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Guide: que faire du 23 mai au 6 juin

Guide: que faire du 23 mai au 6 juin

Chaque quinzaine, le guide culturel de Julia Breen pour des idées sorties à Moscou et ailleurs :

Pour une plume de l’Oiselle de Feu

ExpositionL’art de la miniature laquée est moins ancien qu’éternel. Si la Russie a ses pattes d’ours bien ancrées dans la terre, elle a l’âme élevée. Les miniatures laquées disent une grande finesse. Comme à leur habitude, les artisans russes allèrent s’inspirer de l’école allemande pour revenir et inventer leur façon propre, indissociable de la peinture d’icônes matricielle. Scènes de la vie paysanne et des contes traditionnels ou littéraires, la miniature laquée fige des instants de paix. Comme la langue russe elle-même, elle allie poésie et hauteur au quotidien le plus concret ; l’objet qui porte une bribe de l’harmonie céleste n’est jamais coupé de son utilité terrestre. La miniature laquée, au cours des 70 ans du grand bouleversement, a été le refuge des peintres d’icônes, survécu à toutes les catastrophes, continué dans les chaotiques années 1990 ; elle poursuit aujourd’hui sa quête d’idéal, de cette perfection de la forme qui rend la lumière intérieure. Pas plus que la peinture d’icônes-mère, la miniature laquée n’a d’auteurs répertoriés. Elle est issue d’ateliers, d’écoles – de collectifs d’artisans, de cette discipline du respect des canons seule à même de libérer le véritable génie. Le musée de l’art décoratif et de l’art populaire ouvre une exposition permanente au grand métier du Vaste pays – il n’est que temps.La miniature laquée russe.

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Julia Breen