Le 24 décembre dernier, le groupe agroalimentaire français Danone a annoncé la fermeture, d’ici la fin du premier quadrimestre de 2016, de deux de ses usines en Russie : celles de Tomsk, en Sibérie occidentale, et de Tcheboksary, dans la région de la Volga.

sdelanounas.ru. Danone ferme deux usines en Russie
Les activités des usines seront progressivement transférées vers les sites de Kemerovo, Krasnoïarsk, Samara, Saransk et Kazan. Crédits : sdelanounas.ru

Danone a justifié cette décision par l’usure technologique de ces deux sites de production, leur faible rendement et la baisse générale des ventes du groupe en Russie. « Des facteurs qui ne nous permettent plus de maintenir nos standards de qualité élevés », a souligné l’entreprise dans un communiqué, ajoutant que le bilan de l’année 2015 serait publié courant février 2016.

Acquises en 2010 suite à la fusion de Danone avec le groupe russe Unimilk, les usines de Tomsk et Tcheboksary, qui datent de la période soviétique, « n’ont jamais été rénovées ni modernisées », poursuit le service de presse du géant agroalimentaire.

En outre, les deux sites visés ne fabriquent que des produits laitiers traditionnels à faible marge bénéficiaire, tels des briques de lait et du yaourt nature. « Une production qui n’est plus rentable aujourd’hui au vu de la situation du marché russe du lait cru », précise le service de presse.

En baisse depuis quatre ans, l’industrie laitière nationale n’a en effet pas été en mesure de profiter des parts de marché libérées par l’embargo – près d’un quart du marché –, dans la mesure où le pays manque cruellement de lait cru, a expliqué au quotidien Kommersant Artiom Belov, directeur exécutif de l’Union russe des producteurs de lait.

Les activités de l’usine de Tomsk seront progressivement transférées vers les sites que le groupe possède à Kemerovo et Krasnoïarsk, tandis que celles de Tcheboksary iront à Samara, Saransk et Kazan. Quelque 300 personnes seront licenciées suite à ces fermetures.

Le groupe français souligne cependant qu’il n’envisage pas de renoncer à ses projets en Russie, et compte investir 700 millions de dollars dans la modernisation de ses capacités de production locales d’ici fin 2017.

« La compagnie, toujours intéressée par le marché russe, continue de se développer en investissant dans ses usines les plus performantes, telles celles de Kemerovo et Krasnoïarsk », conclut ainsi le service presse de Danone.

En 2014, Danone avait déjà fermé trois usines en Russie – celles de Novossibirsk, Smolensk et Togliatti – afin « d’optimiser et de moderniser ses sites de production russes ».

La crise économique pèse sur l’entreprise, qui a vu ses ventes en Russie diminuer en 2014, pour ne plus représenter que 9 % (1,9 milliard d’euros) du chiffre d’affaires global du groupe (22,1 milliards d’euros), contre 11 % en 2013 (2,34 milliards d’euros). La Russie a ainsi cessé d’être le marché le plus important de Danone, le cédant à la France, qui a maintenu une part de 10 %.

Le directeur général de Danone Russie, Bernard Ducros, avait indiqué en janvier 2015 que le groupe français n’avait pas l’intention de fermer d’usines dans le pays au cours des deux prochaines années mais n’écartait toutefois pas la possibilité de revenir sur ce choix en cas d’aggravation de la situation économique.

Danone est une des premières sociétés occidentales à s’être implantée sur le marché russe. Le groupe s’est installé en Russie en 1992, avec l’ouverture d’un magasin sur la rue Tverskaïa à Moscou.

L’entreprise américaine Airbnb a fait l’acquisition fin septembre de la start-up russe Lapka, productrice de capteurs environnementaux pour iPhone, a indiqué le fondateur de Lapka, Vadik Marmeladov. L’information a été confirmée par Airbnb.

