L’afflux migratoire en Russie au plus bas depuis sept ans

Le nombre de migrants entrés en Russie en 2017 a atteint son plus bas niveau depuis sept ans, indique une étude de l’Institut d’analyse sociale et de pronostic de l’Académie russe de l’économie nationale, publiée en septembre 2017.

Un camp de migrants en Russie. Crédits : Flickr
Un camp de migrants en Russie. Crédits : Mikhail Sazonov/Flickr

Sur les six premiers mois de 2017, quelque 102 300 personnes sont officiellement entrées sur le territoire russe, soit le chiffre le plus bas enregistré depuis 2010, lorsque le flux de migrants avait atteint 89 600 personnes, rapporte l’étude. Entre temps, sur la même période, le nombre d’immigrés a oscillé entre 130 et 165 mille par an.

« Et rien ne prédit une augmentation du nombre de migrants sur la seconde moitié de l’année », ajoutent les auteurs de l’enquête.

Depuis quelques années, la grande majorité des étrangers s’installant en Russie sont originaires d’Ukraine – 39 600 personnes sur les six premiers mois de 2017, poursuit le rapport.

Les destinations les plus prisées des migrants sont Moscou, sa région, Saint-Pétersbourg, la région de Léningrad et Krasnodar. Par ailleurs, ajoute l’étude, l’afflux de migrants a augmenté dans les régions de Voronej, Tioumen, Kaliningrad et Novossibirsk.

Parallèlement, le nombre total d’étrangers (migrants, mais aussi expatriés, etc.) arrivés en Russie en 2017 reste sensiblement au même niveau que l’année dernière, relèvent les chercheurs. « Entre mars et fin juillet 2017, nous avons constaté un afflux important d’étrangers, le chiffre passant de 9,4 millions à 10,2 millions de personnes, ce qui témoigne d’un retour partiel à la situation antérieure à la crise de 2013 », précisent-ils, cités par Kommersant.

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