Centenaire 14-18 : La Champagne se souvient de l’héroïsme des soldats russes

Près de 300 personnes ont commémoré dimanche 15 mai à Saint-Hilaire-le-Grand, dans le département de la Marne, le centenaire de l’arrivée des soldats russes en Champagne lors de la Première Guerre mondiale.

Après une célébration liturgique orthodoxe dans la chapelle, en présence de nombreux Russes blancs et d’un choeur venu de Russie pour l’occasion, une procession a eu lieu dans le cimetière, où un pope a béni les tombes des disparus.

« Un siècle après, face aux sacrifices de ces milliers de soldats du corps expéditionnaire russe, l’émotion est toujours aussi vive », a déclaré Elisabeth Obolensky, présidente de l’association du souvenir du corps expéditionnaire russe en France lors de la cérémonie dans la chapelle orthodoxe.

À Saint-Hilaire-le-Grand, commune de 300 habitants située à 35 km de Reims, plus de 900 soldats ayant combattu aux côtés des troupes françaises durant la Première Guerre mondiale reposent dans le cimetière militaire russe.

Au total, 20 000 hommes répartis dans deux brigades ont été envoyés en 1916 dans les plaines crayeuses champenoises par l’empereur Nicolas II. Le contingent a occupé plusieurs sites marnais comme Aubérive, la ferme des Marquises et le fort de la Pompelle.

« Ils ont été positionnés en renfort là où le front était relativement calme, ce qui a permis à l’armée française de combattre ailleurs, comme à Verdun. En 1917, ils ont ensuite participé à l’offensive majeure du Chemin des Dames », a rappelé Franck Lesjean.

Suite à la révolution de 1917 et au renversement du tsar, certains soldats ont fait le choix de ne plus retourner dans leur pays et ont fondé une famille dans la Marne.

Leur descendance a créé l’Association du souvenir du corps expéditionnaire russe en France. Cette dernière est à l’initiative des commémorations du centenaire et, tous les ans, se rassemble à Saint-Hilaire-le-Grand pour faire vivre le souvenir de la présence méconnue des Russes en Champagne durant la Grande Guerre.

Crédits : Facebook ASCERF

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