L’UE interdit les études sur les banques russes visées par les sanctions

Le 22 octobre, la Commission européenne a interdit aux banques et aux autres sociétés financières de l’UE de mener des études analytiques sur les banques russes visées par les sanctions.

Commission européenne à Bruxelles. Crédits : flickr
Commission européenne à Bruxelles. Crédits : flickr

« Il est interdit de leur fournir directement ou indirectement des services d’investissement », peut-on lire dans un document publié par la Commission.

Bien que la publication de revues analytiques ne constitue pas formellement un service de conseil, ce genre de comptes-rendus donne des recommandations indirectes aux investisseurs. « L’analyse contenue dans l’étude aide en réalité les investisseurs potentiels à prendre une décision. Par exemple, celle de garder, acheter ou vendre leurs titres », explique-t-on dans le document.

Par conséquent, toute étude financière doit être considérée comme un service d’investissement, interdit par l’UE.

En juillet et septembre derniers, l’UE a introduit des restrictions à l’égard d’une série de banques russes – Sberbank, VTB, VEB, Gazprombank et Rosselkhozbank. En particulier, elle leur a interdit de se financer sur le marché pour une durée supérieure à 30 jours.

« La décision de l’UE d’interdire aux banques d’investissement l’offre de conseils ou la rédaction de rapports sur les sociétés et les banques russes sous sanctions, ôte quasiment toute possibilité d’investir dans l’économie russe », estime Kirill Liats, directeur général de l’entreprise pétrochimique Metaprocess, cité par le journal RBC. Le chef d’entreprise constate qu’« il ne reste presque plus de banques privées suffisamment puissantes en Russie » et que « toutes les entreprises sérieuses ont recours à des banques qui sont sur liste noire ».

« Le marché russe se retrouve dépourvu de toute possibilité d’attirer des fonds depuis l’étranger, et ce pour plusieurs années », précise-t-il avant d’ajouter que, si le principal investisseur en Russie reste l’État, la marge de manœuvre de ce dernier est aujourd’hui considérablement limitée. « L’État ne peut actuellement pas jouer son rôle d’investisseur et restreint complètement les programmes de développement. Les questions sociales restent sa priorité et exigent des investissements. L’augmentation des dépenses en matière de défense combinée au comblement des trous sociaux lui enlève toute liberté d’investissement et, dans les cinq ans à venir, il ne faudra sans doute pas s’attendre à des investissements en provenance de l’État. »

Le Comité des représentants permanents de l’Union européenne (Coreper) a décidé début septembre 2015 de prolonger jusqu’au 15 mars 2016 les sanctions à l’encontre de cent cinquante personnes et trente-sept entreprises russes et ukrainiennes pour leur implication dans le conflit en Ukraine. Ces sanctions consistent en un gel des avoirs et une interdiction de voyager dans l’UE. Initialement introduites jusqu’au 15 septembre de cette année, elles avaient été prolongées une première fois en janvier dernier.

Depuis 2014, les États-Unis et l’Union européenne ont voté plusieurs sanctions contre des entreprises et personnalités russes en réponse au rattachement de la Crimée à la Russie et à l’implication présumée de Moscou dans la crise ukrainienne.

5 commentaires

  1. Pas étonnant ! L’Europe est marshallisée par SSHA !
    Yevropa vassalom SSHA !
    Frantsiya kamerdiner SSHA …Kak Zhal !!!!

  2. La Commission européenne est devenue la basse-cour de Washington.Qui peut réveiller Hollande ?
    Pascal Rendu Présidentielle 2017

  3. vivement que ces pauvres type d’Europ… partent dans leurs « écuries » l’europe n’est plus rien du tout ça va nous couter cher

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *