loin sa vocation religieuse initiale.

Ce petit groupe de religieux devait s’occuper exclusivement de la communauté orthodoxe de Chine : Albaziniens fixés sur place et marchands russes qui, tous les trois ans, […]

Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou abonnez-vous !

Paul Huetz

Dernières nouvelles de la Russie

Culture

Enigma : « Pour peu que la bobine d’un zouave ou d’un arabe ait frappé son attention, il pouvait la restituer avec une absolue fidélité plusieurs mois après sur l’une de ses toiles »

Double chance de résoudre l’énigme dans ce numéro ! Trouvez le nom du peintre français ou celui de son fidèle apprenti et soyez le premier à nous envoyer la bonne réponse à l’adresse enigma@lcdr.ru. Gagnez un abonnement au journal gratuit pendant trois mois et un livre en français ! Mon ami, Puisque tu me demandes de nouveaux conseils sur la carrière de peintre dans laquelle tu débutes, je voudrais aujourd’hui insister sur l’importance de te trouver un bon maître. Pas moi certes, je suis trop vieux, et mes yeux me jouent bien des tours depuis quarante ans. Choisis plutôt quelqu’un de reconnu, mais d’assez jeune encore. Essaie en France peut-être. C’est de là que venait mon maître à moi, et je bénis encore le ciel de m’avoir donné le courage de m’adresser à lui. C’était en 1843, à Saint-Pétersbourg. À l’époque je m’étais déjà fait « un petit nom » comme on dit. Je maîtrisais bien l’aquarelle et le dessin, et mes gravures pour les livres de Miatlev et de Boulgarine avaient plu au public. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

15 juillet 2011
Culture

Enigma : « Ils aimaient la même femme »

Si vous trouvez le nom du « grand Russe » qu’évoque le vieux chasseur briard, envoyez un e-mail à enigma@lcdr.ru. Le premier à envoyer la bonne réponse gagnera un abonnement gratuit de trois mois et un livre en français.La fin de la saison approchant, j’avais décidé de tenter une dernière sortie, profitant d’une matinée plus ensoleillée que les précédentes. En milieu d’après-midi, je m’en retournais à travers champs, le carnier à moitié rempli, flanqué de ma chienne préférée, lorsque du ciel soudain asssombri une pluie torrentielle et glacée s’abattit sur la campagne briarde. Je m’élançai à toutes jambes vers un large édifice situé à une centaine de mètres. J’arrivai trempé sous l’auvent. Une fois bien à l’abri, je reconnus la grange de Planoy, qui bien des années auparavant m’avait déjà protégé en pareille circonstance des fureurs de l’orage. Je chassais à l’époque avec un de mes vieux amis, depuis perdu de vue, et dont les journaux ne m’ont rappelé l’existence il y a quelque temps que pour m’annoncer sa mort. Grelottant de froid, forcé d’attendre la fin de l’averse, je me trouvais soudain comme transporté plus de trente ans en arrière, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

10 juin 2011
Culture

« Un Russe n’a pas la même mentalité que nous »

Si vous trouvez le héros de cette confession improvisée, envoyez un e-mail à enigma@lcdr.ru ou un fax à +7 495 690 01 28. Le premier à envoyer la bonne réponse gagnera un abonnement au journal de trois mois et un livre en français.« Ô frères, aux armes, pour notre lutte, pour la victoire de tous les travailleurs… » C’est idiot. Voilà «qu’il m’a mis cet air des révolutionnaires dans la tête et que je n’arrive pas à m’en débarrasser. J’y pense, j’y repense encore et toujours. Une immense tristesse, un dégoût de tout et de moi-même me serrent la gorge. Dure journée. Dur métier que le nôtre aussi, pour nécessaire qu’il soit. Je m’en veux de ma sensiblerie. J’ai réussi à la contenir et à faire bonne impression je crois, mais dieu que je me sentais mal. J’admire Anatole, si maître de lui en toutes circonstances. Ce matin encore, il était posé, organisé, toujours élégant, avec son veston gris clair et son chapeau melon. Il est vrai qu’il a vécu cela plus de trois cent fois. C’était son premier Russe, à lui aussi. À cinq heures trente ce quatorze septembre on est venu le chercher. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

14 mars 2011
Revolution Slider Error: Slider with alias abos-2018-9 not found.
Maybe you mean: 'une' or 'stream' or 'grand-format' or 'test' or 'standard-wp-gallery13' or 'media-carousel-autoplay15'