Deux tiers des Russes participent à des actions caritatives

En un an, les Russes ont donné plus de 120 milliards de roubles à des associations caritatives, indique une enquête sur les dons privés menée par le Fonds de soutien et de développement de la philantrophie KAF.

« Ces 12 derniers mois, deux tiers des Russes (67 %) ont participé à des actions caritatives (en donnant de l’argent ou en travaillant comme bénévoles). Plus de la moitié des citoyens (53 %) ont fait des dons d’argent. »

« Le montant d’un don en Russie est traditionnellement de 2 000 roubles. À partir de ce chiffre, on peut supposer que la somme totale des dons privés en Russie s’élève à environ 127 milliards de roubles (près de 0,15 % du PIB en 2016) », indique l’étude.

En outre, observent les experts, « un Russe sur cinq (22 %) a fait du bénévolat l’an dernier, principalement pour aider des ONG ou des organismes religieux. » Les bénévoles étaient majoritairement des jeunes âgés de 18 à 34 ans.
Selon le sondage, « les citoyens russes aident avant tout les enfants (58 %), puis les organismes religieux (30 %), les pauvres (28 %) et les animaux (20 %). La recherche, les droits de l’homme et la santé mentale sont les domaines qui les intéressent le moins (1 % au total). »

Le forum "Charité" du diocèse de Saint-Pétersbourg en 2014. Crédits : Diocèse de Saint-Pétersbourg
Le forum « Charité » du diocèse de Saint-Pétersbourg en 2014. Crédits : Diocèse de Saint-Pétersbourg

Les femmes viennent plus volontiers en aide aux animaux (24 % contre 15 % des hommes), tandis que les hommes font davantage de dons en cas de catastrophe naturelle (13 % contre 8 % des femmes), pour lutter contre la toxicomanie (10 % contre 5 %), contre la corruption (6 % contre 2 %) et pour soutenir le sport et les loisirs (6 % contre 2 %).

Les chercheurs relèvent également que si les femmes font plus souvent des dons d’argent, les hommes donnent pour leur part des sommes plus élevées. L’instrument le plus utilisé pour effectuer un don est le SMS (40 %), suivi des cartes de banque (34 %) et des boîtes à dons (31 %).

Près de la moitié des habitants (47 %) offrent leur aide parce que tel problème ne les laisse pas indifférents, tandis que 43 % veulent soutenir les personnes moins favorisées. La troisième place se partage entre ceux qui gardent un sentiment positif après avoir fait un don et par ceux qui estiment que « tout le monde doit participer à la résolution des problèmes sociaux » (33 % pour chaque groupe).

Les résultats de ce sondage ont été publiés à la veille de la Journée internationale de la charité (également connue sous le nom « Mardi je donne »), qui sera célébrée le 28 novembre prochain.