Rouge : le soleil disputé

C’est tout de même vexant : jamais nous ne saurons si, au cœur de Moscou, nous foulons les pavés de la Belle Place ou de la place Rouge. En effet, dans la tradition slave, russe notamment, l’adjectif krasny exprimait indissociablement le rouge et le beau.

Blanc : le sang de la patrie

De tous temps, les couleurs préférées des Slaves de l’Est ont été le blanc et le rouge. Avec le noir, évoqué la semaine dernière, elles forment la triade traditionnelle que l’on retrouve dans les contes.

Noir : une gueule à faire peur

En Russie comme dans d’autres cultures, le noir est la couleur du deuil, du chagrin. La raison en est, selon la tradition, que « la couleur noire n’irrite pas le défunt, elle ne suscite en lui aucune envie ni jalousie envers les vivants portant des vêtements de couleurs vives et joyeuses ».

Bleu : entre eau et ciel

Deuxième volet de notre série estivale sur la symbolique des couleurs en Russie : après le vert toujours un peu sulfureux, le bleu, a priori plus simple et plus paisible. Mais le bleu est-il perçu dans les mythologies, les croyances, les expressions populaires et la littérature russes de la même façon qu’en Europe ?

Vert : les légendes de la forêt sombre

Le vert est, bien sûr, en Russie comme dans de nombreux autres pays, le symbole de la nature, du printemps, du renouveau, de la jeunesse. Mais qu’on ne nous fasse pas dire ce que nous ne disons pas : le vert russe n’est que secondairement l’emblème des écolos.

L’art du déboulonnage

Le déboulonnage est à la pointe de la mode occidentale : à bas les Colbert, les De Gaulle, les Confédérés ! À bas, en Europe de l’Est, les monuments en hommage aux soldats soviétiques de la Seconde Guerre mondiale ! De ce point de vue, bizarrement, c’est le calme plat en Russie. Le pays a pourtant une riche expérience en matière de boulonnage/déboulonnage.

Lune russe au Spitzberg

Il y a cent ans, le 9 février 1920, était signé le traité international de Svalbard, octroyant le Spitzberg et son archipel au royaume de Norvège. Les Russes, encore aux prises avec leur révolution, se sentent alors dépossédés de l’un de ces grands espaces de glace qui, depuis toujours, peuplent leur imaginaire et leur littérature.

Précis de toska à l’usage du déconfiné

Déprime, blues, « coup de mou », dépression – les psys sont au taquet en ces temps de confinement/déconfinement. Il apparaît, en effet, que les humains ont quelque peine à supporter les angoisses liées à l’enfermement, au danger d’être contaminé, au risque de chômage, à la crise économique massive qui s’annonce, pour ne citer que quelques causes.

Balance ton Russe

La presse russe abonde en faits divers rapportant les accusations dont sont l’objet des personnes atteintes du coronavirus ou soupçonnées de l’être. Ces accusations-dénonciations, lancées depuis le palier des immeubles – ça commence par les voisins – ou sur les réseaux sociaux, dégénèrent rapidement en véritables traques.