L’image de festins grandioses, de fêtes merveilleuses comme on n’en voit que dans les contes, est rarement associée à la Russie par les étrangers. À tort. Les contes populaires russes ne parlent, au fond, que de repas pantagruéliques - des épreuves culinaires imposées par la sorcière Baba Yaga aux malheureux qui s'aventurent chez elle, jusqu'aux noces somptueuses du tsarévitch et de la belle Vassilissa.

 

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Ne croyez rien de ce que vous montre la perspective Nevski, écrivait Nikolaï Gogol, elle ment tout le temps ! La perspective Nevski étant le cœur même de Saint-Pétersbourg, il n’était pas difficile d’en déduire que la capitale impériale mentait, elle aussi, en permanence, qu’elle n’était qu’une illusion susceptible de disparaître à tout instant, comme par enchantement.

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Au moment de la parution de Soumission, il y a exactement quatre ans, il n’était pas inintéressant de se pencher sur d’éventuels points de contact entre cette œuvre de Michel Houellebecq et le roman Telluria de Vladimir Sorokine, sorti en russe quelque deux ans plus tôt1. A priori, la tâche semblait vaine, les deux écrivains différant par leur style, leur histoire, leurs personnalités… Ils ont néanmoins plusieurs traits essentiels en commun : une vision distanciée des évolutions du monde (un monde plus français pour Houellebecq, nettement plus large pour Sorokine) et une redoutable intuition. N’est-ce pas là la marque d’une « vraie » littérature de plus en plus rare ?

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Au moment de la parution de Soumission, il y a exactement quatre ans, il n’était pas inintéressant de se pencher sur d’éventuels points de contact entre cette œuvre de Michel Houellebecq et le roman Telluria de Vladimir Sorokine, sorti en Russie quelque deux ans plus tôt*. A priori, la tâche semblait vaine, les deux écrivains différant par leur style, leur histoire, leurs personnalités…

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« C’est Noël dans toute la maison. Ça sent bon le parquet ciré, l’encaustique, le sapin. On a éteint les lampes mais toutes les veilleuses [les veilleuses d’icônes] brûlent. Les poêles ronflent et crépitent. Les vitres sont complètement gelées. Dans le fond du salon, le sapin se dessine, masse sombre et mystérieuse. »

 

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« Liberté de parole ! liberté de réunion ! liberté d’association ! – mais si quelqu’un vous dit qu’on peut les obtenir pacifiquement, crachez-lui à la figure ! » C’est une déclaration attrapée au vol dans la rue, au cœur des troubles de mars et avril 1917, dans une Russie en révolution.

 

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Le Komsomol [Union des jeunesses léninistes communistes] fête son centenaire. Le journal Moskovski komsomolets a interviewé à cette occasion un des anciens leaders de l’organisation, Viatcheslav Kopiov (64 ans). Le Courrier de Russie reprend les passages clefs de cet entretien.

 

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En juillet 1947, l’écrivain John Steinbeck et le photographe Robert Capa prennent l’avion à Paris pour se rendre en URSS, où ils ont été autorisés à réaliser un reportage. En 1940, le premier a reçu le prix Pulitzer pour Les raisins de la colère, et le second vient de créer avec d’autres, dont Henri Cartier-Bresson, l’agence Magnum.

 

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Cette chronique estivale, en quatre épisodes, se propose d’envisager les vêtements et la mode sous un angle historique, politique, littéraire, artistique, masculin/féminin, individuel/collectif, le tout lié, bien sûr, à la Russie.

 

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Dans une vitrine protégée par une grille, trois grandes affiches publicitaires montrent des hommes casqués, masqués, gantés, armés d’instruments manifestement susceptibles de faire de gros trous. Surmontant les photos, cette enseigne : « ARMIA ROSSII ».

 

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Qu’est-ce qui est bicolore, moiré, sobre et lumineux à la fois : trois bandes noires alternant avec deux bandes oranges ? Vous donnez votre langue au chat ? Reconnaissons que la devinette n’était pas simple. Réponse : le Ruban de Saint-Georges.

 

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Indéniablement, il y a, comme l’écrit Ivan Davydov, une « poésie véritable » dans les chansons et, plus généralement, dans le langage des truands. Une poésie un peu surannée, du moins si l’on en considère les formes les plus anciennes, bien antérieures à l’Union soviétique et au Goulag

 

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L’été arrive, annonciateur de soleil, de langueurs, de passions-passades. Pourquoi la Russie en serait-elle exclue ? Du côté de Sotchi, mer et palmiers sont garantis. Et si l’on veut quelque de chose de moins convenu, il y a le Kamtchatka.

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Chacun, en France, connaît le mot datcha, même si la représentation que l’on en a ne correspond pas toujours à la réalité. On ignore généralement, en revanche, le mot oussadba que l’on traduit parfois par « domaine aristocratique », « manoir », « château ».

 

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Pour la quatrième année consécutive, les éditeurs russes (et quelques étrangers) ont planté leurs tentes sur la place Rouge. Un salon du livre dans un cadre exceptionnel. Du 31 mai au 3 juin, le « Festival du Livre » s’est en effet tenu sous de petites – et moins petites – tentes, ou en plein air quand le temps, guère clément ces derniers jours, le permettait.

 

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« Nous vivons dans une salle d’attente », écrit en 1963 le poète Robert Rojdestvenski. Au moment de l’écriture du poème, le « Dégel » poststalinien se poursuit, mais on sent déjà se dessiner l’éventualité d’un « regel ».

 

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La 38e édition du Salon du Livre de Paris s'est distinguée par une fréquentation en hausse. L'affluence a été au rendez-vous avec une augmentation du nombre de visiteurs de 7% par rapport à 2017, et une présence remarquée du jeune public.

 

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