Airbnb achète la start-up russe Lapka
Lapka et Airbnb

Vadik Marmeladov est né et a grandi à Togliatti. À 29 ans, il vit aujourd’hui à San Francisco, avec son équipe de cinq ingénieurs. Ils ont conçu ensemble le panel de quatre capteurs Lapka, qui, synchronisés avec l’iPhone, permettent de mesurer la température extérieure, l’humidité, le niveau de radiations et d’émissions électromagnétiques, mais aussi de contrôler le niveau de nitrates présents dans les fruits et légumes.

En Russie, le panel de capteurs est disponible dans les magasins re:Store, pour 10 000 roubles environ (136 euros). « Nous étions mus par l’idée de créer des capteurs pratiques et esthétiques, qui, du point de vue de l’alliance du style et de la technologie, n’auraient rien à envier aux produits Apple, a déclaré Vadik Marmeladov, interviewé par Slon magazine. La technologie n’est pas très importante en soi : le radiomètre, le nanomètre et les autres capteurs sont élaborés à partir de méthodes connues depuis longtemps. Mais nous avons réussi à créer des produits qui existent au-delà de leur destination première, des objets qui montrent jusqu’où vont les possibilités des interfaces et des gadgets contemporains. »

Capteur d'humidité de Lapka. Crédits : Lapka.
Capteur d’humidité de Lapka. Crédits : Lapka.

Vadik Marmeladov a également confié à Slon que deux des trois fondateurs d’Airbnb — Joe Gebbia et Brian Chesky – « s’intéressaient à Lapka depuis le jour de sa création ». C’est Gebbia qui avait passé la première pré-commande pour un capteur, assure Marmeladov. « Tout ce temps, nous étions en contact, nous nous rencontrions régulièrement. Et un beau jour, Gebbia a carrément proposé de racheter l’entreprise et de travailler ensemble sur de nouveaux projets, au sein d’Airbnb », poursuit Marmeladov. Mais Airbnb s’intéresse moins aux capteurs de Lapka qu’ « aux gens qui les fabriquent », souligne le fondateur du groupe russe, et aujourd’hui, les designers de Lapka « vont créer de nouveaux produits » pour Airbnb, poursuit-il.

« J’ai suivi l’équipe de Lapka depuis leur lancement. Dès le départ, j’ai été inspiré par leur design, qui mélange la beauté, la forme et l’art de raconter l’histoire de leur produit », a commenté Gebbia, par l’intermédiaire de son service de presse.

Après avoir rejoint Airbnb, Lapka cessera de fabriquer de nouveaux produits, mais continuera d’assurer un suivi auprès de ses clients actuels, précise le communiqué de la start-up russe.

Airbnb ayant fait l’acquisition d’une équipe d’ingénieurs, le montant de la transaction ne dépassera probablement pas le million de dollars, estime Dmitri Tchikhatchev, partenaire du fonds d’investissement Runa Capital.

Le fabricant français de cosmétiques et de parfums Lancôme a recréé spécialement pour la Russie le parfum « Climat », populaire en URSS dans les années 1970 et 1980. Cette édition limitée à 3 000 flacons numérotés coïncide avec le 40e anniversaire de la maison Lancôme en Russie. La fragrance est disponible en exclusivité chez Articoli GOuM depuis le 29 septembre.

L'épisode où Hippolyte offre le parfum à sa bien-aimée Nadia, l’héroïne du film L'Ironie du sort (1974). Crédits : content.onliner.by
Le moment où Hippolyte offre à Nadia le parfum Climat dans le film L’Ironie du sort (1974). Crédits : content.onliner.by

Climat est probablement le parfum le plus célèbre en Russie et dans les pays post-soviétiques. C’est celui-là même qu’Hippolyte offre à sa bien-aimée Nadia, l’héroïne du film L’Ironie du sort (1974) – même s’il est vrai que, dans le film, le flacon n’est pas présenté dans la petite boîte bleue et dorée dont se souviennent la plupart des amatrices de parfums. Jusqu’au milieu des années 1970, la fragrance Climat, créée par Gérard Goupy en 1967, était en effet vendue dans une petite boîte cubique blanche, décorée de dessins abstraits sombres, rappelant un paysage hivernal. Celle que l’on voit dans ce grand classique du cinéma soviétique, l’emballage n’étant devenu qu’ensuite bleu outremer, puis, à la fin des années 1980, bleu avec un gaufrage doré.

