Scandale du dopage en Russie : retour sur un « mauvais polar »

Le 9 novembre dernier, une commission indépendante de l’Agence mondiale antidopage (AMA) présentait un rapport accusant la Russie d’avoir établi un système de dopage organisé, impliquant des officiels russes au plus haut niveau. Le 7 janvier, des sanctions sont tombées notamment à l’encontre de Valentin Balakhnitchev, ancien président de la Fédération russe d’athlétisme, et d’Alexeï Melnikov, ancien entraîneur de l’équipe de marche de Russie – tous deux suspendus à vie. Le Courrier de Russie revient sur un scandale né d’un document qui est loin de faire l’unanimité.

Mariya Savinova remporte l'argent en finale du 800 m féminin aux championnats du monde IAAF d'athlétisme 14e, au Stade Loujnikin. Russie, 18 AOÛT 2013. Crédits : (Photo ITAR-TASS / Stanislav Krasilnikov)
Maria Savinova, championne olympique en titre du 800 mètres, ne peut plus participer aux compétitions internationales. Crédits : TASS

Un réquisitoire cinglant

Des sportifs sous la houlette de leurs entraîneurs, des entraîneurs prisonniers d’une « culture du dopage », des contrôleurs antidopage qui s’échappent par les fenêtres des hôtels pour emporter les échantillons à l’étranger, des laboratoires à l’abri des regards, et des agents du FSB déguisés qui espionnent les laboratoires. Non, ce n’est pas la trame d’un nouveau roman d’espionnage mais, selon l’Agence mondiale antidopage, le fonctionnement bien réel du monde de l’athlétisme russe aujourd’hui.

Dans son rapport de 300 pages, la commission « met en lumière un haut niveau de collusion  entre athlètes, entraîneurs, médecins, laboratoires et officiels, visant à fournir systématiquement aux sportifs russes des produits dopants pour atteindre le principal objectif de l’État : produire des vainqueurs. »

Le rapport dénonce « une culture de la tricherie profondément enracinée ». « Le refus d’un athlète de participer [au système de dopage, ndlr] est susceptible de le priver d’entraîneurs de premier plan », insistent les auteurs.

L’agence Rusada, chargée de la lutte contre le dopage en Russie, est une des principales cibles du rapport. L’AMA accuse notamment l’agence fédérale de prévenir à l’avance les athlètes des contrôles antidopage hors compétition, d’encaisser des pots-de-vin en échange de la garantie que ces tests seront négatifs, d’être trop proche de certains entraîneurs ou, encore, de ne pas respecter les protocoles internationaux en matière de tests antidopage. Pour l’AMA, cette pratique illicite n’aurait pu exister « sans l’approbation, tacite ou explicite, de membres du gouvernement russe ».

Au terme de ce document aux allures de pamphlet, la commission recommande l’exclusion temporaire de la Russie de toutes les compétitions, dont les JO de Rio en 2016, la suspension à vie de cinq athlètes russes – Maria Savinova, championne olympique en titre du 800 mètres, Ekaterina Poïstogova, médaille de bronze en titre du 800 mètres, Anastasia Bazdireva, championne de Russie 2015 d’athlétisme en salle, Kristina Ougarova et Tatiana Miazina – ainsi que la suspension de la Fédération russe d’athlétisme et de l’Agence russe antidopage.

Maria Savinova et Ekaterina Poïstogova, toutes deux provisoirement suspendues des compétitions internationales. Crédits : Flickr/Citizen59
Maria Savinova et Ekaterina Poïstogova, toutes deux provisoirement suspendues des compétitions internationales. Crédits : Flickr/Citizen59

Les sanctions n’ont pas tardé : le 13 novembre, soit trois jours seulement après la publication du rapport, le conseil de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF) a voté, à 22 voix contre une, la suspension provisoire de la fédération russe de toutes les compétitions pour une durée indéterminée. La décision de l’IAAF doit être réexaminée en mars 2016 à Cardiff, à l’occasion des Mondiaux de semi-marathon.

L’horizon olympique des athlètes russes est désormais bien flou, à moins de six mois des prochains Jeux, attendus à Rio. La décision de l’IAAF empêche également la Russie d’organiser la Coupe du monde de marche, prévue à Tcheboksary en mai 2016, ainsi que les championnats du monde d’athlétisme junior, qui devaient avoir lieu à Kazan en juillet 2016. En une semaine, la Russie a ainsi été clouée au pilori par toute la communauté sportive internationale.

