Londres a gelé ses relations avec Moscou

Les relations politiques entre l’Angleterre et la Russie sont au point mort, a annoncé lundi 26 octobre l’ambassadeur russe en Grande-Bretagne, Alexandre Iakovenko.

« la balle est dans le camp des collègues britanniques », a souligné le porte-parole de Vladimir Poutine. Crédits : Wikimedia
« Cela a commencé avec le début du conflit syrien, en 2011, et s’est fait réellement sentir avec l’Ukraine », a déclaré l’ambassadeur. Crédits : Wikimedia

« De sa propre initiative, Londres a interrompu brutalement presque tous les contacts politiques, et le dialogue entre les chefs d’État a cessé », a expliqué le diplomate dans une interview au quotidien britannique The Times.

Un gel des relations qui s’étend jusqu’au niveau ministériel, a ajouté l’ambassadeur russe. « Cela a commencé avec le début du conflit syrien [2011], et s’est fait réellement sentir avec l’Ukraine. Les forums de discussions sur la coopération économique, lors desquels nous abordions des sujets d’intérêt commun, sont suspendus, tout comme les liens scientifiques, a-t-il poursuivi, avant de préciser : la seule sphère de contact qui reste est la culture. »

L’ambassadeur russe en Grande-Bretagne, Alexandre Iakovenko. Crédits : Lilia Zlakazova
L’ambassadeur russe en Grande-Bretagne, Alexandre Iakovenko. Crédits : Lilia Zlakazova

L’ambassade russe en Grande-Bretagne a en outre été contrainte de réduire son personnel face au refus de la partie britannique de délivrer des visas à ses membres, a ajouté Alexandre Iakovenko. L’ambassadeur évoque également une rencontre avec Simon Grass, le directeur du bureau britannique des affaires étrangères, le 8 octobre, à l’occasion de laquelle il avait demandé une meilleure collaboration entre Moscou et Londres sur la détermination des cibles en Syrie ainsi qu’une médiation pour établir des contacts entre Moscou et l’Armée syrienne libre. Ce à quoi M. Iakovenko s’est vu opposer deux refus.

Le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, a confirmé les dires de l’ambassadeur et précisé « regretter » cette situation. « Dont la Russie n’est pas l’initiatrice », a-t-il souligné.

Selon Dmitri Peskov, le président russe est convaincu que la coopération entre Londres et Moscou reprendra, afin de faire face aux « défis du monde moderne, tels la lutte contre le terrorisme et la criminalité internationale, qui exigent des coopérations bilatérales », a-t-il indiqué.

Cependant, « la balle est dans le camp des collègues britanniques », a souligné le porte-parole du président : Moscou a exprimé à tous les niveaux et à plusieurs reprises son intérêt pour le développement de relations égalitaires et mutuellement bénéfiques avec tous les pays.

À l’origine de ces tensions, le journal russe Kommersant évoque l’opération militaire russe en Syrie. Selon le Sunday Times, les pilotes britanniques participant aux opérations au sein de la coalition internationale contre les islamistes en Irak ont été autorisés à ouvrir le feu en riposte, en cas d’attaque du côté russe. Bien que le ministère britannique de la défense ait nié ces informations, le gouvernement russe a demandé des éclaircissements sur les règles d’engagement de l’armée de l’air britannique en Irak.

La Russie a lancé ses premiers raids aériens en Syrie mercredi 30 septembre, quelques heures après avoir reçu le feu vert unanime du Conseil de la Fédération. Selon le président de la Commission des affaires étrangères de la Douma, Alexeï Pouchkov, cette campagne de frappes aériennes devrait durer de trois à quatre mois.

5 commentaires

  1. Je suis de plus en plus degoute par l’attitude de l’occident vis a vis de Moscou. A bien dire les Anglo-saxons ont toujours besoin d’un ennemis et de preference celui qui resiste a leur romination.

  2. Londres est le cheval de Trois de SSHA !
    Non à la marshallisation de l’Europe !
    Oui à une Europe de l’Atlantique à l’Oural !

  3. Il n’y a rien à espérer des anglais qui sont fourbes par nature, égocentriques et à genoux devant leurs maitres de Wall Street

  4. Londres n’est pas une capitale intéressante. C’est le fief du capitalisme le plus sauvage, notamment par sa bourse aux matières premières qui appauvrit les paysans africains, afin d’engraisser les spéculateurs. Dernièrement, un affairiste avait réussi à réaliser un bénéfice de 150 000 £ sur des tonne de cacao. Ce même cacao acheté 2 euros la tonne aux paysans. Et puis, l’Angleterre a toujours été le caniche des US. On ne perd pas grand-chose.

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