Le cinéma Oktyabr célèbre ses 50 ans avec le film « L’Utopie des images de la révolution russe »

Cette année, le cinéma « Oktyabr », haut lieu d’avants-premières et de festivals, fête ses 50 ans. Le 6 octobre, dans le cadre du projet KARO.Art, le cinéma « Oktyabr » célébrera son anniversaire et organisera l’avant-première russe du film L’Utopie des images de la révolution russe – « Sila metchty », en l’honneur des 100 ans de la révolution d’Octobre.

Extrait du film l'Utopie des images de la révolution russe. Crédits : Reflexion Films.
Extrait du film l’Utopie des images de la révolution russe. Crédits : Reflexion Films.

L’Utopie des images de la révolution russe présente la révolution d’Octobre à travers l’objectif d’une caméra, dans une oeuvre commune de cinéastes français et d’archives de cinéma russes. Ce film est le résultat d’un long travail de restauration de plusieurs heures d’images d’époque.

Les images d’archives sont principalement issues des documents remis par le Gosfilmfond de Russie, l’Archive publique russe des documents cinématographiques et de la Cinémathèque de Toulouse.

L’avant-première mondiale du film a eu lieu début septembre lors du 74e festival du cinéma de Venise, dans la catégorie Venezia Classici.

Les billets pour l’avant-première du film L’Utopie des images de la révolution russe sont disponibles sur le site karofilm.ru.

Le film sortira dans toute la Russie le 12 octobre.

L’Utopie des images de la révolution russe (Sila metchty)

Réalisé par Emmanuel Hamon

Écrit par Thomas Cheysson

Produit par Sophie Goupil

Film documentaire de 88 minutes, France, 2017

Distribution en Russie et CEI : Reflexion Films

Plus d’informations dans l’événement Facebook ici.

Bande-annonce

1 commentaire

  1. Lors d’un voyage de délégation étudiante en URSS en 1967, j’avais eu pour guide dans le Musée de l’Ermitage une dame assez âgée extrêmement cultivée, toute empreinte de la culture de Saint-Pétersbourg début 20e siècle. Elle me racontait que petite fille, avec des tresses, avant la révolution, elle allait visiter les collections du palais des tsars. Elle avait vu personnellement la prise du Palais d’Hiver et plus tard la prise de vues par Eisenstein pour son film Octobre. Elle avait dit à Eisenstein : Ce n’était pas comme cela. Ils n’étaient pas très nombreux, et ils sont montés par un petit escalier pas par le grand. Elle racontait qu’Eisenstein lui aurait répondu : « C’est moi qui fais l’histoire ».
    A la tête d’un nouveau grand voyage étudiant en 1968 j’ai essayé de revoir cette dame mais au Musée on m’a dit qu’elle était trop fatiguée pouer servir encore de guide.
    Dans une grande salle elle montrait le nom de sa ville écrit en pierre « alexandrite » qui changeait de couleur selon l’éclairage ou l’angle de vue. Rouge ou vert selon le moment. Elle disait avec malice que cela correspondait bien aux habitants de la ville, qui changeaient de couleur selon le régime. Il me semble que Marc Chagall était encore un réprouvé en 1967. Elle était prudente lorsqu’on évoquait l’ancien commissaire du peuple.
    Je rends hommage à cette dame (était-ce Nina?) qui m’a fait découvrir Saint-Pétersbourg, ses habitants, ses trésors, … comme ils étaient il y a plus d’un siècle. Je me réjouis donc que vous fassiez mieux connaitre son histoire.
    Paul Thielen. Président de l’Association des Habitants de Louvain-la-Neuve.

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