Des anecdotes, pas de preuves

Pourtant, l’histoire ne date pas d’hier. Tout a commencé avec des reportages diffusés par la chaîne allemande ARD, en décembre 2014, puis en août 2015. Réalisés par le journaliste allemand Arjo Seppelt, les deux documentaires, intitulés respectivement Dossier secret sur le dopage : comment la Russie produit ses vainqueurs et Dopage – top secret : le monde opaque de l’athlétisme, rassemblent des témoignages d’anciens sportifs et entraîneurs et dévoilent l’existence d’un système de dopage systématique dans l’athlétisme russe, couvert par les autorités fédérales.

En vidéo, le premier reportage allemand sur le dopage en Russie :

C’est la diffusion de ces deux reportages qui a poussé l’Agence mondiale antidopage à créer, début 2015, une commission chargée d’enquêter sur le sujet.

« Nous savions qu’un rapport était en préparation puisque les membres de la commission venaient ici, rencontraient certains d’entre nous et posaient des questions, a confié au Courrier de Russie le porte-parole du Centre de formation des équipes auprès du ministère russe des sports, Andreï Mitkov. Mais nous étions loin de nous douter des conclusions qu’ils en tireraient. »

Le porte-parole dénonce en premier lieu la nature des arguments du rapport, qui, selon lui, « n’apporte aucune preuve ». Mitkov qualifie le document de la commission de l’AMA de compilation de témoignages, sans aucun élément concret à l’appui. « Les membres de la commission se contentent de coucher sur le papier des morceaux des reportages », dénonce-t-il.

Il cite notamment les accusations proférées contre Grigori Rodtchenko, directeur du laboratoire antidopage de Moscou, seul accrédité en Russie. Le film et le rapport affirment que celui-ci a détruit 1 417 échantillons trois jours avant le contrôle de l’Agence mondiale antidopage. Grigori Rodtchenko, qui confirme les faits, a toutefois présenté des documents attestant que les échantillons n’avaient été détruits que parce que leurs délais de conservation étaient dépassés. « Il y a peut-être eu des irrégularités, mais nous exigeons des preuves, insiste Andreï Mitkov. Pour le moment, je ne vois que des anecdotes ! »

Pour Evgueni Sliousarenko, rédacteur en chef adjoint du portail russe sportif Championat.ru, le rapport de l’AMA pose effectivement un vrai problème. « Le document ne contient aucune preuve de la principale accusation, selon laquelle le gouvernement russe est impliqué dans ces pratiques de dopage à grande échelle », relève-t-il.

« Qu’ont fait les auteurs du rapport au cours des dix mois qui se sont écoulés entre la diffusion du premier documentaire, en décembre 2014, et la publication de leur document, en novembre dernier ?, interroge le journaliste. On dirait qu’ils se sont contentés de regarder les documentaires et de se les envoyer les uns aux autres… » Evgueni Sliousarenko qualifie le rapport de l’AMA de « mauvais roman policier », reprochant aux auteurs de s’être limités à retranscrire les témoignages des intervenants des reportages allemands.

Il fustige notamment les « raccourcis empruntés » et les « réelles erreurs » des auteurs du rapport. À titre d’exemple, il évoque le rôle démesuré que la commission attribue au médecin sportif Sergueï Portougalov. Selon le rapport, le Dr Portougalov préside la commission médicale de la Fédération russe d’athlétisme et fournit des produits dopants aux sportifs, avec la complicité des entraîneurs nationaux, en échange d’une commission sur leur victoire. « Si tout le monde connaît la réputation sulfureuse de Portougalov, le médecin n’est en aucun cas à la tête de la commission médicale de la Fédération russe d’athlétisme… puisque celle-ci n’existe même pas ! », ironise le journaliste sportif.

Pas plus qu’ailleurs

Crédits : rusbiathlon.ru
Pour Andreï Mitkov, le dopage est un des problèmes clés du sport de haut niveau, qu’il faut combattre à une échelle globale. Crédits : rusbiathlon.ru

Loin de nier l’existence d’un système de dopage dans certains sports en Russie – notamment l’athlétisme, la natation et le cyclisme –, Evgueni Sliousarenko souligne qu’il s’agit d’un problème qui touche « toutes les nations du monde », et absolument pas spécifique à la Russie.

