La MGU ouvre une faculté dédiée à la recherche spatiale

L’université d’État de Moscou Lomonossov (MGU) inaugurera en 2017 une nouvelle faculté, destinée à former des spécialistes dans le domaine de la recherche spatiale, a annoncé, lundi 21 novembre, Victor Sadovnitchi, son recteur.

Université d’État de Moscou Lomonossov
Université d’État de Moscou Lomonossov. Crédits : Flickr.

« Nous discutons de l’idée depuis longtemps, et nous allons ouvrir cette faculté dans un futur proche, et même dans les jours prochains », a indiqué le recteur à l’occasion du Forum des leaders intellectuels de l’avenir, à Iaroslavl.

Après l’inauguration début 2017, la nouvelle faculté devrait commencer d’accueillir des étudiants dès le mois de septembre prochain. Elle n’entraînera pas des cosmonautes mais devra « former des spécialistes en recherche spatiale », a tout de suite précisé le recteur.

Pour Victor Sadovnitchi, la Russie a en effet besoin de personnel hautement qualifié pour l’exploration spatiale, et la MGU est en mesure de se charger de leur formation. « Le nouveau cosmodrome Vostotchny a besoin d’une armée d’experts pour fonctionner correctement », a souligné le recteur de la MGU.

Inauguré en avril 2016, le cosmodrome Vostotchny, situé dans la région de l’Amour, doit remplacer, à terme, son « homologue » Baïkonour, situé – de fait, depuis la chute de l’URSS – au Kazakhstan.

Vladimir Poutine au cosmodrome de Vostotchny. Crédits : kremlin.ru
Vladimir Poutine au cosmodrome de Vostotchny. Crédits : kremlin.ru

L’université d’État de Moscou, déjà impliquée dans l’exploration spatiale, a d’ailleurs pris part au premier lancement depuis Vostotchny. Le 27 avril dernier, une fusée Soyouz-2.1a a décollé avec, à son bord, un satellite de 500 kg conçu par la MGU – le sixième que l’institution lance dans l’espace.

Ce satellite Lomonossov a été réalisé pour observer les sursauts gamma, les rayons cosmiques à haute énergie et les phénomènes lumineux transitoires (des éclairs lumineux accompagnant les orages, visibles en haute atmosphère), ainsi que pour réaliser des expériences scientifiques consacrées à la magnétosphère terrestre. « Toutes les données doivent être traitées – et ce sont les étudiants en licence, en master et diplômés qui s’y attelleront », a conclu le recteur.

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