Armement : les exportations russes se sont envolées en 2016

En 2016, la Russie a vendu pour plus de 15 milliards de dollars d’armements à l’étranger, conservant ainsi sa deuxième place mondiale d’exportateur d’armes derrière les États-Unis, a annoncé le président russe Vladimir Poutine le 22 mars, lors d’une réunion de la Commission chargée de la collaboration militaire et technique.

Su-34 chasseur russie
Chasseur Su-34 après décollage. Crédits : ministère de la défense russe

« L’équipement militaire russe bénéficie d’une demande stable et est livré dans 52 pays du monde », s’est félicité le président, précisant qu’en 2015, les exportations russes dans ce domaine s’étaient élevées à 14,5 milliards de dollars.

La demande orientale

En 2016, la Russie a livré ses quatre premiers chasseurs Su-35, sur les 24 achetés, à la Chine, indique Kommersant, et a continué à fournir à son partenaire chinois des hélicoptères Ka-32A11BC ainsi que des moteurs d’avion D-30KP2 et RD-93.

À l’Inde, Moscou a vendu 26 chasseurs MiG-29K ainsi que des pièces détachées pour les chars T-72. Au Vietnam, la Russie a exporté six sous-marins à propulsion diesel-électrique Varchavianka ainsi que les derniers des 12 avions de chasse Su-30MK2 commandés précédemment. La Russie a en outre entamé la construction de navires destinés à la flotte vietnamienne.

Pour sa part, l’Algérie a reçu l’année dernière huit des 14 chasseurs Su-30MKA commandés à la Russie, des hélicoptères Mi-28NE et Mi-26T2, plus d’une centaine de chars T-90SA et des missiles antichars Kornet. L’Irak, elle, a acheté aux Russes des hélicoptères Mi-35 et Mi-28NE et 48 systèmes de défense antiaérienne Pantsir-S1. Enfin, la Russie a livré trois systèmes de défense antimissile Antey-2500 (S-300VM) à l’Égypte, et fait parvenir à l’Iran quatre systèmes similaires de type S-300PMU-2.

La CEI fidèle

 S-400 et Pantsir
S-400 et Pantsir. Crédits : ministère de la défense russe

Plusieurs pays de la Communauté des États indépendants (CEI) se sont également équipés chez les Russes en 2016. Ainsi, la Biélorussie s’est dotée de quatre systèmes de missile sol-air S-300PS et d’une unité antiaérienne Tor-M2K, de véhicules de transport de troupes BTR-82A et d’hélicoptères Mi-17V-5.

L’Azerbaïdjan continue de son côté à se faire livrer des chars T-90S, et le Kazakhstan, des chasseurs Su-30SM et des hélicoptères Mi-171SH et Mi-35M.

L’Arménie est devenue en 2016 le premier acquéreur étranger d’un système de missile balistique Iskander, issu des réserves du ministère russe de la défense.

En perspective

À l’heure actuelle, Moscou mène des négociations avec l’Algérie sur la vente de bombardiers Su-32, tandis que l’Indonésie songe de plus en plus à acquérir des chasseurs Su-35. Le système de défense antiaérienne et antimissile S-400 Triumph pourrait trouver preneur en Inde, ainsi qu’en Turquie.

De grands espoirs reposent, enfin, sur l’industrie militaire navale. Jakarta souhaite ainsi commander à Moscou deux sous-marins Varchavianka, et Delhi a l’intention de louer un deuxième sous-marin nucléaire russe.

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