Andreï Mitkov va plus loin, estimant que « le dopage dans le sport de haut niveau existera toujours, au même titre que les infractions au code de la route ». Selon lui, le dopage est un des problèmes clés du sport de haut niveau, qu’il faut combattre à une échelle globale, «  et non s’attaquer à un seul pays ».

À l’inverse, le médecin sportif de l’équipe olympique de Finlande et consultant de l’agence estonienne de lutte contre le dopage, Sergueï Iljoukov, considère les problèmes pointés par le rapport comme spécifiques à la Russie. « Le dopage en Russie, c’est un secret de polichinelle : tout le monde est au courant mais personne n’en parle, car trop d’acteurs sont impliqués », affirme-t-il.

Pour le médecin, beaucoup de sportifs russes se dopent notamment pour compenser leur retard en matière de formation. « En Occident, souligne-t-il, les sportifs sont encadrés par toutes sortes de médecins – préparateurs physiques, psychologues, nutritionnistes, physiologistes, etc. Un arsenal dont ne disposent pas les sportifs russes, qui ont tendance à se tourner plus facilement vers le dopage pour compenser cette insuffisance. »

Une « culture du dopage »

"Je serai un sportif", dit cette affiche soviétique.
« Je serai un sportif », dit cette affiche soviétique.

La principale différence avec les autres nations sportives est l’existence en Russie d’une « culture du dopage », poursuit Sergueï Iljoukov. « Alors qu’on comprend parfaitement, en Occident, que le dopage est interdit, en Russie, beaucoup de gens, surtout parmi les aînés, considèrent encore cette pratique comme faisant partie intégrante du sport de haut niveau », affirme-t-il.

Une « vieille habitude héritée de l’Union soviétique », dénonce Sergueï Iljoukov. « Jusqu’à présent, les sportifs russes sont en effet perçus comme des ambassadeurs du pays, qui contribuent à son rayonnement à l’étranger », estime le médecin sportif. À l’en croire, c’est la raison pour laquelle le sport de haut niveau est une des priorités de l’État russe, qui y investit énormément d’efforts et d’argent [environ 50 milliards de roubles par an, soit 600 millions d’euros, contre 175 millions d’euros en France, ndlr]. « En Occident, c’est différent : le budget de l’État est d’abord consacré aux salaires, aux assurances, jardins d’enfants, etc., et seulement ensuite au sport – avec une priorité pour le niveau amateur », souligne-t-il.

Sergueï Iljoukov affirme cependant que, manifestement, les auteurs du rapport n’ont pas saisi toutes les particularités de la vie sportive en Russie.

« Les Russes rigolent quand ils lisent, dans le rapport, que des agents du FSB se déguisaient en ingénieurs pour pénétrer dans le laboratoire antidopage », s’amuse Sergueï Iljoukov. Pour le médecin sportif, la menace d’attentats lors des Jeux de Sotchi, bien réelle, justifie totalement la présence incognito d’agents du FSB au sein de toutes les structures officielles du secteur.

Evgueni Sliousarenko va dans le même sens. « Nous ne nous écoutons pas, et nous ne nous comprenons pas [avec les étrangers, ndlr] », insiste-t-il. Il cite notamment les conclusions des enquêteurs qui estiment, face au refus des athlètes de répondre à leurs questions, que ces derniers sont soit coupables, soit sous l’influence de leurs entraîneurs. « Mais ils ne comprennent pas que les sportifs russes ne font que s’entraîner et ne communiquent jamais ! Pour ça, ils ont leurs entraîneurs et leur staff », insiste le journaliste sportif. Pour lui, la commission de l’AMA n’a fait aucun effort pour comprendre le fonctionnement du monde russe du sport ou le comportement des sportifs.

Des efforts ignorés

Ces arguments font bondir Andreï Mitkov, qui souligne que si le dopage faisait effectivement « partie intégrante » de la culture russe du sport, les statistiques nationales sur le nombre de sportifs dopés devraient être incomparablement plus alarmantes que partout ailleurs dans le monde. « Or, tous les pays sont plus au moins au même niveau en la matière, avec un ou deux pour cent de différence », insiste le porte-parole du Centre de préparation des sportifs.

