Tout ce qui brille n’est pas de l’or, Mode russe : l’avenir en question

Tout ce qui brille n’est pas de l’or

Beaucoup de créateurs « prometteurs », mais peu de grands noms. La mode russe reste une Cendrillon qui observe avec admiration ses grandes sœurs européennes, en chérissant l’espoir de pouvoir un jour les égaler. Le Courrier de Russie a discuté ses perspectives de devenir reine du bal avec deux stylistes : Valentin Yudashkin, incorrigible optimiste et Oleg Ovsiev, largement plus sceptique.

Le Courrier de Russie : Comment caractériseriez-vous le monde de la mode russe aujourd’hui ?

Valentin Yudashkin : J’ai dessiné ma première collection il y a maintenant vingt-deux ans. Tant de choses ont changé depuis ! Nous sommes passés d’un monde fermé et élitiste à une ambiance bon enfant et pleine d’opportunités. Je ne compte plus les talents que j’ai vu naître à chaque Fashion Week.

Oleg Ovsiev : Oui, il y a plus de jeunes créateurs qu’avant, mais quoi de plus normal, puisque sous l’URSS, la haute couture n’existait pas ? En termes de qualité, en revanche, la scène moscovite est un véritable gouffre. Il y a quelques talents, certes, mais des problèmes structurels les paralysent.

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Propos recueillis par Anaïs LLobet