Le Courrier de Russie

« Le coût des services financiers aux entreprises baisse encore lentement »

Siège de la banque Otkrytie près de la gare Paveletski, à Moscou. Crédits : DR

Deux nouvelles fracassantes ont secoué coup sur coup le secteur bancaire russe à l’été 2017. En juillet, la banque Iougra, qui figure dans le top 30 en termes de volume d’actifs, s’est en effet vu retirer sa licence. Fin août, la décision fut ensuite prise d’assainir la banque systémique Otkrytie, qui plus est de façon totalement inédite : en faisant entrer la Banque centrale au capital de la plus grande banque privée de Russie. Cela porte désormais la participation de l’État dans Otkrytie à 75 %. Un mois plus tard, on a appris qu’une autre grande banque privée – Binbank – serait assainie de la même façon.

Que nous réserve encore le secteur bancaire russe ? Nous avons discuté des grandes tendances du développement du système bancaire russe et de leurs influences économiques et sociales avec Konstantin Korichtchenko, professeur à l’Académie russe de l’économie nationale et du service public auprès du Président de la Fédération de Russie.

Cela fait quelques année que la Banque de Russie « purge » le secteur bancaire. Pourtant, ces derniers temps, les retraits de licence bancaire se sont faits plus rares. À quoi cela est-il dû, selon vous ?

Le chantier est désormais entré dans une phase beaucoup moins critique que celle de ces deux-trois dernières années. En réalité, une « séparation » des banques en banques fédérales et régionales est prévue pour le 1er janvier 2018. […]