Les 31 janvier et 1er février, la mairie du Vème arrondissement de Paris a accueilli la cinquième édition des Journées européennes du livre russe et des littératures russophones, qui mettaient cette année à l’honneur la ville de Saint-Pétersbourg.

Journées du livre russe à Paris et remise du 8ème Prix Russophonie

À l’issue de ces Journées du livre russe, le 8ème prix Russophonie a été remis à Françoise Lhoest pour sa traduction des Lettres de Solovki, de Paul Florensky, publiées aux éditions L’Âge d’homme. La lauréate, qui avait déjà traduit des ouvrages de théologie orthodoxe et de sémiotique russe, s’attache depuis de nombreuses années à faire connaître l’œuvre de Paul Florensky.

La traductrice a reçu une récompense financière ainsi qu’une œuvre originale du sculpteur Victor Kriouchkov.

Le jury, composé de Evgueni Bounimovitch, Agnès Desarthe, Gérard Conio, Françoise Genevray et Irène Sokologorsky a également tenu à récompenser d’une mention spéciale le travail de : Marina Berger pour sa traduction de Le Style et l’époque de Moisseï Guinzbourg, éditions Infolio ; Yves Gauthier pour celle de Ciel orange d’Andreï Rubanov, édition Ombres noires ; Luba Jurgenson pour Le Livre du retour de Julius Margolin, éditions Le Bruit du temps ; et enfin Nina Kéhayan pour Portrait critique de la Russie de Dina Khapaeva, éditions de l’Aube.

Créé en 2006 par l’Association France-Oural et la Fondation Eltsine, le prix Russophonie récompense la meilleure traduction du russe vers le français, quelle que soit la nationalité de l’auteur, du traducteur ou de l’éditeur.

Le Courrier de Russie était également présent à l’occasion de cette cinquième édition des Journées du livre russe, invité à une table ronde sur la russophonie en compagnie d’Alissa Ganieva, Jean Radvanyi et Tchinguiz Abdoullaïev.

Le 17 janvier, le chef de l’intendance du Kremlin, Vladimir Kojine, a présenté, à la résidence de l’ambassadeur de Russie en France, le projet de centre spirituel et culturel russe de Paris. L’institut s’installera au 1, quai Branly, à quelques pas de la tour Eiffel.  

Centre orthodoxe à Paris, vue depuis la place de la Résistance. Crédits: Wilmotte & Associes
Centre orthodoxe à Paris, vue depuis la place de la Résistance. Crédits: Wilmotte & Associes

« Les travaux de construction doivent débuter en juin 2014, aussitôt après la démolition des anciens bâtiments de Météo France », a déclaré M. Kojine à Interfax. L’ensemble architectural inclura quatre bâtiments : une cathédrale à cinq coupoles de 35 m de hauteur, un centre culturel avec une salle de concert, un bâtiment administratif et une école bilingue franco-russe pouvant accueillir 150 enfants.

Les édifices seront bâtis en pierre naturelle de Bourgogne, traditionnellement utilisée, en France, pour les monuments et les grands travaux, tels Notre-Dame de Paris ou le palais du Louvre. Le 24 décembre 2013, Jean Daubigny, préfet de Paris et de la région Ile-de-France, avait validé le permis de construire de l’ensemble.

« Il fallait concevoir des immeubles du XXIème siècle tout en respectant la tradition orthodoxe et le paysage urbain, car il s’agit d’un endroit clé de Paris : les quais de Seine, la proximité du palais de l’Alma protégé par l’UNESCO et de la Tour Eiffel », précise l’auteur du projet, Jean-Michel Wilmotte.

Son bureau s’est fait connaître en Russie grâce à de nombreuses réalisations, dont les berges de Volgograd, le réaménagement de l’usine Krasnyï Oktiabr à Moscou et de l’Université européenne de Saint-Pétersbourg, les projets du stade de Kaliningrad, qui accueillera la coupe du monde en 2018, et du Grand Moscou, en collaboration avec Antoine Grumbach et Sergueï Tkatchenko. « À Paris, nous avons plusieurs projets déjà réalisés – des institutions publiques, des sièges de grandes sociétés, des immeubles d’habitation…, poursuit l’architecte. Mais ce qui nous intéresse le plus, c’est la « décoration intérieure » urbaine, travail dont l’un des exemples est la façon dont nous avons transformé l’image de l’avenue des Champs-Élysées, une assez belle réussite. »

Le projet de Centre spirituel et culturel russe à Paris remonte à plusieurs années. En visite en France à l’automne 2007, Alexis II, alors Patriarche de l’Église orthodoxe russe, avait souhaité la construction d’une nouvelle église orthodoxe à Paris, et le président Nicolas Sarkozy s’était déclaré prêt à soutenir le projet. En 2010, l’Etat russe avait acheté le terrain parisien de 4245 m² abritant le siège de Météo France. Toutefois, le projet initial d’église, signé d’un autre architecte, Manuel Nunez Yanowsky, avait été rejeté en 2012 par les autorités françaises, le maire de Paris Bertrand Delanoë critiquant l’esthétique de l’ensemble.

Le nouveau projet sera exposé au public pendant le week-end du 18-19 janvier dans la résidence de l’ambassadeur de Russie, rue de Grenelle.

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