Russie – Royaume-Uni : état de confrontation perpétuelle ?

Alors que la Première ministre britannique Theresa May accuse la Russie de « menacer l’ordre international », le sénateur Alexeï Pouchkov la renvoie aux « mensonges » de l’Occident.

À l’occasion d’un banquet donné par le lord-maire de la Cité de Londres, lundi 13 novembre, la Première ministre britannique a dénoncé, de la part de la Russie, des agissements « de grande ampleur » qui « menacent l’ordre international », indique RBC, citant The Guardian. Ordre dont dépendent, a-t-elle souligné, tous les pays occidentaux. Dans le viseur de Mme May, en particulier, des manœuvres d’ingérence russes dans les élections d’autres pays et la propagation depuis la Russie de « fausses informations ».

Après avoir énuméré toutes les tentatives russes de « saper, ces dernières années, les institutions occidentales », Mme May a déclaré : « J’ai un message très simple pour la Russie. Nous savons ce que vous faites. Et vous n’y arriverez pas.  Parce que vous sous-estimez la capacité de résistance de nos démocraties, l’attraction durable qu’exercent les sociétés libres et ouvertes, et le dévouement des nations occidentales aux alliances qui nous unissent. »

La Première ministre britannique a ensuite prévenu : «  Le Royaume-Uni fera tout ce qu’il faut pour se défendre, et va aussi travailler avec ses alliés pour agir de la même façon [que la Russie]. » À l’en croire, outre l’ingérence dans les processus électoraux d’autres pays et la propagation de fausses informations, la Russie est aussi coupable de piratage informatique contre le ministère danois de la Défense et le Bundestag allemand, « parmi beaucoup d’autres ».

Si Londres ne souhaite pas « revenir à la guerre froide ou se trouver en état de confrontation perpétuelle » avec la Russie, elle se verra contrainte, si Moscou maintient le cap de sa politique actuelle, de défendre ses intérêts, ainsi que ceux de l’Europe et du reste du monde, a martelé la Première ministre.

Contre-attaque

Pour le sénateur russe Alexeï Pouchkov, qui a réagi aux critiques de Mme May mardi 14 novembre au matin sur son compte Twitter, l’ordre international doit être protégé non de la Russie, mais des adeptes des interventions militaires intempestives, des coups d’État et des renversements de régime.

« L’ordre mondial cher à May, avec l’occupation de l’Irak, la guerre en Libye et l’apparition de l’EI et du terrorisme en Europe, a fait son temps. Et attaquer la Russie ne le sauvera pas », a-t-il écrit, avant de répondre aux accusations de Mme May sur les tentatives russes d’utiliser l’information comme une arme.

« À propos des fausses nouvelles : que May se rappelle des mensonges de Blair sur l’Irak, des mensonges perpétuels de leurs médias sur la Syrie et l’Ukraine », a-t-il affirmé, dans un post suivant. Balle au centre.

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