La majorité des Russes ne sont pas au courant des résultats du référendum catalan

Les Russes sont loin de tous savoir ce qu’est la Catalogne. 29 % de ceux interrogés récemment par le Centre d’étude de l’opinion publique (VTsIOM) ont déclaré que c’était la première fois qu’ils entendaient ce nom. Parmi les sondés restants, 63 % pensent qu’elle se trouve en Espagne, 5 % en Italie, 1 % en France et 1 % « quelque part en Europe ». 26 % n’ont pas pu répondre.

Selon Alexandre Tchitchine, doyen de la faculté de sciences économiques et sociales de l’Académie russe de l’économie nationale et du service public, le manque de connaissances des Russes sur les événements qui se déroulent en Catalogne s’explique par le fait que « l’Espagne et la Catalogne ne sont pas des régions sensibles pour eux, contrairement à la Syrie par exemple ». « Étant donné que, depuis quelque temps, le niveau de vie des Russes chute et que beaucoup d’entre eux ont cessé de voyager à l’étranger, l’Espagne est devenue encore plus lointaine », a déclaré M. Tchitchine à Kommersant.

À la question « le conflit entre la Catalogne et l’Espagne est-il important pour la Russie ? », 27 % des sondés ont répondu « plutôt important », 17 % « tout à fait important », 26 % « peu important » et 14 % « pas du tout important ». 16 % n’ont pas répondu.

Les Russes sont loin de tous être au courant des résultats du référendum : selon 36 %, les partisans de l’indépendance catalane ont remporté la victoire ; pour 6 %, ce sont les partisans de l’unité de l’Espagne qui ont gagné, tandis que 58 % n’ont pas donné de réponse.

Les sondés ont également été interrogés sur les raisons pour lesquelles une partie des Catalans ont décidé de se séparer de l’Espagne. Plus de la moitié (52 %) ont été dans l’incapacité de répondre. 13 % pensent que « la politique fiscale du gouvernement ne les satisfait pas », 13 % que les Catalans « veulent devenir indépendants », 8 % que « la politique du gouvernement espagnol ne les satisfait pas » et 7 % que les séparatistes « veulent améliorer leur niveau de vie ».

68 % des Russes estiment que leur pays « doit rester neutre ». 14 % soutiennent les indépendantistes catalans, 5 % le gouvernement espagnol et 13 % n’ont pas répondu. À en croire Alexandre Tchitchine, il ne faut pas chercher dans ces réponses de parallèles avec la Crimée, qui s’est séparée de l’Ukraine pour se rattacher à la Russie. « La Catalogne veut créer son propre État, et non se rattacher ou se détacher d’un autre », conclut-il.

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