L’âme de Boulgakov traîne sur l’étang du patriarche

Le quartier des « étangs du Patriarche » évoque immanquablement la rencontre de deux citoyens par une chaude soirée de printemps, dans le jardin le long de la rue Malaïa Bronnaïa. Ainsi commence le célèbre roman de Boulgakov Le Maître et Marguerite, célébrité qui lui est venue d’autant tardivement que le roman n’a été édité en URSS qu’en 1966, soit 26 ans après sa mort. Mais l’histoire du quartier a commencé il y a fort longtemps.

L’endroit s’appelait alors le marais aux Chèvres. Deux rues avoisinantes en ont gardé le souvenir : les rues Bolchoï et Maly Kozikhinski. A la fin du seizième siècle, le patriarche Joachim y avait établi son domicile, ainsi furent creusés trois étangs pour alimenter sa table en poisson. Un seul subsiste de nos jours mais la rue avoisinante, Triokhproudny (des trois étangs) nous rappelle leurs existences. Rebaptisé pendant la période soviétique l’étang des Pionniers, il reprit son nom historique en 1992. Ce quartier est l’un des plus charmants de Moscou.

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Bétka Bérard

Dernières nouvelles de la Russie

Culture

Jérusalem vue par Nikon

Les pèlerins sont nombreux à venir se recueillir dans la cathédrale de la Résurrection du monastère de la Nouvelle Jérusalem, dans la petite ville d’Istra (anciennement Vozkresensk), dans la région de Moscou. Le dôme pyramidal de soixante mètres de haut et de vingt trois de large, se découpe au loin dans le ciel sombre. Il est unique en son genre avec ses trois rangs de fenêtres. La construction du monastère a débuté en 1656 à l’initiative du patriarche Nikon (1605-1681) qui avait l’ambition d’en faire le centre de l’orthodoxie épurée, dans l’esprit de l’idéologie dominante de l’époque : « Moscou, la troisième Rome ». Le lieu devait très modestement être la réplique de la Terre Sainte. Tout naturellement donc, le monastère prit le nom de Nouvelle Jérusalem, situé au bord de la rivière Istra, rebaptisée Jourdan. Les collines avoisinantes prirent les noms bibliques de Golgotha, de Béthanie et de mont Thabor. La cathédrale de la Résurrection est bâtie sur le modèle de celle du Saint Sépulcre de Jérusalem, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

21 mai 2007
Culture

Normandie Niémen s’est installé chez un pope radin

Admirablement située sur les bords de la Moskova, la Galerie Tsvetkov, résidence du chef de la mission militaire de l’ambassade de France, est une illustration du style « moderne » de la fin du XIXè siècle. Son intérêt n’est pas seulement architectural, s’y inscrit également une page d’histoire, autant russe que française. La maison a été construite en 1902, semblable à un « terem », pour Ivan Tsvetkov, dont la réussite est un exemple d’ascension sociale en Russie dans le dernier tiers du XIXè siècle. Fils d’un prêtre orthodoxe sans fortune, Tsvetkov est né en 1845 dans une petite ville de la province de Simbirsk. Bon élève, appliqué, doué pour les mathématiques, Tsvetkov a, par son travail et son acharnement, gravi tous les échelons de la réussite, (il a fréquenté la même école que Kerenski et un certain Vladimir Oulianov). Il a modestement débuté dans la banque et s’est hissé aux postes les plus élevés. Sa fortune peut être comparée à celle des collectionneurs les plus connus, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

4 avril 2007
Culture

Les églises ascensionnelles se multiplient

La ville de Moscou est célèbre pour ses innombrables églises qui, aujourd’hui encore, même après les destructions des années 30, se découvrent à chaque coin de rue. Elles portent parfois le même nom. Aussi pour les distinguer les désigne-t-on par le nom du lieu où elles se trouvent. Ainsi en est il pour les églises de l’Ascension (Voznesienie). La Grande Ascension « aux portes Saint-Nikita » à ne pas confondre avec la petite, située dans la même rue, en face du conservatoire, et celle située « au champ des poids » dans le quartier Bauman. Relativement éloignées l’une de l’autre, elles présentent cependant au-delà du nom, quelques similitudes intéressantes. Toutes deux édifiées à partir d’églises existantes, leur construction a été entreprise à la fin du dix-huitième siècle. Elles ont un aspect extérieur assez similaire, surtout en raison de leur teinte jaune sable, bien que celle de la rue Bolchaïa Nikitskaïa ait été fortement remaniée après l’incendie de 1812. Elles sont toutes deux munies d’une tour clocher, d’un plan carré surmonté d’une coupole pour l’une (Nikitskaïa) et d’une rotonde, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

21 mars 2007

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