Selon les statistiques officielles de l’AMA, le laboratoire de Moscou est, en nombre de tests antidopage menés, le troisième mondial sur les 35 laboratoires certifiés. En 2014, Rusada a ainsi effectué plus de 15 000 tests [19 000 avec le laboratoire satellite des JO de Sotchi 2014, ndlr], se classant derrière les Allemands et les Chinois, qui en ont réalisé, respectivement, près de 23 000 et 16 000.

Et pour Sergueï Iljoukov, si le rapport de l’AMA était sorti il y a cinq ans – au moment de la création de l’agence Rusada –, les violations des règlements antidopage auraient été bien plus nombreuses et flagrantes qu’aujourd’hui. « Rusada a largement contribué à améliorer la lutte contre le dopage dans le pays », insiste-t-il, déplorant que le document ne fasse à aucun moment mention de ces efforts.

Ouverture du système et sensibilisation antidopage

Andreï Mitkov propose de développer les campagnes de sensibilisation sur le « sport propre », dès le plus jeune âge. Ici à Moscou. Crédits : rusathletics.com
Andreï Mitkov propose de développer les campagnes de sensibilisation sur le « sport propre », dès le plus jeune âge. Ici à Moscou. Crédits : rusathletics.com

Pour Andreï Mitkov, la lutte contre le dopage, en Russie mais aussi partout dans le monde, commence par la publication des résultats de tous les tests antidopage effectués par les laboratoires de l’AMA. « N’importe quel journaliste, sportif ou supporter devrait pouvoir consulter les résultats des tests de chaque sportif », souligne-t-il, assurant que le système actuel est totalement opaque. Andreï Mitkov se prononce également en faveur de la création de commissions d’enquête internationales « si des problèmes sont suspectés ». « Mais pourquoi n’y a-t-il rien eu de tel sur l’athlétisme américain après les scandales de dopage du début des années 2000, concernant notamment les athlètes Carl Lewis et Marion Jones ? », s’interroge le porte-parole du Centre de formation des athlètes de haut niveau.

Ce dernier propose de développer les campagnes de sensibilisation sur le « sport propre », surtout auprès des plus jeunes. « Elles existent déjà, mais on en parle peu », explique-t-il, suggérant notamment que des grands noms du sport rencontrent les enfants dans les centres de formation afin de les sensibiliser. « Croyez moi, si un sportif aussi célèbre qu’Aleksandr Karelin [lutteur russe, trois fois champion olympique, ndlr] dit à un enfant de dix ans de ne jamais toucher aux comprimés magiques, celui-ci s’en souviendra toute sa vie, jusqu’à la finale des Jeux olympiques », assure-t-il.

Des sanctions disproportionnées ?

À propos des sanctions adoptées contre la communauté russe du sport, Sergueï Iljoukov estime que l’Association internationale des fédérations d’athlétisme n’avait simplement pas d’autre choix, à la lumière de la gravité des faits. « J’espère juste que ce rapport donnera un coup de fouet aux Russes pour qu’ils modernisent leur système de formation  », indique-t-il.

Evgueni Sliousarenko, de son côté, est révolté. « On ne soigne pas une tête malade avec une guillotine !, s’indigne-t-il. L’Agence mondiale espère-t-elle que la Russie aura tellement peur qu’elle va régler tous les problèmes en six mois ?! Mais c’est impossible, même avec la meilleure volonté du monde, note-t-il. Nous avons besoin de soutien et on nous achève », conclut-il.

Andreï Mitkov, quant à lui, s’inquiète pour les sportifs innocents. « Certains sauront se relever d’une telle injustice, mais d’autres n’en seront peut-être jamais capables », alerte-t-il.

Montrer patte blanche

Vitali Mutko (au centre) rencontre des sportifs russes des Premiers Jeux européens en 2015 en compagnie de Vladimir Poutine. Crédits : kremlin.ru
Vitali Mutko (au centre) rencontre des sportifs russes des Premiers Jeux européens en 2015 en compagnie de Vladimir Poutine. Crédits : kremlin.ru

Les autorités russes, enfin, rejettent les accusations de dopage « institutionnalisé », mais se disent prêtes à « régler les problèmes le plus rapidement possible », a déclaré le ministre russe des sports, Vitali Moutko.

Tout en niant toute responsabilité de l’État russe en la matière, le président Vladimir Poutine a appelé à une coopération étroite, « la plus ouverte et la plus professionnelle possible » avec les organisations internationales, et ordonné d’« effectuer une enquête interne ».