Selon la majorité des experts en parfumerie, c’est à cette époque que la France a cessé de produire Climat, qui a été remplacé dans les magasins de Russie par des imitations douteuses. En 2005, à l’occasion de son 70e anniversaire, Lancôme a tenté de recréer le Climat original pour sa collection Fragrances. Le parfum se présentait dans un flacon carré au style rétro, emballé dans une boîte blanche et dorée. Mais, de nouveau de l’avis des connaisseurs, cette réédition n’arrivait pas à la cheville de l’original.

Crédits : Lancôme
Crédits : Lancôme

Lancôme garantit que la fragrance disponible chez Articoli GOuM, même si son taux de concentration est différent de l’original (le mythique Climat était un parfum, tandis que la nouvelle version est une eau de parfum), sera quasiment identique au floral aldéhydé de Gérard Goupy. Ses notes de tête sont : aldéhydes, violette, pêche et huile essentielle de bergamote ; ses notes de cœur – rose de mai, iris et fleurs blanches (narcisse, jasmin et muguet) ; et les notes de fond, qui ont fait la renommée de Climat, sont d’inspiration orientale : musc, santal, ambre, civette, fève tonka et vétiver. Le flacon, rectangulaire et allongé, est emballé dans une boîte bleu foncé, décorée des silhouettes dorées de la tour Eiffel et de la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux.

La maison Lancôme a été fondée en 1935 par Armand Petitjean. Ses cinq premières fragrances, dont les flacons sont signés Georges Delhomme, ont été présentées à l’Exposition universelle de Bruxelles dès l’année de création de la maison. Un an plus tard, la gamme s’est élargie aux produits cosmétiques. La marque appartient à L’Oréal depuis 1964. Ses différentes égéries ont notamment été Inés Sastre, Uma Thurman, Juliette Binoche, Isabella Rossellini, Kate Winslet, Anne Hathaway et Emma Watson. Clive Owen a été l’ambassadeur des cosmétiques masculins et de l’eau de parfum Hypnôse.

Mardi 15 septembre, le groupe Auchan a été condamné à s’acquitter d’une amende de 25 millions de roubles (environ 330 000 euros), suite à des contrôles sanitaires menés par le Service fédéral russe de protection des consommateurs, Rospotrebnadzor.

Une amende de 330 000 euros pour Auchan en Russie
Implanté en Russie depuis 2002, Auchan possède 88 magasins sur tout le territoire et occupe la troisième place du pays en termes de chiffre d’affaires, avec 313,6 milliards de roubles en 2014. Crédits : DR

« Plusieurs centaines d’employés ont été suspendus dans le cadre de ces contrôles », a précisé la responsable du département concerné de Rospotrebnazor, Anna Popova, citée par TASS. Le service fédéral accuse Auchan de non-respect des normes sanitaires en matière de dates de péremption, d’étiquetage et de qualité de la viande proposée.

Depuis août dernier, une enquête approfondie était en cours, suite à un contrôle-surprise effectué par les autorités sanitaires en juillet dans différents magasins de la chaîne. De la salmonelle et de la listeria, ainsi que des bactéries coliformes et des micro-organismes en quantité supérieure à la normale ont été découverts dans plus de 90 % (dix échantillons sur onze) des viandes commercialisées sous la marque Auchan à Moscou et dans sa région.

L’enquête a également montré la présence d’ADN de porc, de poulet, et de mouton dans la viande hachée de bœuf, ainsi que d’ADN de bovin, de poulet, de cheval et de mouton dans le haché de porc. Les résultats révèlent en outre une manipulation des étiquettes et l’utilisation de saucisses périmées dans la préparation des pizzas de la marque Auchan. 

Auchan a admis une partie des accusations, concernant notamment la durée de conservation et de stockage des produits, et s’est engagé à renforcer ses contrôles. L’enseigne conteste en revanche les autres chefs d’accusation.

