Affaire des turbines détournées : Siemens réduit son activité en Russie

Le groupe allemand Siemens a décidé de mettre fin à plusieurs projets en Russie après avoir découvert que quatre turbines à gaz initialement livrées à ce pays avaient été détournées à son insu vers la Crimée, indique la compagnie dans un communiqué officiel publié le 21 juillet.

Simens russie
Siemens travaille en Russie depuis plus de 160 ans dans de nombreux domaines de production industrielle. La compagnie est présente dans plus de 30 villes russes. Crédits : Wikimedia

« Siemens a reçu des informations concrètes indiquant que les quatre turbines à gaz livrées à l’été 2016 pour un projet à Taman, dans le sud de la Russie, ont été depuis modifiées et transférées illégalement en Crimée en violation de tous nos accords », a déclaré la compagnie, ajoutant qu’il s’agissait en outre d’une violation de la législation européenne, qui interdit la livraison d’équipements énergétiques européens à ce territoire sous sanctions.

En réaction à cette situation, Siemens compte continuer ses poursuites judiciaires contre la compagnie russe Technopromexport (groupe étatique Rostec), à l’origine selon lui du transport des turbines, et retirer sa « part minime » dans la société russe Interautomatika, un des prestataires de service d’installation de turbines en Crimée.

Le groupe allemand a également entamé une procédure visant à mettre fin aux accords de licence avec les sociétés russes actives dans le domaine de la livraison d’équipements pour les centrales électriques et a décidé d’arrêter les livraisons d’équipements prévues par des contrats actuels aux compagnies détenues par l’Etat en Russie pour l’instant.

Siemens travaille notamment en Russie avec la société russe de construction de machines électriques de puissance Power Machines.

Le ministère russe de l’énergie n’a pas souhaité commenter la décision de Siemens, a rapporté l’agence Interfax, vendredi matin.

Rappelons que les premières informations concernant la possible livraison de turbines par Siemens à la Crimée pour la construction de deux centrales ont été publiées par Reuters, le 5 juillet. L’agence, citant ses sources, soulignait alors qu’elle n’était pas en mesure de dire si le groupe allemand était au courant ou regrettait ce transfert d’équipement.

Si le transfert était confirmé, le groupe allemand pouvait être accusé de violation du régime des sanctions de l’Union européenne interdisant aux entreprises de l’UE de fournir des technologies de l’énergie en Crimée.

Le 11 juillet, Siemens a porté plainte contre les représentants de Technopromexport que la compagnie allemande considère responsable de ce transfert.

La péninsule de Crimée connaît d’importants problèmes d’accès aux ressources énergétiques depuis son rattachement à la Russie en 2014. En octobre 2016, le président russe Vladimir Poutine avait promis que cette situation serait définitivement réglées pour fin 2018.

 

 

 

2 commentaires

  1. Bande de gnouf l UE , il nous ont fait le coup avec les danrées alimentatires et le porc , du coup on exporte plus vers la Russie et les russes ont fait le necessaire pour produire eux même . cela met nos agriculteurs dans le pétrin . vous croyez que ces quelques turbines vont bloquer les russes . il faut foutre le camp de l UE , c est un pot de pue .rien d autre

  2. les russes ont acheté un produit , ils en font ce qu ils veulent , c est incroyable cette dictature de BRUXELLES , déjà on fait chier les gens de ne plus faire de feu , d avoir un permis pour utiliser une tronçonneuse à bois , on voit bien que tous ces députés de l UE n’ont rien à faire d’autre que d’emm….. les gens . il faut foutre tout ce petit monde dehors .

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *