Un cercueil si confortable

Quinze mille par-ci, treize mille par-là, deux cents (seulement ?) ailleurs… En ces temps de pandémie, les chiffres pleuvent. Et cinq cents de plus, ces dernières vingt-quatre heures ! Les morts, que l’on voit d’autant moins, aujourd’hui, qu’il n’y a quasiment plus de funérailles, restent des abstractions, sauf pour les personnels hospitaliers.

Les ponts de l’imaginaire russe

La Russie, aujourd’hui, construit des ponts. Plusieurs ont été réalisés durant la décennie en cours, dont celui reliant la péninsule de Crimée à la Russie, à travers le détroit de Kertch. Gage de paix, le pont de Crimée ? Voire. Certainement pas du point de vue ukrainien. Du moins les Russes, actuellement, n’érigent-ils pas de murs.

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Mystiques russes : Chamans, starets et autres fols-en-Christ

Le chaman marche. Il a nom Alexandre Gabychev. Il parcourt une vingtaine de kilomètres par jour, rassemblant peu à peu apôtres et disciples. Le chaman marche. Parti de Iakoutsk il y a un peu plus de six mois, il se donne deux ans pour atteindre la capitale et renverser Vladimir Poutine, qu’il tient pour une «force du mal».

Viatcheslav Pietsoukh, l’ironie douce

La récente disparition de Viatcheslav Pietsoukh, à l’âge de soixante-douze ans, n’a pas fait la Une de la presse française. L’écrivain avait pourtant connu sa ‒ toute ‒ petite heure de gloire en France au début des années 1990, avec la publication, aux éditions Actes Sud, d’un recueil de nouvelles, Chronique privée (1991), et d’un roman, La nouvelle philosophie moscovite (1993).

À quel Staline se vouer?

Dieu sait pourquoi (mais Dieu n’a sans doute rien à y voir), il semble que, depuis quelque temps, le nom de Staline revienne de plus en plus souvent, à l’écrit comme à l’oral, en Russie.

Le festin rêvé de la diplomatie russe

L’image de festins grandioses, de fêtes merveilleuses comme on n’en voit que dans les contes, est rarement associée à la Russie par les étrangers. À tort. Les contes populaires russes ne parlent, au fond, que de repas pantagruéliques – des épreuves culinaires imposées par la sorcière Baba Yaga aux malheureux qui s’aventurent chez elle, jusqu’aux noces somptueuses du tsarévitch et de la belle Vassilissa.

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Au pays de l’illusion

Ne croyez rien de ce que vous montre la perspective Nevski, écrivait Nikolaï Gogol, elle ment tout le temps ! La perspective Nevski étant le cœur même de Saint-Pétersbourg, il n’était pas difficile d’en déduire que la capitale impériale mentait, elle aussi, en permanence, qu’elle n’était qu’une illusion susceptible de disparaître à tout instant, comme par enchantement.

Médocs et cuisine

Au moment de la parution de Soumission, il y a exactement quatre ans, il n’était pas inintéressant de se pencher sur d’éventuels points de contact entre cette œuvre de Michel Houellebecq et le roman Telluria de Vladimir Sorokine, sorti en russe quelque deux ans plus tôt1. A priori, la tâche semblait vaine, les deux écrivains différant par leur style, leur histoire, leurs personnalités… Ils ont néanmoins plusieurs traits essentiels en commun : une vision distanciée des évolutions du monde (un monde plus français pour Houellebecq, nettement plus large pour Sorokine) et une redoutable intuition. N’est-ce pas là la marque d’une « vraie » littérature de plus en plus rare ?

Houellebecq / Sorokine : Médocs et cuisine

Au moment de la parution de Soumission, il y a exactement quatre ans, il n’était pas inintéressant de se pencher sur d’éventuels points de contact entre cette œuvre de Michel Houellebecq et le roman Telluria de Vladimir Sorokine, sorti en Russie quelque deux ans plus tôt*. A priori, la tâche semblait vaine, les deux écrivains différant par leur style, leur histoire, leurs personnalités…

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