Le groupe français n’est cependant pas menacé de fermeture. « Si nous avions voulu fermer ces magasins, ç’aurait été le cas depuis longtemps », a indiqué Anna Popova. Le service de contrôle sanitaire a toutefois annoncé son intention de réclamer en justice l’interdiction, pour la marque française, de produire de la viande, indique Interfax.

Une décision qui s’avérerait fâcheuse pour Auchan Russie, qui vient de lancer, le 2 septembre, la construction d’une usine de transformation de viande à Streltsy, dans la région de Tambov, en Russie centrale. Évaluée à 2,5 milliards de roubles (environ 33 millions d’euros), l’usine doit être achevée pour novembre 2016.

La chaîne française n’est pas le seul acteur du marché visé par ces contrôles. Depuis début 2015, Rospotrebnadzor a fermé 120 points de vente et infligé un total de 293 millions de roubles d’amendes à plusieurs grands groupes de distribution, dont le leader en Russie, X5.

Implanté en Russie depuis 2002, Auchan possède 88 magasins sur tout le territoire et occupe la troisième place du pays en termes de chiffre d’affaires, avec 313,6 milliards de roubles en 2014 (environ 4 milliards d’euros).

Le constructeur français de turboréacteurs Microturbo et le groupe russe Technodinamika ont signé un accord de coopération sur la construction de groupes auxiliaires de puissance (APU), lors du salon aéronautique russe MAKS, le 27 août 2015.

Appareil du constructeur russe Hélicoptères de Russie. Crédits : Rostec
Appareil du constructeur russe Hélicoptères de Russie. Crédits : Rostec

Les deux sociétés travailleront sur la création d’un APU à vocation civile, le Saphir 15, a expliqué au Courrier de Russie Alexandre Litvinov, directeur adjoint de Technodinamika.

Selon les termes de l’accord conclu entre le PDG de Technodinamika Maksim Kouziouk et le directeur général de Microturbo Pierre-Yves Morvan, l’entreprise toulousaine prendra l’entière responsabilité de la conception de l’APU, tandis que la société russe en assurera la production dans son ensemble sur son site d’Oufa, en Bachkirie. Les deux entreprises avaient signé un accord préalable en 2013, à l’occasion du salon français du Bourget.

L’APU Saphir 15, qui doit être élaboré d’ici 2018, sera destiné aux hélicoptères produits par le groupe russe Vertolety Rossiï (« Hélicoptères de Russie »). Le Saphir 15 bénéficiera d’une certification conforme aux normes de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA), ce qui permettra sa commercialisation sur les marchés étrangers des hélicoptères.

La société Technodinamika fait partie, comme Vertolety Rossiï, du groupe public russe de hautes technologies Rostec, et occupe 46 % du marché russe des équipements pour avions et hélicoptères.

Microturbo (groupe Safran) est, elle, spécialisée dans la conception et la production de systèmes de puissance pour l’aéronautique civile et militaire (APU, turboréacteurs et systèmes de démarrage pour avions et hélicoptères). La société, basée à Toulouse, est leader mondial dans son domaine avec plus de 21 000 systèmes livrés dans le monde.

Il s’agit du deuxième accord de coopération franco-russe conclu lors du salon aéronautique MAKS 2015. Le 25 août, Airbus Defence and Space (ADS) et Russian Space Systems (RKS) ont signé un partenariat pour la production d’équipements destinés aux satellites par Synertech, une co-entreprise franco-russo-allemande détenue à 51% par Russian Space Systems, 24,5 % par le français EADS Astrium (aujourd’hui ADS) et 24,5 % par l’allemand Tesat Spacecom GmbH.

L’entreprise russe Monocrystal, située à Stavropol, dans le sud de la Russie, est devenue en 2014 le plus gros producteur mondial de saphir synthétique, indique un rapport du bureau d’analyses français Yole Développement, publié début août.

