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Vassili Goloubev, gouverneur de la région de Rostov.

Le Don paisible : Rostov, une région propice aux affaires

Une situation géographique idéale au croisement de voies commerciales terrestres et maritimes majeures au sud du pays, un climat favorable et des infrastructures de transport développées font de Rostov une des régions russes les plus attrayantes et intéressantes pour la conduite d’affaires. Des institutions publiques, en particulier l’Agence des initiatives stratégiques, classent régulièrement la région parmi les plus prometteuses en Russie en matière d’investissements.

Vassili Goloubev, gouverneur de la région de Rostov, passe en revue les initiatives prises par la région pour attirer des investisseurs ainsi que les futurs projets visant à développer son potentiel.

Aujourd’hui, chaque région russe possède un assortiment standard d’outils pour attirer les investisseurs : des instituts de développement, des parcs industriels, des avantages fiscaux, etc. Que faites-vous pour mettre en avant la région de Rostov ?

En ce qui concerne les investisseurs, nous appliquons un dicton oriental célèbre, selon lequel il faut les entourer d’attentions et de soins, les séduire et les étreindre fortement pour qu’ils ne veuillent plus nous quitter…
Plus sérieusement, nous avons ajouté aux avantages naturels de la région de Rostov – situation économique et géographique et ressources naturelles – des conditions propices au développement ainsi qu’une législation progressiste en matière d’investissement.

Par exemple, nous avons mis au point des instruments destinés aux investisseurs potentiels, tels que la diminution du coût et des délais de raccordement aux différents réseaux et l’octroi d’avantages fiscaux régionaux et de subventions, ce qui permet de compenser une partie des dépenses d’investissement.

Cette année, nous avons presque triplé le volume de l’aide aux investisseurs par rapport à 2016.

Nous subventionnons également une partie des dépenses liées à la construction d’infrastructures. Cette forme de soutien est appelée à devenir un nouvel instrument pour attirer des investissements considérables dans la région. Elle garantit l’octroi de subventions aux investisseurs qui réalisent des projets de type greenfield et des projets dans la sphère agricole.

La location sans vente aux enchères de parcelles de terre étatiques et municipales est un privilège unique associé aux projets d’envergure.

Par ailleurs, la région dispose de sept zones industrielles. Parmi leurs 27 résidents, on retrouve Guardian Steklo Rostov, représentant officiel en Russie de l’entreprise américaine Guardian Industries, Coca-Cola Hellenic, producteur des gaz industriels Air Products, Frito Lay Manufacturing et d’autres sociétés de renommée mondiale.
Nous participons à la localisation de nouvelles entreprises dans ces zones industrielles en leur offrant les infrastructures technologiques et de transport nécessaires. […]

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Propos recueillis par Anastasia Sedukhina

Dernières nouvelles de la Russie

Société

Big Data :
Moscou vous observe

Depuis 2015, la mairie de Moscou achète aux grands opérateurs de téléphonie mobile des données numériques concernant les déplacements quotidiens des citadins. En principe pour améliorer ses services de transport…Aujourd’hui, la mairie de la capitale russe sait où vivent les Moscovites, quand et comment ils se rendent au travail ou à la campagne, quels quartiers, quels restaurants et clubs de sport ils fréquentent, etc. Autant de renseignements déduits des données de géolocalisation des smartphones, achetés par son département des Technologies de l’information auprès des grands opérateurs nationaux de téléphonie mobile.Géolocalisation du quotidienMoscou et sa région ont été divisés en parcelles de 500 mètres carrés. L’analyse des données mobiles permet désormais aux autorités municipales de connaître avec précision le nombre de personnes qui y vivent ou y travaillent : le « domicile » d’un individu est défini comme l’endroit où il passe régulièrement la nuit, et son « lieu de travail », celui qu’il fréquente entre 10h et 17h. Une carte SIM est localisée chaque jour, toute la journée, en plusieurs endroits de la ville ? Aucun doute : son propriétaire exerce un métier itinérant (livreur, chauffeur, etc.).Le passage au big data urbain a permis à la mairie d’opérer une véritable « révolution » en matière de régulation des transports.Depuis 2015, l’acquisition de ces informations sur la vie et le comportement des moscovites constitue une part non-négligeable du budget municipal. […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

14 mars 2019
Économie

L’économie souterraine
au grand jour

Le 11 mars 2019, le président Vladimir Poutine s’est entretenu avec le patron du service fédéral de surveillance financière (Rosfinmonitoring), Iouri Tchikhantchine. Les deux hommes ont notamment évoqué le volume représenté par l’économie souterraine en Russie : quelque 270 milliards d’euros, soit environ 20 % du PIB du pays en 2018.Anatoli Novikov (le nom a été changé), cinquante-trois ans, mène la vie dont beaucoup de gens rêvent. Sans travailler, il perçoit un confortable revenu mensuel de 200 000 roubles (environ 2 800 euros) grâce à la location de quatre appartements situés dans le centre de Moscou, dont trois lui ont échu en héritage il y a quelques années. S’il a signé un contrat de bail avec chacun de ses locataires, c’est surtout pour rassurer ces derniers et établir les droits et obligations de chacun : il conserve les documents chez lui et n’a pas l’intention de déclarer ses loyers auprès des autorités – et de voir ses revenus imposés à hauteur de 13 %. Il ne compte pas non plus s’inscrire sur le registre des auto-entrepreneurs, qui permet de réduire à 6 % le taux d’imposition. « Il faut être idiot pour endosser volontairement une charge fiscale », souligne-t-il, sarcastique mais sincère. Naturellement, afin de ne pas éveiller les soupçons du fisc, M. Novikov touche ses loyers en espèces – il les collecte en personne, chaque mois, auprès de ses locataires, au cours d’une « tournée immobilière » qui lui prend une demi-journée.Services à la personne, BTP, petits commerces…M. Novikov est loin d’être le seul, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

14 mars 2019
Économie

Тatiana Bakaltchouk,
reine de l’e-commerce

En février 2019, Tatiana Bakaltchouk est officiellement devenue la deuxième femme milliardaire russe, derrière l’indétrônable épouse de l’ancien maire de Moscou, Elena Batourina.Elle est à la tête de Wildberries, le plus grand site de vente en ligne du pays. La plateforme vaudrait aujourd’hui 1,2 milliard de dollars selon Forbes, qui la place en quatrième position du classement des entreprises les plus chères de l’internet russe. Le site attire jusqu’à trois millions de visiteurs par jour et enregistre en moyenne dix commandes à chaque seconde. Mais sa propriétaire demeure aussi discrète que son entreprise est florissante…Un congé de maternité productifAu cours de quinze années passées dans les affaires, Tatiana Bakaltchouk n’a donné qu’une poignée d’interviews, dont une seule filmée – une faveur accordée en 2018 à un blogueur russe très suivi. Dans cet entretien, elle explique se tenir à distance des médias en raison de son caractère introverti. « C’est quand on se met à parler à la presse que les ennuis commencent au travail », ajoute-t-elle.Si Wildberries est une affaire familiale dirigée conjointement par M. et Mme Bakaltchouk, cette dernière en est toutefois l’unique fondatrice et propriétaire. L’idée de Wildberries (« baies sauvages » en anglais) lui est venue après sa première grossesse (elle est aujourd’hui mère de quatre enfants) : créer un site internet était le seul moyen de continuer de travailler tout en s’occupant de sa fille. […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

8 mars 2019

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