Dmitri Medvedev promet de ne pas augmenter la charge fiscale

Lundi 16 octobre, à l’occasion de sa rencontre annuelle avec les responsables des plus grands groupes étrangers présents en Russie, notamment Danone et Total, le Premier ministre russe a annoncé la reprise de la croissance économique et promis aux investisseurs que la charge fiscale sur le business ne serait pas alourdie.

Beaucoup de choses ont changé en Russie en un an, a entamé le chef du gouvernement. « L’économie a fini de s’adapter aux nouvelles conditions et aux nouveaux défis qu’elle avait à relever, et la croissance s’est rétablie », a-t-il déclaré, soulignant que les principaux indices étaient à la hausse : PIB, production industrielle, échanges commerciaux, exportations et importations. « La dynamique est positive partout, même si les rythmes varient. Nous pouvons constater avec certitude que l’économie russe est repartie dans une phase de croissance », a affirmé le Premier ministre. L’économie russe a enregistré une croissance d’1,7 % au premier semestre 2017, et devrait croître de plus de 2 % au quatrième trimestre, selon le ministère du développement économique. La production industrielle en Russie a augmenté de 1,8 % entre janvier et septembre.

Ces tendances positives s’inscrivent sur fond d’une inflation faible. La hausse des prix en Russie n’a pas dépassé 2 % depuis janvier, et pour toute l’année 2017, l’inflation devrait être légèrement supérieure à 3 % seulement, soit un record absolu dans toute l’histoire de la Russie post-soviétique.

31e séance plénière du Conseil consultatif des investissements étrangers. Crédits : government.ru
31e séance plénière du Conseil consultatif des investissements étrangers. Crédits : government.ru

« Le bruit politique passe au second plan quand il est question d’argent »

« Malgré les tentatives extérieures d’acculer notre pays à l’isolement économique, l’intérêt des investisseurs étrangers pour la collaboration avec la Russie ne cesse de croître, a insisté Dmitri Medvedev. Depuis le mois de janvier, les investissements étrangers directs en Russie ont plus que doublé de volume par rapport à l’année dernière. »

Cette hausse est à mettre sur le compte, notamment, de tous les efforts entrepris pour améliorer le climat des affaires en Russie, a souligné le Premier ministre. « En seulement cinq ans, nous avons gagné plus de 80 positions au classement Doing Business (passant de la 124è place à la 40è, sur 190 pays, ndlr) », a-t-il noté, ajoutant que le gouvernement avait l’intention de poursuivre le travail dans ce sens.

« Les promesses que nous avions faites de ne pas augmenter la charge fiscale sur le business pendant plusieurs années ont été tenues, a ajouté le Premier ministre. Même malgré la crise et les problèmes en tout genre que l’on a créés à notre économie, nous n’avons pas augmenté les impôts », a–t-il martelé, précisant que l’État russe comptait s’en tenir à cette politique dans l’avenir.

À l’issue de la rencontre, le ministre du développement économique Maxim Orechkine a confié que les responsables des grandes entreprises étrangères n’avaient pas abordé avec le Premier ministre russe le thème des sanctions : « Le bruit politique passe au second plan quand il est question d’argent », a-t-il commenté.

Avant d’ajouter : « Une étude récente d’Ernst & Young révèle un fait intéressant : le nombre de projets d’investissement réalisés en Russie cette année a atteint un niveau historique maximal. On le constate aussi dans la dynamique des investissements directs, qui s’élèvent à 14 milliards de dollars pour le premier semestre 2017. »

Cette rencontre annuelle avec le chef du gouvernement russe (la 31è cette année) réunit les directeurs de plusieurs dizaines de très grandes entreprises internationales travaillant en Russie, parmi lesquelles Siemens, Uniper, Nestlé, Procter & Gamble, Danone, BASF, BAT, Total, Unilever, PepsiCo, Coca Cola, Fortum, Cargill, Kinross et d’autres. Depuis la première édition de l’événement, en 1994, l’apport total des sociétés participantes en termes d’investissements en Russie a dépassé les 165 milliards de dollars.

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