Oleg Katchalov, directeur général de Monocrystal, présente le crystal synthétique de 300 kg, le plus grand du monde, produisé à l'usine Monocrystal. Crédits : gursesintour.com
Oleg Katchalov, directeur général de l’entreprise Monocrystal, présente un bloc de saphir synthétique de 300 kg, le plus gros du monde, dans l’usine de Monocrystal à Stavropol. Crédits : gorodskoyportal.ru/stavropol

Parmi les principaux clients de la compagnie russe se trouve Apple, qui, d’après Yole Développement, consomme à elle seule 20 % de la production mondiale de saphir synthétique pour la réalisation des appareils photo et capteurs d’empreinte de ses téléphones, ainsi que pour sa dernière nouveauté : l’iWatch, sortie mi-juin 2015.

Selon la revue taïwanaise DigiTimes, Monocrystal et l’entreprise chinoise Harbin Aurora Optoelectronics Technology seraient les deux principaux fournisseurs de plaques de saphir synthétique pour la smartwatch de la marque à la pomme. Le groupe Apple, de son côté, n’a pas souhaité commenter cette information.

Active sur le marché russe depuis le début des années 1990, Monocrystal, filiale de la holding russe Energomera, produit du saphir synthétique et de la pâte d’aluminium. Selon la revue Forbes, la société est à la tête d’un capital de 400 millions de dollars en 2015.

En 2014, Monocrystal a enregistré un bénéfice annuel de 87 millions de dollars pour son activité de production de saphir synthétique. L’entreprise a ainsi devancé ses concurrents japonais dans deux segments principaux : les verres saphir pour LED et ceux pour les équipements électroniques mobiles, s’est félicité Evgueni Zalojni, directeur de la branche « saphir » de Monocrystal, cité par TASS.

Selon les données disponibles sur le site de Microcrystal, 40 % des ventes de la société concernent des plaques de verre de deux pouces et 60 % de quatre pouces, dont 98 % sont destinées à l’exportation. C’est le produit le plus souvent utilisé pour la production de LED, de composants optiques, de smartwatch et de montres suisses.

La société prévoit d’ores et déjà d’augmenter sa capacité de 20 % et d’occuper 30 % du marché de la production de verres de saphir synthétique pour l’industrie d’ici fin 2015.

Le saphir synthétique est un matériau produit industriellement depuis le début du XXe siècle. Pour sa propriété de forte résistance aux rayures, le saphir synthétique est utilisé comme verre de montre ou lentille de caméra, notamment dans les smartphones.

Le 27 août 2015, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a signé un arrêté autorisant l’installation de bornes de recharge pour véhicules électriques dans les stations-service, indique un communiqué publié sur le site internet du gouvernement. La mesure entrera en vigueur le 1er novembre.

La borne de recharge pour véhicules électriques dans la station-service. Crédits : img.drive.ru
Borne de recharge pour véhicules électriques à Moscou. Crédits : img.drive.ru

Les propriétaires de stations-service pourront désormais en toute légalité équiper celles-ci de bornes et proposer des services de rechargement. Cette innovation encouragera le développement de transports écologiquement propres en Russie, espère le gouvernement.

Les voitures électriques ne jouissent en effet pas d’une grande popularité en Russie. En 2013, seule une centaine ont été vendues. En 2014, après la suppression des taxes à l’import sur les véhicules électriques, le nombre des ventes a toutefois quintuplé. Concernant les véhicules hybrides, la Russie en a vendu plus de 1 000 en neuf mois l’année dernière, rapporte l’agence d’analyse Avtostat.

Airbus Defence and Space (ADS) et Russian Space Systems (RKS) ont signé un accord de partenariat sur la production d’équipements pour satellites en Russie lors du salon aéronautique russe MAKS, le 25 août.

Salon MAKS 2015. Crédits : MAKS/FB
Salon MAKS 2015. Crédits : MAKS/FB

RKS et ASF ont établi la liste des équipements qui seront produits en Russie, a annoncé Andreï Tiouline, le PDG de RKS. La production sera assurée par Synertech, une co-entreprise franco-russo-allemande détenue à 51% par Russian Space Systems, 24,5 % par le français EADS Astrium (aujourd’hui ADS) et 24,5 % par l’allemand Tesat Spacecom GmbH.

