Le cinéma en réalité virtuelle

Réalité virtuelle et augmentée : comment gagner de l’argent sur des illusions

Le business de la réalité virtuelle et augmentée est aujourd’hui au sommet de sa popularité, en Russie comme dans le reste du monde. Les professionnels du secteur ont appris à faire des millions sur les rêves des utilisateurs, et ne comptent pas s’arrêter là.

Les réalités virtuelle (RV) et augmentée (RA) exaucent les rêves : les technologies plongent l’utilisateur dans un monde fictif et lui transmettent des émotions extraordinaires. Les enfants jouent avec des dinosaures colorés qui s’animent, et les adultes, en un clic, quittent leur canapé pour l’Espace.

Ces technologies, considérées il y a encore dix ans comme une curiosité, deviennent de plus en plus courantes. Selon les pronostics des experts de Digi-Capital, le niveau de pénétration des technologies de réalité virtuelle et augmentée dans la vie quotidienne pourrait atteindre 80 % d’ici 2020.

Le marché des illusions

La principale tendance actuelle sur le marché de la réalité virtuelle et augmentée est à la simplification des technologies. Si plonger dans le monde des illusions nécessitait à l’origine un équipement très encombrant – casques, attractions, capteurs spéciaux, etc. –, il suffit aujourd’hui de lunettes composées de matériaux de fortune – scotch et carton – et d’un smartphone. Les technologies sont de plus en plus accessibles et se diffusent peu à peu dans le monde entier.

Les experts de Global Industry Analysts estiment que le marché mondial de la RV atteindra 22,4 milliards de dollars en 2020. Selon une étude de l’Association de la réalité virtuelle et augmentée, en Russie, le volume du marché a été multiplié par 3,5 en un an et atteignait 700 millions de roubles en 2016.

Cette popularité accrue des nouvelles technologies a donné un puissant coup de fouet au développement des start-ups. Le nombre d’entreprises russes liées à la réalité virtuelle et augmentée a presque triplé, pour atteindre 180. 83 % d’entre elles sont spécialisées dans l’élaboration de contenu et de logiciels, le reste dans l’équipement technologique.

Les principaux acteurs russes du marché sont Fibrum, Vizerra, General VR, Total Interactive Technologies, OcuSpec, Lostroom et Avatarico ; dans le monde, il s’agit d’Oculus Rift (racheté en 2014 par Facebook pour 2 milliards de dollars), HTC Vive et Sony PlayStation VR. Toutes ces entreprises se sont activement développées au cours des dernières années.

Le marché de la réalité virtuelle et augmentée est aussi occupé par des « anciens », tels SEMZ-Vympel, Shestaya stepen, Virtuality club et ParkPlay, qui produisent des simulateurs de réalité virtuelle depuis plus de 15 ans. Ces entreprises se sont éloignées de la conception de jeux vidéo, par laquelle elles ont commencé, et fabriquent désormais de l’équipement et des attractions sur commande. […]

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Ilmira Gaissina

Dernières nouvelles de la Russie

Économie

Cybercriminalité et vol de données personnelles en Russie : ce qu’il faut savoir

Bien que la sécurité des données personnelles des citoyens russes soit régie par la législation fédérale, le volume des informations vendues sur le marché noir en Russie représente 30 millions de roubles et un Russe sur dix est un jour victime de hackers. Tels sont les résultats de l’étude Le marché noir des bases de données, menée par le Centre analytique MFI Soft en novembre 2016. Dans ces conditions, comment protéger les données personnelles des clients et des employés d’une entreprise en Russie ? L’économika du Courrier de Russie a enquêté. Pierres d’achoppement Actuellement, il n’existe aucune définition précise du concept de « données personnelles ». Celles-ci englobent toute information relative à une personne physique : nom et prénom, date de naissance, adresse, situation familiale et sociale, éducation, montant des revenus, etc. Les experts distinguent habituellement trois catégories de données personnelles : accessibles à tous, biométriques et spéciales. Alors que les premières sont faciles à obtenir depuis des sources ouvertes telles que les réseaux sociaux, les deuxièmes permettent d’établir l’identité d’une personne sur la base de ses particularités biologiques et physiologiques : taille, poids, empreintes digitales, groupe sanguin, résultats d’analyses médicales, etc. Les données spéciales, enfin, désignent les informations relatives à l’origine ethnique, la nationalité, les convictions religieuses et politiques, la vie intime et l’état de santé. L’homme moderne distribue généreusement ses données personnelles : lors de l’achat d’un billet d’avion sur Internet, en s’abonnant à une liste de diffusion ou en s’inscrivant à un événement, par exemple. Ce flux d’informations devient de plus en plus difficile à contrôler. Pour pouvoir le gérer, les entreprises peuvent introduire des services spécifiques et des systèmes de GRC (gestion de la relation client). Mais, en raison de failles de sécurité, ces volumes importants de données se retrouvent souvent aux mains de malfaiteurs, l’ampleur d’un cybercrime pouvant aller d’un simple spam inoffensif au vol de montants considérables. Voilà pourquoi il vaut mieux éviter de laisser ses données personnelles sur des sites internet librement accessibles ou suspects : un questionnaire ou un jeu en apparence anodins peuvent être des pièges tendus par des cybercriminels. Il convient également de veiller à utiliser des mots de passe sécurisés lors de la création d’un compte sur un réseau social ou un service de messagerie. Il est en outre déconseillé d’enregistrer son nom et ses coordonnées (notamment bancaires) sur son navigateur. À l’instar des personnes physiques, les entreprises sont également régulièrement la cible des hackers. Seulement, pour elles, les répercussions sont plus lourdes : le vol des données personnelles des employés est synonyme d’une intrusion dans l’ensemble du système. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

28 février 2017

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