Les instances sportives nationales se sont déjà engagées sur le terrain des réformes. Le directeur du laboratoire antidopage de Moscou a notamment démissionné de ses fonctions.

L’agence Rusada a cessé depuis le 23 novembre de collecter des échantillons d’athlètes russes et, en décembre 2015, quatre de ses dirigeants ont démissionné, dont le directeur général, Ramil Khabriev, et son adjoint Nikita Kamaïev.

Pour sa part, le comité olympique russe a mis sur pied un conseil temporaire de coopération avec l’AMA et l’IAAF, afin de coordonner ses activités avec la Fédération russe d’athlétisme (ARAF). Le président par intérim de l’ARAF, Vadim Zelitchenok, s’est également dit prêt à démissionner, tout en affirmant que ces dérives avaient eu lieu « sous la précédente direction ».

Le ministère des sports a annoncé que le nouveau président de la Fédération russe d’athlétisme serait élu le 16 janvier 2016. Parmi les prétendants au poste, on trouve le ministre des sports de la région de Samara Dmitri Chliakhtine, le champion d’Europe de saut en hauteur Aleksandr Choustov, l’ancien athlète Maksim Karamachev et le membre de l’IAAF Mikhaïl Boutov.

L’IAAF a également créé une équipe d’inspection, composée de cinq membres et présidée par le Norvégien Rune Andersen, chargée d’évaluer les efforts entrepris par la Russie depuis le 1er janvier et jusqu’au 27 mars 2016 – date à laquelle l’IAAF doit réexaminer la suspension de la Fédération russe d’athlétisme.

À propos de la proposition du ministre russe des sports de « criminaliser le dopage », le journaliste sportif Evgueni Sliousarenko rappelle toutefois que le pays punit cette pratique depuis déjà dix ans. « On recense plusieurs cas de sanctions : Maria Rodchenko, la sœur du chef du laboratoire antidopage de Moscou, en avait notamment fait les frais », indique-t-il.

En avril 2013, Maria Rodtchenko avait ainsi été condamnée à un an et demi de prison avec sursis pour avoir acheté des stéroïdes anabolisants, activement utilisés dans le sport professionnel, afin de les revendre. Mais pour le journaliste sportif, la Russie n’appliquera cette règle qu’à la condition que l’ensemble de la communauté l’adopte également. Dans le cas contraire, « je ne vois pas pourquoi nous serions les seuls à punir nos athlètes au pénal », insiste-t-il.

Evgueni Sliousarenko reste cependant confiant, estimant qu’au vu de la façon dont les autorités russes s’efforcent de montrer patte blanche en réformant les instances sportives, les athlètes russes devraient être autorisés à participer aux Jeux de Rio.

Le rapport de l’AMA comporte une deuxième partie, qui sera présentée le 14 janvier prochain à Munich. Elle portera sur la fuite de 12 000 échantillons sanguins, révélée en août par le Sunday Times et la chaîne allemande ARD. Ce document va « complètement changer la représentation des gens sur le sport aujourd’hui », a mis en garde le président de la commission d’enquête sur le dopage russe, Richard Pound.

3 commentaires

  1. En Amérique les fabricants pharmaceutiques, produits naturels ou synthétiques, ont toujours le produit à donner pour masquer les produits défendus.
    En exemple, les courses de chevaux. Les propriétaires honnêtes se vont voler leur part des prix, . Dans le sport c’est pareil.

  2. Qui est le Président d’ AMA ? Richard William Duncan Pound ou Dick Pound Canadien et ex nageur sportif de peu d’envergure aux services des USA, parce que mis en place à ce poste de « prestige » par eux ,qui cherchent par tous les moyens d’ostraciser la Russie ! Ce Pound devrait s’expliquer sur sa politique de sanctions concernant le dopage des sportifs aux USA voire en France et ailleurs ! Plus on avance plus on découvre la veulerie de ces gens et de leurs amis !

  3. Les sportifs, entraîneurs et présidents des fédérations sportives des pays occidentaux (et les Etats-Unis en particulier) se dopent à un produit autrement plus dangereux : le fric !! Il ne faudrait surtout pas que la Russie gagne trop de médailles, ça pourrait atteindre le porte-feuille des occidentaux, et ce serait une perspective horrible pour ces gens-là !!

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