« Nous avons élaboré avec Airbus un programme conjoint de conception et de production de systèmes radiotechniques et de modules spatiaux. Nous nous sommes également immédiatement mis d’accord sur le fait que la production de Synertech ne sera pas réservée au marché russe mais sera aussi destinée à l’exportation », a précisé M. Tiouline à Izvestia.

Ce partenariat va profiter à ADS, qui entend continuer de travailler en Russie, estime Andreï Ionine, membre-correspondant de l’Académie russe d’aéronautique. « Même si ni ADS ni RKS ne sont aujourd’hui touchées par les sanctions, la localisation de sa production en Russie permettra à ADS de réduire les risques de non-livraison d’équipements susceptibles d’être utilisés à des fins militaires », a-t-il expliqué au magazine économique Sekret Firmy, faisant référence au litige concernant la vente des Mistral.

Le Salon aérospatial international MAKS 2015 se déroule du 25 au 30 août à Joukovski, dans la région de Moscou. Souvent surnommé le « Bourget russe », il présente les nouveautés aéronautiques russes et vise à ouvrir le marché national aux projets communs avec des partenaires étrangers. Environ 800 compagnies, dont 150 étrangères, participent à cette édition 2015.

Vladimir Iakounine, qui dirigeait la compagnie des Chemins de fer russes (RJD) depuis 15 ans, a démissionné. Le 20 août, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev approuvait sa décision et, le lendemain, M. Iakounine annonçait quitter également le conseil d’administration de la RJD.

Vladimir Iakounine, l'ex-PDG de la compagnie des Chemins de fer russes (RJD). Crédits : visual.rzd.ru
Vladimir Iakounine. Crédits : visual.rzd.ru

L’ex-PDG compte exercer désormais les fonctions de sénateur de la région de Kaliningrad au Conseil de la Fédération de Russie, qui est en train d’étudier sa candidature.

Oleg Belozerov. Crédits : press.rzd.ru
Oleg Belozerov. Crédits : press.rzd.ru

La présidence de la compagnie ferroviaire publique revient à Oleg Belozerov, 45 ans, premier vice-ministre des transports depuis mai dernier et membre du conseil d’administration de la RJD depuis juin 2015.

Nommé à ce poste par Dmitri Medvedev, Oleg Belozerov avait dirigé, de 1998 à 2001, le département commercial de Lenenergo, la compagnie énergétique publique de la région de Saint-Pétersbourg, avant de rejoindre le ministère des transports en 2004. Il a également dirigé, de 2005 à 2009, l’agence fédérale routière, au sein de laquelle il a initié la réforme gouvernementale sur la création des autoroutes payantes en Russie.

Le quotidien RBK souligne que le nouveau président de la compagnie des Chemins de fer entretient de bonnes relations avec les frères Rotenberg, deux oligarques proches de Vladimir Poutine. Arkadiï et Boris Rotenberg figuraient notamment comme copropriétaires de la société énergétique Rostopprom, administrée par M. Belozerov entre 2002 et 2004.

Vladimir Iakounine dirigeait la RJD depuis juin 2005. Le cabinet des ministres y a prolongé son contrat trois fois : en 2008, 2011 et 2014. M. Iakounine copréside également, avec le député français Thierry Mariani, l’association Dialogue Franco-Russe, à l’origine, notamment, du voyage de dix parlementaires français en Crimée au mois de juillet dernier.

Sous sa présidence, la RJD a connu l’arrivée en Russie des trains à grande vitesse, dont les Sapsan, qui assurent la liaison Moscou-Saint-Pétersbourg depuis 2009. Les trajets Transsibérien et Baïkal-Amour ont également été modernisés : les nouveaux wagons sont équipés de la climatisation et de toilettes sèches, utilisables même à l’arrêt.

En revanche, Vladimir Iakounine a échoué à rentabiliser la compagnie publique russe. En 2014, la RJD était encore déficitaire de 100 milliards de roubles (environ 1,27 milliard d’euros), malgré d’importantes subventions étatiques.